Pour homme

Kokorico

Annick Menardo
Perfumista
Annick Menardo
3,84
/5
2 380 évaluations

Accords principaux

Description

Kokorico de Jean Paul Gaultier est une fragrance de la famille olfactive boisée aromatique pour homme. Lancée en 2011, cette composition a été créée par Olivier Cresp et Annick Menardo. La note de tête présente des feuilles de figuier, tandis que le cœur révèle du cacao et du patchouli. La base se termine par du vétiver et du cèdre du Virginia.

Résumé rapide

Quand la porter (votes)

  • Hiver 38%
  • Printemps 16%
  • Été 6,8%
  • Automne 39%
  • Jour 36%
  • Nuit 64%

Notes clés

Communauté

2 380 votes

  • Positif 74%
  • Negatif 23%
  • Neutre 2,6%

Pyramide olfactive

Structure complète de la fragrance : de la tête au fond.

Tête 1 note
Cœur 2 notes
Fond 2 notes

Communauté

Ce que disent les utilisateurs sur la possession, la préférence et le meilleur moment pour la porter.

Possession

L'ont-ils, l'ont-ils eue ou la veulent-ils ?

Usage recommandé

Saison et moment de la journée avec le plus de votes.

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Caractéristiques

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Longevidad

Escasa

Débil

Moderada

Duradera

Muy duradera

Estela

Suave

Moderada

Pesada

Enorme

Género

Femenino

Unisex femenino

Unisex

Unisex masculino

Masculino

Precio

Extremadamente costoso

Ligeramente costoso

Precio moderado

Buen precio

Excelente precio

Avis

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40 avis

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  • Écoutez, c’est vraiment du niche pur pour ce qu’on appelle aujourd’hui du niche. Ils ont été trop en avance sur leur temps. Ce n’est pas mon style : ça sent le cacao amer, les feuilles de figuier et du bois. C’est le genre de parfum qu’une chon rainbow brony porterait avec sa perruque métallique aux couleurs arc-en-ciel pour se faire remarquer au carnaval. Ou que la fiancée de Chucky choisirait pour sa date. Ou encore une Florencia de la V dans une nuit folle. Peut-être qu’ils le relanceront sous un autre nom. Le cacao en parfumerie est difficile : s’il n’est pas maîtrisé, ça devient vulgaire.

  • Les goûts changent ! Je n’aimais pas ça avant, peut-être que je ne l’avais pas comprise. Avec le temps, je l’ai réessayé et c’était une expérience totalement différente. Ça sent différemment, ça s’éloigne du commercial (peut-être pour cette raison qu’ils l’ont retiré). J’aimerais qu’il tienne plus longtemps et projette davantage, car je le adore. Ça ne ressemble pas du tout à un Gaultier. J’espère qu’il reviendra comme ils l’ont fait avec le Gaultier 2.

  • Juliokine

    Quand je l’enfile, je ne peux pas m’empêcher de renifler mon bras pour profiter de cette fragrance unique. C’est un parfum d’usage personnel, différent et exclusif. Rien de commercial, quelle dommage qu’ils l’aient retiré. Il ne tient pas très longtemps sur ma peau et la projection est faible ; il faut le réappliquer et en mettre au moins 8 sprays pour le sentir. Ce n’est pas aussi puissant que le Le Male Elixir, qui dure toute la journée avec deux sprays. Mais ce cacao, cette figue… mmm. Ça me met de bonne humeur. Un parfum pour s’offrir à soi-même.

  • Miguel Vasquez Bolivar

    Kokorico, l’un des parfumes les plus uniques de sa catégorie. Une œuvre maîtresse de JPG, une grande création d’Olivier Cresp et Annick Menardo (j’ai connu Cresp grâce à celui-ci). Son ouverture verte est très sombre, avec une touche de chocolat boisé unique qui le destine à un usage personnel, pas pour que les autres l’aiment. Ce n’est pas compliqué à porter, nocturne et pour les journées tempérées ou froides, sans oublier que le flacon est une pièce de collection. Je pense qu’il était trop en avance sur son époque, quand on ne sentait les parfums que sans analyser les notes. Il n’a pas convaincu car c’est du niche de qualité (il est complexe). Je recommande de le sentir au moins une fois dans la vie ; c’est du niche chez une marque commerciale et il ne faut pas l’acheter à l’aveugle. Quelle dommage qu’il soit retiré, j’espère que JPG le relancera comme ils l’ont fait avec le Gaultier 2. Si le Fleur du Male est le licorne blanc, celui-ci est le licorne noir.

