Pour femme
Magie Noire
Accords principaux
Description
Magie Noire de Lancôme est un parfum de la famille olfactive chypre florale pour femme. Lancé en 1978, cette composition a été créée par Gérard Goupy, Jean-Charles Niel et Yves Tanguy. Les notes de tête déploient galbana, cassis, cassie, hyacinthe, rose de Bulgarie, framboise et bergamote ; le cœur révèle miel, narcisse, cèdre, racine de lis, ylang-ylang, nard, jasmin et lis des vallées ; tandis que la base s'assied sur mousse de chêne, épices, algalia, patchouli, encens, myrrhe, ambre, vétiver, santal et musc.
Résumé rapide
Quand la porter (votes)
Notes clés
Communauté
5 440 votes
- Positif 81%
- Negatif 16%
- Neutre 2,5%
Pyramide olfactive
Structure complète de la fragrance : de la tête au fond.
Communauté
Ce que disent les utilisateurs sur la possession, la préférence et le meilleur moment pour la porter.
Possession
L'ont-ils, l'ont-ils eue ou la veulent-ils ?
Préférence
Comment la communauté évalue cette fragrance.
Usage recommandé
Saison et moment de la journée avec le plus de votes.
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Longevidad
Escasa
Débil
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Estela
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Género
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Precio
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Avis
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Après l’avoir testé par plusieurs membres de la famille, nous confirmons qu’il est idéal pour les peaux grasses ou bien hydratées. Sur les peaux sèches, les notes terreuses et l’encens dominent trop, créant une sensation de ‘terre brûlée’ peu agréable, et de plus, la fragrance reste toujours piquante et puissante ; dans ce cas, l’odeur devient floue. À l’inverse, sur une peau grasse, les notes fruitées et florales ressortent davantage, équilibrant l’expérience et révélant la véritable identité du parfum. Je déconseille totalement de l’acheter à l’aveugle. Sur ceux qui le portent bien, il met en valeur une génie olfactive magnifique, extrêmement élégant, avec une certaine subtilité et sophistication, malgré sa force et sa projection.
Honnêtement, le nom et le concept sont très audacieux : ‘Magie Noire’ en français. Il a une allure mystérieuse et orientale, type Les Mille et Une Nuits. C’est un mélange puissant et très intense. Pour moi, aucune fleur ne ressort spécifiquement ; c’est plutôt un assemblage qui reste mielé, encensé (peut-être grâce à la myrrhe, l’ambre, la civette, la muscade et un peu de bois…) et assaisonné ? haha. Fondamentalement, ça sent l’entrée dans une tente arabe bien parfumée au désert. Je pense que cela ne fait pas lourd miraculeusement et je trouve que c’est une excellente réussite. Mais c’est une fragrance intense qu’il faut absolument tester avant d’acheter. Elle est puissante et donne de la présence. Je pense qu’il faut être une ‘grande dame’ et une femme très sûre d’elle pour que cela ne vous fasse pas bizarre. Et surtout pour le soir. De plus, à appliquer avec modération car il traîne et dure. Avec le temps, il perd son côté mielé et floral pour ne laisser que ce résidu encensé. Personnellement, je ne suis pas fan, mais comme fragrance vintage intense, je lui donne mon approbation. Elle est vendue partout depuis 1978, et pour une raison ou une autre, elle doit avoir son utilité.
Pour la femme authentique : celle qui va son chemin sans avoir besoin de soutien extérieur, celle qui se lève avec tout, celle qui a du style et de la sobriété, celle qui rêve en silence et n’a pas peur de recommencer à zéro ; sa présence et sa façon de parler envoûtent tout le monde.
Ma fragrance de toujours depuis plus de 30 ans. Une odeur verte et terreuse très typique de son époque mais qui reste intemporelle. Pour moi, ça sent l’herbe avec une épice puissante ; si on en met trop, ça peut devenir envahissant. Ça sent cher, rien à voir avec les parfums sucrés et flashy d’aujourd’hui. Pour moi, c’est l’odeur d’une femme bien habillée et aisée. ATTENTION : beaucoup peuvent le trouver grotesque et cela peut causer une fatigue olfactive.
