Pour femme
Private Collection
Accords principaux
Description
Private Collection d'Estée Lauder est une fragrance de la famille olfactive florale verte pour femmes. Lancée en 1973, elle a été composée par le nez Vincent Marcello. Les notes de tête sont vertes, avec du jacinthe, du tilleul, de la bergamote, de la fleur d'oranger et du citron (citron vert) ; les notes de cœur incluent le chrysanthème, le narcisse, la glycine, la réséda, le jasmin, l'ylang-ylang, la rose et la poire ; tandis que les notes de fond sont constituées de mousse de chêne, de coriandre, de cèdre, de patchouli, de santal, d'héliotrope, d'ambre et de musc.
Résumé rapide
Quand la porter (votes)
Notes clés
Communauté
2 343 votes
- Positif 87%
- Negatif 10%
- Neutre 2,5%
Pyramide olfactive
Structure complète de la fragrance : de la tête au fond.
Communauté
Ce que disent les utilisateurs sur la possession, la préférence et le meilleur moment pour la porter.
Possession
L'ont-ils, l'ont-ils eue ou la veulent-ils ?
Préférence
Comment la communauté évalue cette fragrance.
Usage recommandé
Saison et moment de la journée avec le plus de votes.
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Longevidad
Escasa
Débil
Moderada
Duradera
Muy duradera
Estela
Suave
Moderada
Pesada
Enorme
Género
Femenino
Unisex femenino
Unisex
Unisex masculino
Masculino
Precio
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Avis
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Dans un monde de copies et d’artifices, la Private Collection d’Estée Lauder reste authentique et fidèle à ses racines. Ma perception est peut-être biaisée par des souvenirs d’enfance et l’héritage olfactif de ma grand-mère. C’est vert et floral, mais raffiné et sophistiqué. Les premières notes qui se dégagent sont le chrysanthème, la jacinthe, le tilleul et la mousse (présente dans toute la fragrance), avec des accents verts et herbacés élevés, enveloppés d’une aura poudrée et d’accords amers équilibrés par la douceur du santal et de l’ambre. Une odeur très particulière, je l’imagine, celle des fiancées chez Baudelaire. Le flacon style Art Déco est magnifique. La tenue et la projection sont excellentes. Je recommande de l’essayer.
Dans une ère d’imitations, de reformulations et d’artifices, Private Collection d’Estée Lauder reste authentique, conservant son ADN original. Il est très possible que ma façon de le sentir soit conditionnée par mes souvenirs d’enfance (je pense avoir hérité de ma grand-mère paternelle la passion des parfums). C’est un parfum vert, floral,
En 2021, au cœur de la dépression et de la pandémie, j’ai perdu l’odorat et le goût pendant des mois. La parfumerie a été mon seul rayon de soleil, donc lire les avis des autres a été ma sauvegarde. Grâce à La DameDeNoir, j’ai développé un amour pour les verts, mais en tant qu’étudiante, j’avais besoin d’être stratégique. Peu après avoir retrouvé mes sens, j’ai trouvé une bouteille vintage de Private Collection (environ 20 ans) sur toutocolección et, voyant qu’elle était pas chère, j’ai décidé de prendre le risque. Dans le parc, au premier sniff, ce fut comme un coup de poing : herbe fraîchement coupée sur une plaine ensoleillée, avec des mauvaises herbes et des fleurs sous un soleil qui fait cuire la sève. C’est photoréaliste, il capture un instant futile et gagne en valeur. Idéal pour les journées chaudes du printemps ou de l’été. Sur ma peau, il a duré 6 à 8 heures, la seconde moitié étant très proche de la peau sans beaucoup d’évolution. Il ne dérange pas, mais n’est pas invisible ; on le sent à plusieurs mètres. C’est strident, piquant, agressif pour le nez comme de l’alcool, à l’opposé des parfums doux ou