  • C’est un parfum super exquis. C’est une tonalité douce, épicée et fraîche, un mélange qui rend les femmes folles, je ne sais pas pourquoi. Une fois, dans un cabinet d’aisances publique pour hommes, une femme est entrée derrière

  • Kokorico de JPG est captivant, fusionnant des notes chaudes et séduisantes. Son ouverture vibrante de figues et de cacao évolue vers un cœur boisé et masculin. La base de patchouli et de vétiver lui confère de la profondeur, créant une expérience unique. Avec son flacon distinctif à tête masculine, c’est une déclaration audacieuse et sensuelle qui perdure. Idéal pour les hommes qui veulent se démarquer avec un parfum inoubliable, l’un de mes favoris, vraiment aphrodisiaque.

  • JohnAcosta25

    Le canard déscontinu et très original de JPG, sans pour autant perdre en qualité ni en originalité. Très contrasté et sombre, ce qui le rend séduisant. Il ouvre sur du cacao amer et terne qui se marie ensuite au patchouli dans une combinaison irrévérencieuse. Ma phase préférée est le séchage, il devient boisé grâce au cèdre, le reste étant complémentaire. Je ne connais pas l’histoire ni les raisons de son retrait, mais le flacon est un must-have ; je l’ai entendu beaucoup il y a des années et n’ai rien senti de similaire depuis.

  • Mr. Baskerville

    En général, j’aime Annick Menardo, mais Kokorico n’est pas son cas. La critique de @cosmoloid a été juste et devrait honteusement en faire réfléchir plus d’un. Pour ma part, Kokorico n’est pas du tout mon saint patron. Ce n’est pas un mauvais parfum, mais il a eu la malchance de naître à une époque incomprise et chez une maison inadaptée. C’est comme vendre un 4×4 des années 70, carré et lent, aujourd’hui ; personne ne l’achète car il n’est pas ergonomique pour la vie moderne. Kokorico a un cacao réaliste et amer, et une figue résineuse qui concurrence le fruit mûr et peut déranger. Le patchouli et le vétiver l’accompagnent. C’est un parfum qui vous domine ou vous dompte, rien de populaire de nos jours. S’il était né 20 ans plus tôt ou sous un autre nom, il serait peut-être encore en vente. Bonne tenue et projection correcte. Personnellement, je ne l’aime pas, mais je reconnais qu’il est bon et je suis heureux que des gens l’apprécient.

  • Cosmoloid

    Curieux mais répétitif… Les critiques proches du lancement vont des négatives à l’indifférence, et une fois déscontinu, on dit que c’est une œuvre d’art. À méditer.

  • Le meilleur point, c’est qu’un proche m’a laissé deux flacons cette année : l’un scellé et l’autre à peine ouvert, pour profiter de cette odeur si unique et toujours d’actualité. Si quelqu’un est intéressé…

  • LosPerfumesDeJavi

    Loin de mon style habituel, je dois reconnaître que c’est très original à tous égards, du moins pour moi. Très différent du reste de la collection Jean Paul Gaultier, mais je suppose que c’est une bonne chose. La note de cacao est pure, riche et très puissante, le cacao le plus intense que j’ai jamais senti dans un parfum. Il sent aussi énormément de figue, personnellement je déteste ça ; j’en ai une dans mon jardin et l’odeur de ses feuilles me répugne, ici c’est très marqué. En mettant le parfum et en fermant les yeux, j’ai l’impression d’être transporté dans un champ plein de figuiers, à côté d’un fût de cacao. J’espère que Gaultier osera à nouveau des fragrances originales comme celle-ci et arrêtera de sortir les flankers de Le Male (c’est assez !). Tenue et sillage modérés, environ 5 heures.