D’abord, je demande pardon pour ce que je vais dire… C’est HORRIBLE, ça ne sent pas la mousse, ça sent l’humidité. Jamais un parfum ne m’a fait mal à la tête et envie de me peler la peau. Ce n’est absolument pas mon style ni mon goût.
Je ne sais pas pourquoi, mais ce parfum sent l’argent pour moi : encre et papier de billet de banque. Il est encore meilleur le soir.
Chef-d’œuvre mystérieux et sensuel, de la magie en bouteille. J’en possède une depuis 17 ans ; au début, des notes animales, puis la version actuelle s’installe. Sur ma peau, il dure 12 heures : la myrrhe domine, le santal le rend poudré, avec des touches vertes et épicées. Chaque peau le transforme. Il n’a pas beaucoup de sillage : je le sens toute la journée mais les autres ne le remarquent pas (version 2022). Peut-être à cause de ma peau sèche, mais sa longévité est impressionnante : il reste sur la peau et les vêtements plusieurs jours. Environ 78 $ chez Lancôme, un excellent prix pour un tel parfum. Tant l’ancienne que la nouvelle version durent beaucoup ; étant un EDT, il rivalise avec de nombreuses EDP. Je le recommande aux amateurs d’encens, dans le style Opium. Si je le compare, c’est comme Opium mais avec du miel, plus doux et boisé/épicé. Le séchage est poudré, encens et santal pur, comme un talc vintage. Tout est harmonieux, sans excès. À porter toute l’année et pour toutes les occasions élégantes, car il est rare et ne se trouve qu’en ligne.
Un parfum vert et terne très représentatif d’une époque de fragrances vertes comme le 19 de Chanel. Des contemporains comme Amazone, Feaubourg de Hermès et Cabochard me reviennent à l’esprit. Des notes douces et boisées de galbana et de jacinthe très marquées, complétées par des épices, du mousseron et la racine de lis. C’est une accord floral qui sent la terre et le bois. Très chaud, suggestif, élégant, vert, fin et apaisant en fin de journée. Pour des nez qui apprécient la terre en parfumerie et le vintage, magnifique, même si les reformulations réduisent la puissance et la longévité. Terre verte enveloppante et florale.
Depuis hier, je possède cette joye, achat à l’aveugle guidé par les avis. Sachant qu’il est inhabituel et peu courant (bien que reformulé), je me suis laissée emporter. À l’application, hallucination ! Ma première pensée : « Ça me rappelle le Varon Dandy », le parfum de mon grand-père que j’adore. J’ai vérifié sur Fragrantica et ils partagent les notes d’ouverture : mousseron de chêne, épices et orientaux. À 10 minutes, il sèche et devient floral, avec des fleurs douces et du miel, sans être musqué ou poudré. Aucune fleur n’est dominante (narcisse, jasmin ou ylang-ylang), mais elles sont parfaitement équilibrées. J’ai mis un seul spray au bras car au cou, sur les vêtements et les cheveux, j’avais déjà plusieurs gouttes d’un autre parfum célèbre et cher, Black Opium. Oh mon Dieu ! Un seul spray de Magie Noire a mis l’autre à sa place, alors que c’est un EDT. Entre 7 et 8 heures, il devient plus sombre, animal et encensé ; les fleurs ne dominent plus. Après 12 heures, je le sens encore. Pour moi, les parfums ne durent pas autant ; habituellement 7 à 8 heures maximum (seul Good Girl de CH dépasse). C’est pourquoi je les mets sur les vêtements et les cheveux. En résumé, je suis amoureuse. Idéal pour sortir le soir, par temps froid, pour des dîners élégants et avec classe. Très féminin mais aussi unisexe, cela dépend de la personnalité. Si vous avez un caractère affirmé, séducteur et sensuel, c’est un classique vintage. Il est rare. Je conseille de tester avant. Projection : 10/10, Longévité : 10/10, Sillage : 10/10. P.S. : Si c’est la reformulation, comment était l’originale ? Brutal.