ambrés habituels. C’est frais, mais pas propre ; il donne une impression d’ancienneté, des années 70. Naturel mais pas sauvage. Il me rappelle ma professeure de piano et ma grand-mère. Il a beaucoup de personnalité ; il faut l’essayer avant de l’utiliser quotidiennement. Il est touchant que des bijoux comme celui-ci existent encore, connectant avec d’autres époques. Je l’ai porté toute une année, presque comme un antidépresseur : quand l’anhédonie revenait, je reniflais mon poignet pour me transporter dans un jardin où tout passe lentement. Vêtir ma peau d’un parfum aussi maternel et royal m’épate, me donnant un pouvoir que je n’ai pas. Je comprends que moi, ma professeure, ma grand-mère ou Estée Lauder avions des prétentions qui nous relevaient tous les mat
En 2021, j’ai traversé un épisode dépressif étrange et des circonstances personnelles extraordinaires. J’ai testé positif au COVID ; bien que ce soit été une grippe pour moi, il m’a laissé des séquelles et je n’ai pas pu sentir ni goûter pendant six mois. La parfumerie étant ma seule lueur d’espoir à cette époque sombre, je n’ai pas bien supporté de ne pas pouvoir sentir, mais j’ai trouvé du réconfort à lire les carnets olfactifs d’autres personnes. Depuis, je fréquente le forum dans l’ombre et je lis les critiques de mes favoris et des classiques. Grâce à La DameDeNoir, j’ai commencé à développer une hyper-fixation sur la famille verte, bien que j’aie dû être sélective en tant qu’étudiante sans beaucoup d’options avec des passions coûteuses. Peu après avoir récupéré mes sens, j’ai trouvé une bouteille vintage de Private Collection (je pense qu’elle avait 20 ans, ce qui me ferait vintage moi-même…) sur todocolección et j’ai décidé de prendre le risque car elle était moins chère que le prix de vente. Je suis allée la chercher et, au lieu de rentrer chez moi, je suis allée dans mon parc préféré pour le sentir pour la première fois. Ce fut comme un coup de poing : ça sent l’herbe fraîchement coupée, pas celle du jardin, mais celle d’une plaine en banlieue avec plusieurs types de gazon, de mauvaises herbes et de petites fleurs sous un soleil incandescent qui cuit la sève et évapore la rosée. C’est très photoréaliste et capture un moment futile qui lui donne beaucoup de valeur. C’est propre aux jours chauds et printaniers/estivales. Sur ma peau, il a duré 6-8 heures, la seconde moitié étant à ras de peau sans beaucoup d’évolution. Il ne dérange pas le voisin, mais ce n’est pas une seconde peau ; on le remarque après quelques mètres. En termes de praticité, c’est assez strident : piquant et agressif pour le nez, comme l’éthanol. Habitué à des arômes sucrés ou ambrés, cela est aux antipodes. C’est frais, mais pas frais de propreté ; on a l’impression qu’il est ancien, des années 70. C’est très naturel, mais pas trop sauvage. Cela me rappelle ma professeure de piano, qui aime aussi les verts de l’école ancienne, et ma grand-mère. C’est un parfum avec beaucoup de personnalité et il faut le tester avant de l’acheter pour le quotidien. Il est touchant de savoir que des bijoux comme celui-ci restent sur le marché, reformulés, nous faisant connecter avec d’autres goûts et époques. Je l’ai utilisé toute une année, jour et nuit. Pour moi, c’était comme un antidépresseur ; quand l’anhédonie revenait, je portais mon nez à mon poignet pour me transporter dans un jardin idyllique où tout passait lentement. Vêtir ma peau engourdie d’un parfum aussi maternel et royal me stupéfie jusqu’à penser que je possède un certain pouvoir. Je comprends que moi, ma professeure, ma grand-mère ou Estée Lauder avaient des prétentions qui les aidaient à se lever tous les matins.