  • Hier, je rêvais de retourner à MANDERLEY… aujourd’hui, je rêvais de retrouver mon maître KOKORICO. Kokorico était le fils de Jean Paul Gaultier et d’une créole de Martinique. Il a toujours été le ‘noir de la famille’ chez les Gaultier, une famille originaire de Grasse. Son nom devait à un premier amour de son père, un officier de Moulins, qui s’éprit de Gabrielle, alias COCO, qui chantait à La Rotonde. Jean Paul fut tellement épris qu’il baptisa son premier fils KOKORICO. L’esprit aventurier de Kokorico le poussait à imiter les corsaires : il portait un foulard pirate, un macaw sur l’épaule et un bandeau sur l’œil. Lors d’un voyage en Hispaniola, il rencontra Josesan, un étudiant en parfumerie de Cordoue à la recherche de sa fortune. Josesan cherchait une cité perdue dans l’Orénoque où l’on vénérait des dieux nommés FRACAS, QUADRILLE et GUERLINADE. Ils devinrent amis car ce jeune homme, avec plus d’oiseaux dans la tête que de faim, éveillait un instinct paternel chez Kokorico. Ce dernier lui montra un figuier singulier des falaises de Maracaibo, au parfum acre et âpre qui hypnotisait les oiseaux. Il lui enseigna aussi le patchouli ramené d’Inde, qui dans les forêts colombiennes sentait la terre humide et le bois sec, parfois doux, parfois résineux. Il découvrit le vétiver de Guadeloupe, terne et herbacé, et les cèdres millénaires des Andes, résineux et balsamiques. Mais ce fut à Guayaquil, en Équateur, que Josesan sentit le cacao le plus intense de sa vie : sombre, dense et envoûtant. Au contact de la peau, il devenait sensuel, chaud et addictif. En parcourant ces plantations, tous les pores se imprégnèrent de ce cacao, cadeau des dieux aux indigènes, jusqu’à ce que Josesan oublie sa quête. On raconte que Josesan n’oubliera jamais ce qu’il a appris de son maître KOKORICO.

  • J’ai réussi à obtenir un décent de Kokorico grâce à un membre du forum très aimable qui m’a partagé ses trésors discontinués. Le parfum s’ouvre sur une explosion de chocolat amer terne et caoutchouc, un mélange de cacao et de feuille de figuier. C’est une odeur étrange mais agréable et addictive. Le cacao disparaît rapidement, remplacé par un vétiver boisé et un patchouli terne et légèrement fumé. En séchant, le parfum revient au cacao, qui, associé au vétiver et au patchouli, me colle au poignet. À la phase finale, le patchouli et le cacao perdent de l’importance et le protagoniste est un vétiver boisé très masculin. La progression est rapide, mais il dure environ 8 heures avec une bonne projection dans les premières 3. Je le vois unisexuel, penchant vers le masculin (grâce à la phase finale), idéal pour les saisons tempérées ou l’hiver. Bien que ses notes soient courantes en parfumerie masculine, je n’ai rien d’aussi similaire. S’il n’était pas discontinué, je me l’achèterais. Agréable : 9/10, Intéressant : 9/10, Versatile : 7/10, Original : 8/10.

  • Patrick Suskind

    C’était mon cadeau des Rois. Une folie, vraiment. J’ai trouvé sur Internet un petit flacon avec sa boîte pour un prix ridicule et je n’ai pas pu résister. Une autre œuvre maîtresse de Menardo et Cresp.

  • MrTankian18

    Comment décrire une telle œuvre maîtresse alors que ses créateurs eux-mêmes ne l’ont jamais vraiment comprise dans sa complexité ? Je ne peux qu’affirmer que son âme intrinsèque et idéaliste possède des notes qui déséquilibrent, un gaspillage d’épices qui confondent. Boisé, aromatique, sensuel, tels sont quelques-uns de ses traits. Je l’ai eu et, malgré le temps, je le conserve. Il reste peu ; si un jour il disparaît, personne ne le remplacera.

  • Comment des flankers fades continuent-ils à être vendus tandis que cette joye de la parfumerie est déscontinuée ? Au prix auquel on le vend, il n’existe aucune alternative équivalente à acheter tant que quelqu’un de cette maison ne deviendra pas fou et ne décidera pas de le remettre sur le marché. Ça sent le riche cacao, avec du patchouli et du vétiver, tout parfaitement équilibré.