Après avoir lu avec respect les avis de ceux qui connaissent la version classique, je dois dire que j’ai peut-être de la chance de ne pas pouvoir comparer. À mon avis, c’est une fragrance qui sort de l’ordinaire ; étant un EDT, aujourd’hui on nous vend des EDP qui n’atteignent même pas leurs talons. Il est tombé sur moi par hasard, je suis fanatique de Lancôme et je ne savais pas qu’il existait Magie Noire. Je l’ai vu sur internet, j’ai cherché sa composition et je n’ai pas hésité. J’ai ressenti une angoise enfantine de découvrir cette joye sombre. Je suis une femme de 44 ans, lasse de payer pour des parfums qui, bien qu’ils aient du mérite, me font parfois sentir escroquée car ils disparaissent en une heure. Maintenant, je me donne permission d’explorer ; ici, c’était un seul spray pour savoir à quoi il sentait et faire entrer un nouvel amour dans ma collection. On aimerait que d’autres EDT actuels aient cette longévité, ce rendement et cette complexité de cette joye. Je ne l’ai pas payée très cher : en Argentine, les parfums tournent autour de 100 dollars et certains ne valent pas la moitié en qualité. É
Quelle pitié que la médiocrité anéantisse ces petites joies qui restaient. Le Magie Noire d’aujourd’hui n’a aucun rapport avec celui des années 70, si intense et séduisant. Ce n’est pas une reformulation, c’est un changement de peau. Pour comparer, imaginez que vos parfums préférés abandonnent Fragrantica et qu’un incompétent se fasse passer pour eux. Les fans s’en rendraient compte instantanément, n’est-ce pas ? D’autres, qui ne le suivent pas de près, penseraient qu’il a changé de style et continueront comme si de rien n’était, tandis que les nouveaux soupçonneront simplement une perte en fouillant les archives. Dans ce cas, l’imposteur tente d’imiter l’original avec des ressources limitées, contrairement à des bêtises comme Aura de Loewe ou Byzance de Rochas. Heureusement, grâce à ma mère, j’ai un vintage en pleine forme que j’espère durer des années. Le problème, c’est que je ne l’utilise plus comme je le voudrais car je ne veux pas qu’il s’épuise, il est difficile à trouver. Le actuel n’est qu’un café décaféiné réconfortant (et c’est grave). Il est vrai que nous avons avancé, mais beaucoup de merveilles sont restées pour les plus âgés. Tant que ces quelques géants resteront debout, même uniquement dans les musées, il vaut le coup de jeter un coup d’œil pour ne pas être un mouton. Être un mouton va bien, mais je m’inquiète pour les jeunes qui se laissent vider et perdre leurs forces. Peut-être ont-ils besoin d’une combinaison de plongée et de plonger dans les profondeurs.
Icône inoubliable des années 70 et 80 (1978), élégante mais pas pour le quotidien. À cette époque, Opium triomphait par son piquant et Magie Noire par son côté chypre : poussière chaude, beaucoup de mousse de chêne, sans nécessairement de bergamote, genêt ou myrrhe. Les filles les plus audacieuses préféraient Opium, les autres Magie Noire. Défini comme un parfum de sorcières, érotique et exotique, il est surtout herbacé, poussiéreux, chaud et sensuel, avec beaucoup de mousse de chêne. L’odeur de la bouteille est intrigante et délicieuse, elle vous transporte dans un monde perdu. Sur la peau, il s’ouvre avec des notes herbacées et végétales (d’où le nom de potion enchantée) et continue avec des touches poussiéreuses chaudes, peut-être un galbanum clair qui donne de l’éclat au ton sombre et le jacinthe. Ensuite, nous descendons aux notes de cœur, avec des moments de beauté où émergent des fleurs roses et blanches. Avec le temps, sa note érotique sort : l’animalité adoucie par le miel est douce mais attrayante. Un plaisir olfactif d’un autre niveau ; la base est douce et laisse des femmes réelles. En descendant encore, la civette devient vivante avec la base douce, sans rompre l’image de luxure poussiéreuse indolente. Bien, sûr. Mais à mon nez, la tenue est discontinue. Il n’a pas la continuité d’un N°5. Il a une ouverture étrange et des trous : des moments intenses suivis de phases où il à peine vit. En genre, je préfère la femme excitante de Fendi. Et Chamade de Guerlain, bien que plus innocente et moins coquine. Tant que l’échantillon est bien conservé… La version vintage est un autre monde, mais si vous êtes jeune et osez sortir de la norme, vous accepterez peut-être le nouveau Eau de Toilette. Je recommande une dose faible, sinon vous pulvériserez trop d’érotisme au travail avec des résultats imaginables.
