Parfums de Maurizio Cerizza
Explora 183 fragancias.
Maurizio Cerizza a grandi entouré d’huiles essentielles. L’aventure de sa famille dans le monde de la parfumerie commence en 1946 avec la création de l’entreprise EMA (Aromatic Essences and Materials) à Milan. Dix ans plus tard, son père Aurelio ouvre une succursale à Imperia où il distille et extrait des produits naturels : jasmin, rose, orris, ylang-ylang, santal, lavande et d’autres matières premières précieuses. Enfant, en visitant l’entreprise de son père, Maurizio était fasciné par les instruments de distillation et la chambre blindée où étaient conservés les absolus les plus précieux. La grande passion pour les parfums, avec les années, allait devenir une profession.
Son mentor de formation fut René Ricord, professeur de la première prestigieuse École de Parfumerie Roure. Ricord était l’assistant de Jean Carles, le grand parfumeur qui a fondé l’école Roure en 1946 et créé une méthode d’enseignement fondée sur la mémorisation des fragrances et la classification en 15 familles olfactives. Cette méthode n’a jamais été brevetée et est donc accessible à tous. Il disait qu’un parfum naît d’abord dans la tête du parfumeur et qu’il peut « s’écrire » sur papier même avant de mélanger quelque huile essentielle que ce soit.
Le parfumeur est essentiellement « un artiste qui doit utiliser les matières premières comme un peintre utilise les couleurs et un musicien les notes, en imaginant d’abord les combinaisons puis en les réalisant ». C’est pourquoi Maurizio Cerizza estime qu’il est fondamental de créer continuellement des associations mentales entre les huiles essentielles et ce que leur odeur évoque, aussi de manière absolument personnelle. Ainsi, pour lui, « le santal a une nuance qui rappelle le lait, l’Artemisia Davana la figue, le sésame la noisette, l’absolu d’Ambretta la peau de la poire et l’absolu de Rhum les bois brûlés. De cette manière, il est plus facile de composer en se souvenant mentalement des particularités du catalogue de chaque huile essentielle et en reconnaissant le potentiel dans des combinaisons audacieuses ». Maurizio Cerizza est membre de la SFP – Société Française des Parfumeurs et de jurys internationaux pour l’évaluation des roses parfumées de Nantes et de Monza, deux occasions importantes pour rencontrer d’autres « nez » et échanger des opinions, commentaires et expériences.
Maurizio, en visitant une exposition, a été très impressionné en lisant une phrase de Kandinsky, grand représentant des théories sur les couleurs : « Personnellement je fais beaucoup de théorie, mais je n’y pense pas quand je peins ». Même pour lui, l’art de la composition repose principalement sur l’émotion et l’imagination qui se manifestent librement sans conditions. Sans doute, celles-ci sont guidées par l’expérience, la méthode, la planification et la théorie, mais au moment créatif l’artiste ne pense à rien d’autre qu’à suivre son instinct. On peut avoir des intuitions à tout moment. « J’ai créé de nouveaux concepts olfactifs en pensant à des accords inédits dans les moments et les lieux les plus improbables. Pendant qu’un parfumeur compose, il se laisse guider par la rationalité, par le respect des règles ‘canoniques’ de la composition et donc par l’utilisation des matières premières dans des combinaisons et des dosages habituels ; mais créer signifie parfois, même si ce n’est pas toujours, s’écarter des chemins déjà tracés et tenter d’élargir ses horizons en utilisant certains composants de manière originale et inhabituelle. Ce qui peut sembler risqué, exagéré ou impensable peut donner un résultat inattendu, celui que nous cherchons toujours : l’équilibre et l’harmonie ».
Quand il faut créer un parfum, il est nécessaire d’établir une relation entre le client et le parfumeur fondée sur un langage commun permettant de mieux se comprendre. Mais il est possible d’aller encore plus loin. Maurizio Cerizza signe en 1986 son premier succès avec la fragrance féminine de la maison de mode ROCCOBAROCCO. En 30 ans de carrière, il a été l’auteur de plus de 100 fragrances.