  • BassoProfumo

    Une fragrance spectaculaire et distinguée. Je pense qu’il s’agit de l’un des parfums les plus sous-estimés du marché. Comment ne pas l’avoir trouvé plus tôt, et pourquoi seulement maintenant, à une époque aussi décadente que la nôtre ? Je le trouve sombre, profond, exotique et peut-être un peu mystérieux. J’ai l’impression que le design étrange du flacon ne correspond pas à la spectacularité de son parfum. Je l’associe à des fragrances comme Guerlain Instant pour Homme et Patchouli Rêminiscence, mais quelque chose de plus moderne. Je lui demanderais juste un peu plus de projection ou de sillage. Sinon, ce serait un 10.

  • typpeorange835

    J’adore ce parfum, quelque chose de loin des dernières sorties et c’est appréciable. Il est vrai qu’il a plusieurs années depuis son lancement, mais je le profite énormément, d’autant plus qu’il est désormais indisponible. Suis-je le seul à trouver des similitudes avec Only The Brave Tattoo de Diesel ? Ils se ressemblent beaucoup ; j’ai les deux et quand j’applique l’un, cela me rappelle toujours l’autre.

  • Je dois reconnaître que je suis un fanatique de la plupart des créations d’Annick Menardo. Prêt à acheter des fragrances déconseillées que je pouvais encore trouver dans les boutiques de mon pays, je me suis lancé dans Kokoriko. En l’appliquant sur ma peau, j’ai immédiatement compris pourquoi il a été retiré des rayons : pour l’année de sa sortie et les standards de Gaultier (surtout à l’époque de Puig), c’est une véritable ‘rareté’ au sein de son armée de ‘Le Male’. C’est un parfum qui pourrait passer pour du niche, sombre avec une touche terreuse presque organique. Il ouvre sur un duo cacao-patchouli qui se maintient tout au long de son évolution ; ici, le cacao n’est pas sucré, les graines torréfiées et râpées dégagent une odeur amère et poussiéreuse, accentuée par un patchouli et un vétiver naturels et organiques. Je ne connais pas les feuilles de figuier, mais sans aucun doute, cette fragrance combine la poudre de cacao et le patchouli avec une note verte, acérée et sauvage, presque laiteuse et loin d’être sucrée, sur une base légèrement boisée de cèdre. Les ingrédients sont parfaitement équilibrés, aucun ne domine, tous dansent en harmonie. L’évolution est assez linéaire avec une tenue correcte et une projection modérée, parfaite pour une utilisation nocturne à toute saison. Son flacon ne m’a jamais paru très attrayant, tout comme la campagne maladroite avec Jon Kortajarena plume qui n’a rien à voir avec ce que cache ce sombre cristal en forme de visage (on dit que c’est le profil de Gaultier) et qui, curieusement, laisse apparaître la silhouette du légendaire Le Male de dos. 100 % recommandé pour ceux qui cherchent quelque chose de hors du commun, d’esprit designer mais d’âme niche.

  • Sergiomerida959595

    Le figue et le patchouli offrent un coup sec et terrien, tandis que le cacao apporte une touche gourmande sans être sucré. Linéaire mais un mélange top 10. J’ai la version 100ml B.P.I, une véritable pépite qui ne sera plus jamais reproduite ; parmi mes premiers parfums, il me rappelle des souvenirs uniques. Une tenue brutale : une bombe durant les deux premières heures et il dure 8 heures.

  • Quel parfum étrange ! Je ne sais pas comment le catégoriser ; le mélange cèdre et patchouli me semble contradictoire et provocant, un hybride masculin-féminin. Au départ, il est plus féminin, très vert et un peu irritant, un vert sauvage et printanier. Le cacao ajoute encore une contradiction avec sa touche gourmande en cœur, que je ne sais pas si elle s’accorde bien avec le vert. À la sécheresse, il opère une surprise : il devient boisé et masculin grâce au cèdre, bien que le patchouli persiste. La note de figue ne sent pas la fruit mûr, mais des feuilles froissées, quelque chose d’irritant qui rappelle le géranium.