Je suis arrivée avec un échantillon et je voulais juste laver mon poignet ; ça sent trop vieux, comme ces arômes que les grand-mères utilisaient, type Timeless d’Avon.
Je suis complètement amoureuse de ce parfum. J’ai presque 100 fragrances et aucune ne le dépasse, avec cela je dis tout. Je ne peux pas être objective car c’est un amour inconditionnel. C’est si intense et chaud, si complexe, sombre, un peu masculin à la fin, profondément épicé et miellé en base… Je me tombe amoureuse de moi-même quand je l’entends. Sur ma peau, il dure presque toute la journée intact et sur les vêtements, plusieurs jours. La sillage est modéré, il accompagne et marque la présence sans crier ni envahir. Jamais mieux dit : MAGIE NOIRE. Il a cette touche vintage qui me fascine, ce style que je ne trouve pas dans les actuelles. C’est pour cela que je pense qu’il n’est pas adapté aux achats à l’aveugle.
C’est mon prochain achat à l’aveugle. J’espère que j’aimerai…
Je critique la version reformulée, sans pouvoir comparer avec l’ancienne que je ne connais pas. À la sortie, comme avec la plupart des vintages, sur ma peau c’est trop, je n’aime rien et je n’identifie pas les notes. Mais en donnant une chance, après 30 minutes je sens déjà du miel, des nardos et quelque chose qui coupe la douceur et le masculinise, qui semble être le cèdre. Après une heure, sort la racine de lis, l’encens, le vétiver et l’algalia ; cette dernière se fixe toujours impressionnante sur moi. Pour des nez raffinés, cela peut sembler bizarre, mais ça me sent identique à Givenchy Gentleman en tenue, donc cela pourrait être une belle alternative pour les hommes. Je ne l’aime pas, j’attendais quelque chose de plus complexe. Je répète : je ne connais pas la formule originale. Ce sera mon pH, mais je continuerai à l’utiliser pour voir si nous faisons une meilleure chimie ou si je le garde pour quand la peau mûrira. Je ne recommande pas l’achat à l’aveugle, c’est vintage avec toutes les lettres. Édité après des heures au poignet : tel que lu en anglais, quelqu’un a dit que le séchage est comme l’huile de bain de Natura Seve (amandes douces) et c’est vrai, maintenant ça reste bon, sec, poussiéreux et herbeux ; pas cette bombe du premier spray. C’est plus supportable. Ici il fait chaud et cela influence, donc je continuerai à voir comment cela évolue. Pour le soir ou la nuit, cela semble mieux, pas en chaleur car cela peut étouffer. Définitivement pas pour le sport.
Curiosité pour les Argentins : hier, on m’a invitée à la piscine et, avec les mains ridées, j’ai cherché de la crème. J’ai utilisé un gel solaire post-bronzage dans un flacon vert opaque avec un doseur. L’odeur qui m’est restée après deux heures a beaucoup en commun avec mon Magie Noire vintage (qui n’est pas comme le actuel), donc cela peut donner une idée… Au séchage, le MN vintage est différent, mais ce gel a beaucoup de similitude.
Malgré ceux qui disent que ce n’est plus la sorcière d’antan de Lancôme, aujourd’hui, 15 ans plus tard, elle est à nouveau sur mon bras. Mon Dieu, journée d’activités et 33 degrés et je la perçois encore, sillage et tenue tel que je me la rappelle. L’arôme je le sens toujours pareil, les souvenirs arrivent impeccablement. Grand travail de celui qui a maintenu l’âme de cette Magie Noire, c’est un 10, félicitations Lancôme.
Bon parfum, dans le style que j’aime : intenses et élégants. Il est tombé dans mes mains par hasard et je l’ai gardé jusqu’à ce qu’il s’épuise, c’était il y a beaucoup d’années quand il n’existait pas encore autant de parfums sur le marché, mais je le rappellerai toujours.