Private Collection est le roi incontesté des floraux verts, sans rival en puissance et en cœur vert. Je rédige cette critique posthume car il semble que la maison Estée Lauder ait fermé le robinet ; sa disponibilité partout est désormais un souvenir. Le retirer du marché est une grande perte pour notre coffre aux trésors, sauvé désormais par qui peut. C’est une légende morte, exactement ce qu’ils voulaient, alors qu’à la tradition d’Estée Lauder, elle aurait dû être une légende vivante. On ne le trouve plus que sur le site anglais, je ne sais pas combien de temps encore, préparons ses funérailles ou attendons le miracle d’un remords. Par où commencer ? Il y a tant de merveilles qui arrivent au nez qu’il est difficile de penser aux ingrédients. Son départ offre une fraîcheur pristine et belle, une naturalité, une force et une puissance qu’aucun floral vert n’a aujourd’hui, il vous prend dès la première seconde. Ensuite vient une phase médiane apothéotique pleine de fleurs, d’étangs, de prairies et de forêts à leur apogée, vous laissant sentir seule son incroyable noblesse. Quelle force a ce parfum ! Quelle vie si réelle enfermée dans ce flacon ! Quand je l’applique, j’ai l’impression de sentir la Beauté, à l’opposé de la banalité, un respect pour la parfumerie et pour travailler dans un laboratoire comme Dieu l’a voulu, non pas pour créer un parfum designer mais pour écrire l’histoire. Pour moi, le porter est représenter une époque qui s’en va, rendre culte au véritable art parfumier d’Estée Lauder. J’ai honte d’en parler comme d’un exilé récent, il ne le méritait pas. Private était cet espace d’apprentissage absolu au XXIe siècle pour apprendre de l’Art, une joye royale à la portée des mortels. Bien que son prix affichât du pouvoir (50 ml à 80 euros sur le site), il remplissait bien plus que le double de n’importe quel autre floral vert, je pense que je fais court en le comparant. C’est simplement une eau de parfum qui touche la concentration Parfum, sans mensonge. Élégant, mature mais avec des mouvements agiles, il n’a jamais eu de rival possible, celui qui osait s’approcher de son essence ne pouvait plus rivaliser en puissance. C’est la véritable pierre de Rosette de tout floral vert, son chrysanthème est magnifique, jamais une fleur si bien conjuguée avec des notes vertes, toujours tempérée par le jasmin pour ne pas être trop mélancolique. Il est impossible d’être déprimé avec ce parfum, c’est tout pouvoir, la gloire d’un temps perdu. En fait, je ne connais personne qui l’ait senti et n’ait pas commenté qu’il est une pièce unique, il séduisait beaucoup dès la première fois. Qu’avait ce parfum ? Après des années de réflexion, je conclus qu’il avait absolument tout. Comme sa fin définitive semble irrémédiable, je demanderais à ses tuteurs de ne pas le retirer en état d’ébriété, ce serait la fin.
Par la grâce de Casablanca77. Et à fond avec les années soixante-dix : l’ère des femmes étincelantes, sûres, urbaines et à talons hauts. Au revoir au rose et à Doris Day ; bonjour à la psychédélie, Liza Minnelli, Manhattan, Saturday Night Fever et Studio 54. Le 1917 ‘CHYPRE’ de François Coty a fait place à cette famille olfactive. Qu’est-ce qu’un chypre doit avoir ? Une forêt méditerranéenne avec des genêts, des notes fortes presque terpéniques, des bois, des mousses et du patchouli. Bergamote âcre, mousseron de chêne ou de chêne (ou synthétique à cause des interdictions), patchouli profond et humide, et la note clé : une résine sauvage, ladanum ou genêt. Mais un chypre urbain, peut-être synthétique. Cette famille va génial avec le synthétique car la nature n’offre pas toujours autant d’intensité. PRIVATE COLLECTION D’ESTÉE LAUDER a de tout et est un chypre paradigmatique. Son départ est très rare aujourd’hui. Il n’y a pas beaucoup de femmes ou d’hommes qui sentent le chypre. C’est tremendement aldehydique et musqué, ou vice-versa ; les frontières se confondent pour moi, sans solution de continuité, peut-être à cause de ma pituitaire. J’adore ces départ. Quels temps où, étant petit, ces arômes me sentaient comme une vieille dame sortant de la messe, coiffée à la cire et gonflée de fourrures et de carmin ! Maintenant je suis