  • pedjalazaro

    J’aime. On perçoit du cacao et du patchouli avec une touche verte de feuille de figue qui équilibre tout. Quand le vert s’estompe, le duo cacao-patchouli évolue vers le boisé, mettant en valeur le vétiver avec des touches de cèdre et une douceur qui me rappelle Burberry London, peut-être la mimosa. C’est masculin. Ça sent aussi beaucoup L’Instant de Guerlain, mais je préfère celui-ci. Ça sent bon, mais il reste très près de la peau très vite. Manque de tenue. Idéal pour l’automne et l’hiver, plutôt le soir que le jour. Tenue et sillage modérés.

  • C’est une crème avec une poussière de cacao intense, non amer mais doux, sensuel, presque sexuel. Crémeux et sucré, au début il ne semblait pas masculin mais unisexuel et sensuel, mais en s’intensifiant, la figue et la crème dominent avec des touches sèches et masculines. Je vois une ressemblance avec Tom Ford Extreme Noir. J’ai les deux : le Xtreme sent sucré, citronné et vif, tandis que Kokorico est un doux crémeux sexy et plus masculin. Une heure après, le cacao fort mentionné n’est pas détectable ; c’est une poudre de cacao différente, présente mais discrète, laissant un sillage léger. Ce n’est pas terrien, mais chaud et crémeux. Malgré les différences de flacon ou de nom, il porte le DNA de Jean Paul Gaultier : cette touche sexuelle, caractéristique, douce et vanillée.

  • jerry drake

    Je l’ai testé il y a des années et il ne m’a pas beaucoup marqué. Je me suis retrouvé avec lui ces derniers jours et il m’a semblé meilleur ; tester beaucoup de fragrances aide. Je perçois du cacao amer avec une base piquante notable. La tenue et le sillage sont moyens et il évolue bien sur la peau. Je le sens terrien et sombre, comme dans une pièce à faible lumière, mais agréable si on lui laisse le temps. C’est quelque chose de peu conventionnel, un parfum controversé et extravagant, pas pour tout le monde, mais si vous vous risquez à le tester intensément, vous découvrirez son charme magnétique.

  • Chrystiane

    Si une revue exclusive de parfumerie existait et que j’en étais l’éditrice, je publierait une couverture provocante mais véridique : ‘Puig S.A., assassins du prestige’. Je ne comprends pas comment JPG, Miuccia Prada ou Valentino Garavani ont laissé leurs maisons entre les mains de ces exterminateurs ; j’aurais pu m’attendre à cela de Carolina Herrera ou Paco Rabanne, mais pas d’eux. Regardez comment ils reformulent et retirent des rayons à leur guise pour privilégier le commerce et vendre à la masse. Kokorico est le point final de JPG avant sa chute dans l’ère conventionnelle.

  • Je suis d’accord pour dire qu’il appartient à la famille London ou ST, mais ce qu’on appelle ‘similaire’, je ne sais pas, c’est tout. En revanche, je le trouve très proche de L’instant de Guerlain EDT. Et personnellement, je reste sur cette dernière.

  • J’ai eu l’occasion d’essayer Kokorico quand il est sorti en 2011, grâce à la dame de la droguerie de mon village qui me donnait des conseils ; cette droguerie n’existe plus, et je ne suis plus le même qu’à l’époque. J’étais célibataire, lançant des mégots par terre, passant des week-ends stupides sans dormir et travaillant le matin avec mon chat le soir. À l’époque, ça ne m’a pas plu, ça ne m’a rien dit et je ne me souviens pas pourquoi, mais je l’ai offert à mon frère. Il y a quelques mois, j’ai obtenu un flacon et je l’essaye depuis. Oui, je pense que Kokorico est un bon parfum. Mais même avec une vie plus stable et mature, il ne me semble toujours pas passionnant. Le cacao, en réalité, je ne l’ai pas vraiment trouvé ; ce que je perçois, c’est une tonalité herbacée de feuille de figue, pétillante, presque pétillante, avec des nuances douces et patchouli. Pas grand-chose de plus. C’est assez doux, peut-être trop, mais il a une tenue correcte. On pourrait dire qu’il est minimaliste : quatre notes bien posées et un parfum agréable et plus ou moins original. Mais peut-être est-il trop similaire à Burberry London ou à Antonio Banderas Secret Temptation. Mon impression est que le problème vient surtout du moment où on le porte : ce n’est ni informel, ni formel. Son esprit est clairement nocturne, mais sa douceur l’empêche de rivaliser avec les grands comme One Million. C’est comme s’il était un peu décalé. Tout à fait agréable, mais on ne sait jamais quand. Je le recommande et je pense qu’il vaut le coup, mais personnellement, je pense que des propositions comme Le Male ou Fleur du Male sont à des années-lumière.