J’aime ce parfum, je l’ai découvert en 1994 dans le free shop en
Je l’utilisais dans ma jeunesse, peut-être un peu trop dense pour une jeune fille, mais parfait pour les occasions spéciales. Je l’adorais et maintenant, des décennies plus tard, j’ai hâte de le sentir à nouveau ; l’ancienne version était simplement imbattable.
Un parfum merveilleux qui me transporte directement dans la haute société des années 20. Ce mélange d’accords évoque l’élégance d’une femme bien habillée dans une bijouterie. Pour moi, c’est une fragrance hivernale par excellence, elle sent décembre, les vêtements de luxe et les cadeaux.
Magie Noire : elle aide ceux qui regrettent les anciennes versions, même si je ne les ai pas connues. Avec un flacon de 2017, c’est une fragrance très agréable, un chypre assez maîtrisé et rien de trop provocant. Je l’utiliserais au quotidien : sobre, distingué, avec la bonne tenue typique de Lancôme et une sillage discret. À mon goût, un bon achat. Salutations du Chili.
Malheureusement, c’est l’ombre de ce qu’elle fut. Magie Noire, avec Chanel n°19 et Opium, fait partie de ces parfums qu’il aurait fallu laisser mourir avant de les reformuler jusqu’à les rendre méconnaissables. J’ai des échantillons des versions actuelles et anciennes ; ce sont deux mondes différents. Est-ce que ce qu’il y a aujourd’hui est mauvais ? Non, c’est un classique avec des notes végétales, des aldéhydes et une élégance certaine. Mais l’original avait tant de nuances qui ont disparu ici. Où est cette marmite d’herbes avec son chaudron de légumes parfumés ? Où est le miel vieilli de la phase médiane ? Et cette douceur terreuse et végétale ? Rien ne survit dans Magie Noire. Avant, c’était le parfum d’une sorcière, capable de lancer un sort d’amour ou de guérir la fièvre. Maintenant, c’est une fragrance convenable, style floral aldéhydique des années soixante-dix. Plus de sorcières, seulement des parfums type Loewe ou Hermès Amazone : herbacés, crus, savonneux, mais depuis une perspective de civilisation intérieure.
Depuis que ses yeux se sont croisés avec ceux de Jason, Médée a su que son esprit ne connaîtrait plus jamais la sérénité. Toutes ses arts magiques, appris de Circé, elle les a dédiés à l’élixir tout-puissant pour aider Jason à obtenir la Toison d’or. Cette nuit noire, elle est allée au magasin et lui a remis tout son être condensé dans un flacon : MAGIE NOIRE. ‘Voici, mon amour, ce liquide extrait de mon cœur pour que rien ni personne ne puisse t’emporter’. Cette version actuelle de cet élixir de 1978 est arrivée entre mes mains. Je ne sais pas à quoi elle sentait à sa sortie, mais cette version actuelle a personnalité, qualité et tenue. On dit qu’il s’agit d’un Chypre Floral et je ne le contredit pas, bien que par moments il ressemble à un Chypre Fougère et d’autres fois à un Fougère Floral, tant est son intensité. C’est un miracle qu’il soit encore en vente avec un parfum si éloigné des goûts actuels. La potion de Médée, versée sur mon bras, émerge dans le monde chargée d’aldéhydes. C’est un héritage des années soixante-dix qui a marqué son époque. Comme l’avait averti la magicienne grecque, l’effet n’est pas facile à apprécier. C’est un parfum drastique avec des notes amères, sauvages, piquantes et tranchantes, comme le poignard qu’elle a tant utilisé. J’ai accompagné la sorcière à récolter des remèdes à la lueur de la lune : fruits de casia pour une essence de vin fruité et profond ; écorce de casia évoquant la cannelle rude ; résine de galbane pour un encens mystérieux. La nécromante voulait que sa potion porte des fleurs de narcisse, rose, jasmin et narcisse sans perdre de force. Elle y a ajouté des épices de clou de girofle, de la résine de myrrhe, des vapeurs d’ambre et les larmes âcres du mousse, civette et algalie de son cœur amoureux, comme de sombres présages. MAGIA NEGRA transmet la présence affirmée des parfums d’autrefois. Il a un sillage et une tenue qui surprennent. Quand les arômes initiaux s’éteignent, surgit lentement une douceur mellifère chargée de nostalgie qui nous rappelle que même Médée, avec tous ses sorts, n’a pas pu retenir éternellement l’amour de son bien-aimé.