accro à ces accords : ils sentent une personne faite, les pieds sur terre, qui sait d’où elle vient et où elle va. PRIVATE COLLECTION D’ESTÉE LAUDER est aussi quelque chose de floral et fruité. Les fleurs et les fruits demandent pardon d’être au milieu de l’accord de base, mais de manière sibilante, pour distraire le ladanum et la mousse. Quand ceux-ci baissent la garde, entrent citron, jasmin, ylang-ylang, rose et poire d’une manière si discrète qu’ils ne sont pas expulsés, mais leurs vapeurs se sentent à chaque pas. Il n’évite pas le résidu indolique du jasmin et du narcisse, qui lui donne de la carnalité et de la sensualité. Le séchage est typique des bons chypres : il apparente à des fougères et des savons de barbier classiques. Aujourd’hui, celui qui profite d’un parfum comme PRIVATE COLLECTION D’ESTÉE LAUDER doit se sentir fortuné. On ne lance pas sur le marché des produits ainsi et il n’y a pas beaucoup de gens disposés à les porter. C’est puissant, mature, rien de discret, rotund et sophistiqué. Un
Quelle beauté de parfum ! Grâce aux échanges, j’ai pu découvrir et aimer des fragrances que je n’aurais jamais essayées autrement. Cette fois, c’est mon amie Casablanca77 qui a mon tour, et je lui suis reconnaissante pour sa générosité et sa patience à m’introduire dans le monde des cyprès verts. À mon avis, c’est le plus beau de la collection. Si Cristalle me semblait sombre et Cristalle Eau Verte très citronné, Private Collection se situe juste au milieu, impitoyable et présent. Son ouverture est puissante, herbacée, amère, astringente et très humide, avec des notes vertes naturelles et citronnées. Le cœur est un bouquet luxuriant de fleurs blanches juteuses : orange amère, narcisse, hyacinthe et glycine, toutes vertes, humides et amères, entourées de touches citronnées et herbacées. Parfait pour la chaleur la plus torride de l’été. La base est un mousseron de chêne terne avec des notes savonneuses et boisées d’ambre gris et de cèdre. C’est un chypre floral vert classique et rétro qui procure une sensation de propreté et de fraîcheur cristalline inégalable, comme se plonger dans un lac gelé à l’aube face à une forêt sombre. Profondément exquis et élégant, idéal pour les événements semi-formels et le travail, offrant une image impeccable. Je l’utiliserai au printemps avec Cristalle Eau Verte et Versense, bien que je le profite déjà sans attendre. Son sillage et sa tenue sont légendaires : environ 7 heures sur ma peau. La traînée est agréable pour les hommes et les femmes. Le flacon minimaliste et opaque laisse entrevoir sa fraîcheur rayonnante. Peu médiatisé, il passe humblement dans notre vie, trait des meilleurs. Très sous-estimé, c’est un parfum culte pour ceux qui l’utilisent et mérite d’être votre fragrance personnelle. Il occupe déjà une place parmi mes 5 préférées. Un vrai plaisir, je ne peux pas m’empêcher de sentir mon bras. Merci mille fois, Casablanca !
Excellente critique de La DameDeNoir. Je vais ajouter ma vision : Private Collection est l’un des parfums les plus originaux des années 70. Dès le premier spray, ça sent l’herbe fraîchement coupée et humide ; les notes vertes sont fortes et faciles à détecter. Ce qui me frappe, c’est la qualité et la naturalité de ces notes : elles ne sentent pas synthétiques ni agressives, mais vraiment naturelles. À mesure qu’il s’installe, le côté floral, aussi fabuleux que le vert, réclame plus d’attention, où la douceur de l’acacia et de la glycine prend possession. Tout comme l’Aromatic Elixir est herbacé avec la camomille, Private Collection possède des notes vertes douces avec des fleurs d’acacia et de glycine. Deux parfums verts avec une grande présence florale. L’orange amère est timide mais présente, et le chrysanthème en fait une note centrale ; j’ai l’impression qu’ils se fondent pour donner une seule note. Avec le temps, il devient plus doux et poudré, avec un aspect mélancolique et romantique digne d’être souligné, qui me rappelle les floraux du début du XXe siècle comme Amarillys de Lubin. Il est délicat, glamour et sent très naturellement, ce qui me plaît le plus. C’est comme marcher sur un sentier avec de l’herbe humide entouré de la douce odeur de l’acacia.