  • drakecito

    Pouf, je ne sais pas… La ressemblance avec London ou Secret Temptation me semble inexistante. 1 Million sent plus agressif, mais il ne dure que 10-15 minutes avant de s’effondrer et de devenir une autre tonka grillée. Kokorico semble avoir eu un grand défaut. Il sent tous les composants qu’il déclare, comme les classiques : le patchouli sent le patchouli, le cacao sent le cacao et le vétiver donne cette touche terreuse qu’il doit avoir. Tout cela détonne avec les parfums de son époque ; chercher une note nette et correcte, c’est chercher une aiguille dans une botte de foin. C’est comme prétendre sentir le bergamote dans Fleur du Male, je, je. Attention, sans prétendre que c’est une œuvre maîtresse, je le trouve remarquable pour ce qui a été dit et parce que, contrairement à beaucoup de son époque comme 1 Million, Kokorico est équilibré dans toutes ses phases.

  • German Luis

    Une véritable bête cette fragrance. On parle du chocolat, du cacao, etc. La vedette de Kokorico, c’est le vétiver, cette odeur terreuse, douce et boisée qui flotte dans l’air après que tout le parfum se soit volatilisé. Félicitations, je vous enlève mon chapeau.

  • Fortinental

    Le cacao amer règne en maître ici, avec une touche terreuse et un originalité saisissante. Idéal pour l’hiver, malheureusement plus introuvable car la marque l’a arrêté de produire.

  • Espartaco

    Que s’est-il passé avec Kokoriko, Kokoriko, pour voyager dans le monde sans gloire ? Une mauvaise campagne marketing, un nom confus et un design basique. Le pire, ce furent les créateurs qui, voyant que cela ne marchait pas, n’ont rien tenté pour le sauver. Pourtant, ce qu’il contient est or : terroir, épices, vert et sec, se terminant par du cacao et du bois avec une pointe d’encens. Les notes dansent sans relâche, parfois sentant la truffe fraîchement sortie, d’autres fois le sol d’une poulailler. Il a du caractère et fait imaginer des scénarios. C’est comme deux terres séparées par un océan : le figuier espagnol et le cacao précolombien. Il évoque des monastères humides ou des cabines de caravelles pleines de butin. C’est un parfum difficile, suggestif et exclusif. Bonne tenue, mais en été, c’est fou.

  • La sortie est puissante. Je n’ai jamais goûté le vin de figues, mais je m’imagine une odeur similaire. En séchant, il rappelle L’Instant de Guerlain. Je ne sais pas ce qu’il y a dans les parfums d’Annick Menardo qui m’accroche ; Body Kouros, Xeryus Rouge et ce Kokoriko sont splendides. Je ne l’utiliserais pas en été, il pourrait suffoquer. Il n’est pas élégant, mais dans son caractère sauvage, il est original et de qualité. Je pense qu’il est arrêté, mais on peut encore le trouver en ligne.

  • Gustavemarqus

    Chocolat aztèque. J’ai acheté à l’aveugle car la bouteille était en vrac et c’était la seule disponible. Je n’ai pas pu résister au patchouli, l’une de mes notes préférées, et au fait qu’il soit d’Olivier Cresp (créateur de l’Angélus) et Annick Menardo. Les Aztèques buvaient du xocolatl, un mélange terroir, amer et piquant. En l’appliquant, j’ai l’impression qu’on m’aspersse de cacao en poudre. Il sent aussi le vin rouge et le liège humide, avec une touche chaude et épicée. Les feuilles de figuier apportent de la fraîcheur et de l’acidité. Le patchouli et le cèdre tissent tout ensemble avec de l’humidité. Si on aiguise le nez, le patchouli ressort. Il a du mystère et du diable, tant dans le concept que dans la bouteille : profil masculin sévère, lettres rouges sur fond noir, et reflets psychédéliques si on le regarde contre la lumière. C’est une fragrance sombre, comme la terre fertile, la peau de figue ou le chocolat noir. Il n’a pas de notes criardes, mais graves et sauvages. C’est un jardin de nuit, illuminé seulement par la lune. Il ne brille ni irradie, mais reste dans la pénombre près de toi, comme une ombre mystérieuse. Longévité : plus de 7 heures.