Je me souviens, ma mère l’utilisait dans les années 80 et moi aussi. C’était bien fort, comme tous les parfums des années soixante-dix et quatre-vingt. Je voudrais à nouveau le posséder simplement pour me souvenir de ces années quatre-vingt de mon adolescence.
Spartacus, répondant à ta question, la réponse est non. L’actuelle n’est pas du tout similaire à la version vintage. Le flacon de la photo est l’Eau de Parfum et la petite bouteille ronde avec la base noire était l’extrait. Identique à celui de la photo, mais il suffisait d’une goutte derrière chaque oreille pour laisser un léger sillage toute la journée. Les deux sentaient exactement la même chose, bien que l’extrait soit plus puissant. Avant cette bouteille en spray, il y avait la ronde en verre transparent, l’Eau de Parfum avant le spray. Personnellement, je préférais les bouteilles sans spray ; mou
Oui, ce ne sont pas les mêmes, ni de loin, surtout le temps les a changés, peut-être trop. J’ai de la peine de ne plus le sentir comme avant, mais c’est un parfum qui, même s’il est un souvenir de l’ancien, j’aime en avoir un peu. C’était un cadeau de mon père qui n’est plus avec moi depuis bien des années. Comme le disait Spartacus, qu’un odeur qui fait partie de nous disparaisse à jamais, c’est une perte très douloureuse.
@nebulosa, j’espère que tu trouveras un flacon ancien en bon état. Cela peut sembler un peu théâtral ce que je vais dire, mais c’est si cruel qu’un parfum que tu associes à des moments précieux de ta vie, des joies et même des déceptions, un parfum qui est plus qu’une odeur, une réalité qu’on peut presque toucher ou embrasser, a disparu soudainement…
Merci, Spartacus. Je conserve comme un trésor un tiers d’extrait d’il y a presque 24 ans (cadeau à la naissance de mon fils) et l’odeur n’a presque pas changé. C’est pourquoi j’ai pu comparer sans doute avec la nouvelle formulation. J’en profite pour te dire que je ne rate pas tes avis. Toi, LaDameDeNoir, Charlotinable, Casablanca77 et beaucoup d’autres, je vous ai suivis avec avidité dans l’ombre jusqu’à ce que je décide de me inscrire. Peut-être que je ne partage pas toujours les goûts parfumés de beaucoup, mais j’apprécie énormément vos opinions et je les prends toujours en compte. C’est un grand plaisir de faire partie de cette communauté. Malgré avoir utilisé un parfum toute ma vie, je suis incapable de détecter la plupart des notes mentionnées dans sa composition, donc j’admire beaucoup ceux qui sont capables de les détecter même dans des parfums que vous sentez pour la première fois. J’espère beaucoup apprendre ici. Sur Magie Noire, dire que c’est vraiment étonnant ce qu’ils ont fait avec cette reformulation. Si on compare beaucoup d’autres reformulations, il y a toujours quelque chose qui vous rappelle la version originale, mais avec Magie Noire… Je ne vois pas ce qu’ils ont enlevé et ce qu’ils ont remplacé. C’est un perfumicide en règle. À tous ceux qui n’ont entendu que la nouvelle formule, je recommande de faire tout leur possible pour connaître l’originale.
Un véritable sabbat, une potion de vaudou conçue dans une danse orgasmique entre l’élégance et la lascivité démoniaque, dans le style arrogant de Paloma Picasso. Sur ma peau, je sens la rose avec la bergamote et une touche de fleur d’oranger. Ça dure une éternité, cela dénote une pure sainteté satanique et sensuelle, comme si une sorcière l’avait créé en déployant des passions charnelles et impures. C’est un ange tombé ou un démon vêtu d’ange qu’on aime ou qu’on déteste, qui rappelle des éléments ancestraux de la terre et évoque un temple en Asie lointaine d’où s’échappent des fumées d’encens tandis que le diable blasphémateur danse. Quelle délice de le porter et de l’aspirer ; je ne le vois pas uniquement pour les femmes, mais très unisexe, pour les soirées fraîches et les hivers délicieux. Je l’aime et je le chéris avec ferveur ; on le trouve encore dans les grands magasins, mais c’est très cher et ça vaut chaque centime pour cette divine fragrance qui semble conçue dans un sabbat ancestral.
Magie Noire est un parfum si incroyable que je ne sais plus quoi dire. J’ai une bouteille de la version ‘fresh’ datant de 17 ans ; après avoir traversé des étés humides et été conservée dans sa boîte noire comme un trésor, son sillage n’est plus aussi dense qu’avant. C’est la bouteille de la photo, 100 ml presque vides, il ne reste plus que 15 % qui a foncé avec le temps et qui cache aujourd’hui cette magie noire. À l’époque, le sillage était un casis composé de 5500 ingrédients : rafraîchissant, lumineux, doux, avec la profondeur de la meilleure miellée. Aujourd’hui, j’en mets trois sprays sur un mouchoir et j’attends des heures pour l’apprécier, car c’est à la fin qu’il ne change pas et où renaît sa puissance : profond, magnétique, sans retenue, avec cette part sauvage et animale mais domptée avec un style années 80, révélant qui était vraiment Lancôme. Je passe des jours à renifler mon mouchoir et je revis des souvenirs perdus de mon enfance et de ma jeunesse ; il m’ouvre la porte du souvenir comme seul lui sait le faire. Cet élixir me donne l’espoir que la parfumerie reviendra un jour à faire les choses bien.
Ma critique concerne la version vintage. Le nom Magie Noire lui va comme un gant, c’était véritablement une potion magique. Mon nez se souvient d’une fragrance épicée, dense, douce, avec des fleurs mûres enveloppées d’encens. L’utiliser me transportait dans une nuit de bal masqué organisée par Marie-Antoinette ; pour porter Magie Noire, il faut une personnalité charismatique, sinon c’est le parfum qui vous emporte. Une fragrance indescriptible, sombre, magique, sensuelle, attirante, avec une grande attitude et délicieusement enveloppante. Sa tenue et sa projection sont très intenses. Si je devais donner un visage à ce parfum, cette femme serait Zsa Zsa Gabor.
Quelqu’un sait si la Magie Noire actuelle a quoi que ce voir avec cette merveille sale que j’aimais tant, ou vaut-il mieux enterrer ce souvenir ?
C’était le parfum de ma mère.
Intense et sombre. Son nom a été choisi avec beaucoup de soin.
Il y a dix ans, on trouvait encore cette ‘magie noire’ en parfumerie ; aujourd’hui, c’est un parfum étrangement disparu. C’était un boisé très agréable, évoquant la fraîcheur, un chypre floral qui ne sentait ni la mousse ni l’obsolescence… le marché n’était probablement pas assez grand pour ce rêve de sorcières. Bonne traînée, bonne tenue. Espérons que Lancôme relancera quelque chose de similaire bientôt.
Dans les années 80, c’était un parfum absolument fabuleux et spécial. Rien ne le comparait : vibrant, sensuel, magnétique. Par la suite, il semble que sa formulation ait été dénaturée, comme cela arrive parfois avec les fragrances, je ne sais pas pourquoi. Peut-être ont-ils changé la formule ? De plus, il a été arrêté. Il est très difficile de le trouver maintenant. Mais à l’époque, c’était un parfum totalement spécial, sombre et envoûtant. Pas fait pour toutes les femmes.
Ce parfum a de la magie, je l’adore depuis petite. J’avais une amie qui le portait divinément bien, mais ma peau ne l’acceptait jamais. Il est énigmatique, sucré, sombre, sexy, et ses épices sont merveilleuses, elles s’harmonisent de façon incroyable. Il est très chaud et incroyablement sensuel. (Peut-être devrais-je l’essayer maintenant ? Avec le temps, le pH de ma peau change… pourquoi pas ?)
L’un de mes favoris, il me rappelle mes premiers parfums, c’est… intense, magique. Quand je le porte, je reviens au temps de ma première jeunesse ; j’aimerais qu’il ne disparaisse pas du marché. Il faut en tenir compte lors de l’application : un peu suffit, simplement pour laisser une douce traînée.