  • ViktorNariz

    Mon deuxième favori, Kokoriko de JPG, est rare au début mais magnétique. C’est un parfum masculin et, en corrigeant Olivier Cresp, oui, il est aphrodisiaque, comme un chocolat de très bonne qualité avec une odeur propre et masculine.

  • Amour dès le premier regard. Une fragrance différente et envoûtante qui vous enlève et accroche à sa douceur sauvage. J’ai eu la chance d’acheter une bouteille de 100ml sans lire les avis, presque par instinct. Son parfum me transporte au fond de la maison de ma grand-mère, avec les figuiers après avoir arrosé la terre. Au début, il sent le vert, l’étrange et le fort, mais en séchant, la note délicieuse des feuilles de figue apparaît. Ensuite, le mélange de terre humide et de vétiver exquis émerge. Le patchouli et le cacao, forts et poudrés, se combinent parfaitement. Le cèdre me rappelle celui de Loewe, mais celui-ci est 100 fois meilleur. Bien qu’il semble linéaire, il mute constamment et sur la bonne peau, il a une grande performance. C’est le parfum le plus délicieux que j’aie essayé. Il me surprend agréablement et je suis heureux de le posséder même s’il est arrêté. Je le classerais 10 pour l’odeur, 8 pour la tenue et la projection, 9 pour la polyvalence. De tant l’utiliser, je finis par être saturé, donc je le garde pour le froid.

  • Si vous regardez le résumé des parfumeurs, vous verrez qu’ils utilisent des notes sucrées, typique du ADN de JPG. Il dure plus de 10 heures et est assez linéaire. Au début, il sent la feuille de figue et le cacao, puis le cèdre se prononce laissant une odeur poudrée, chocolatée, herbacée et boisée. C’est une fragrance masculine, pour usage nocturne et pour tous les climats. Très bon parfum de la marque. Tenue : 9/10, Polyvalence : 7.5/10, Projection : 7.5/10, Fixation : 9/10, Sillage : 8/10, Odeur : 8/10. Total : 8.5/10. Il me semble différent et de qualité.

  • Tami Franco

    Kokoriko est une proposition rare et difficile à composer, mais il parvient à équilibrer des notes disparates sans submerger. Les notes semblent généreuses, donnant à chacune son moment d’éclat dans un ton sombre. Le développement est comme un voyage autour d’un point fixe, emmenant par des terres diverses vers une maturation solide et sombre. Il est amer, doux, humide et sec, boisé et terroir. Quelqu’un a dit qu’il sent la terre mouillée et a raison, mais avec des nuances douces qui le rendent riche et ambivalent. Le vétiver est subtil, soutenant le cacao et le patchouli. C’est un parfum organique et vivant qui mute et bat. Il peut être difficile pour ceux qui préfèrent des parfums simples, mais il captive les esprits ouverts qui cherchent une obsédante séduction. Il évoque la scène de Match Point, sous la pluie. Odeur : 8/10, Sillage : 6/10, Tenue : 6/10, Polyvalence : 6/10.

  • Avant d’opiner, je veux féliciter Espartaco pour son avis, précis et juste dans ses comparaisons. J’ajouterai seulement qu’il y a des croisements intéressants

  • Espartaco

    Merci beaucoup, Marcus. Je viens de lire une interview avec le chef de Puig, qui a dit qu’en achetant Gaultier, ils ont chargé tout ce qui ne marchait pas et ont laissé seulement Le Male et Classique. Ce ne serait pas mal qu’ils se demandent pourquoi cela échouait, car Kokoriko, Gaultier 2 et Fragile étaient excellents et révolutionnaires. D’ailleurs, ils annoncent un nouveau parfum d’homme sous Puig, et j’attends le pire en voyant ce qu’ils ont fait avec le nouveau Le Male.