Pour homme
Coriolan
Accords principaux
Description
Coriolan de Guerlain est une fragrance de la famille olfactive boisée-chypre pour homme. Lancée en 1998, cette composition a été créée par Jean-Paul Guerlain. Les notes de tête incluent la sauge, le citron, le petit grain, la bergamote et le neroli ; le cœur est formé par l'anis, le coriandre et la muscade ; tandis que les notes de fond révèlent le mousse de chêne, le vétiver, le cuir, le patchouli et le benjoin.
Résumé rapide
Quand la porter (votes)
Notes clés
Communauté
532 votes
- Positif 91%
- Negatif 6,0%
- Neutre 3,0%
Pyramide olfactive
Structure complète de la fragrance : de la tête au fond.
Communauté
Ce que disent les utilisateurs sur la possession, la préférence et le meilleur moment pour la porter.
Possession
L'ont-ils, l'ont-ils eue ou la veulent-ils ?
Préférence
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Rarement je trouve quelque chose d’aussi évocateur. Ça sent Caligula : cuir lisse, transpiré et poussiéreux, comme un légionnaire épuisé cherchant une amante bon marché dans un lupanar. Après quelques minutes, la base citronnée au neroli équilibre tout, se terminant par du vétiver et du patchouli, comme si l’on retournait sur les collines pour une aventure impériale. Je l’utiliserai pour des occasions spéciales ; c’est un trésor fortuit d’un parfum discontinué. 9/10
Je l’ai toujours et avec le temps, je lui en veux encore plus. Ouverture citronnée, savonneuse et épicée, suivie d’accords herbaux légers et floraux consistants. Elle se termine par une odeur riche et savoureuse de cuir, patchouli et vétiver, légèrement florale. Parfum extraordinairement riche. Note : 10
Une joye ignorée dont le souvenir s’efface. Il est arrivé en retard, vingt ans plus tard, et s’éloigne encore de la simplicité. Il a de la qualité dans les notes et une structure de montées et descentes hallucinante. Coriolano n’est pas bon, c’est mieux. Peu importe que tu n’aimes pas ou que tu ne t’identifies pas à son ton hespéridique, car l’odorat en est une expérience. Dire qu’il est bon, c’est rester en deçà : c’est exquis. Je suis déçu que il y a 20 ans on achetait encore d’excellents parfums abordables. Guerlain était déjà cher en 1999 mais c’était une dépense moyenne. Ce qu’on vend aujourd’hui en ligne populaire est de la pure merde, je ne parle pas de l’œuvre mais des ingrédients. Comparer Coriolano à L’Homme Idéal fait pleurer. Guerlain continue de faire de bons parfums mais ils ont décidé d’inventer une ligne exclusive plus chère. Celui qui veut le cachet Guerlain au prix d’avant devra se contenter de L’Homme Idéal (odeur de cucal avec des coumarines) ou Le Petit Robe Noire, une imitation collante de Lolita Lempicka. Tel est le monde. Il y a un accord clé qui te fait dresser les cheveux sur la tête : le mousseron. Je ne sais pas s’il est dilué par l’IFRA ou s’il est synthétique type evernyl. Beaucoup de compositions des années 70 utilisaient déjà de faibles doses de vrai et beaucoup d’evernyl. Le mousseron de Coriolano sent authentique, acide, fané, sec, d’un vert grisâtre sombre avec un goût de linges brûlés insidieux et poussiéreux. Mon nez devine deux courants : le premier n’est pas pour tout le monde, sec, résineux, acide et aigu comme le cri d’un corbeau. Rien de gothique, c’est inhospitalier. Pour les nez entraînés c’est un bon mousseron ; pour les novices cela peut être désagréable. Après l’explosion, entrent des notes aromatiques et aviaires : vétiver, coriandre et anis, moins aimables. Coriolano ne veut pas te plaire ; d’une invasion de Suèves on passe à un intérieur avec des canapés Chippendale, des rideaux et des bibliothèques en acajou. Il peut sentir grand-père mais il n’y a plus de danger. Le mousseron reste adouci avec une arrière-goût masculin qui te ramène à des hommes plus âgés de ton enfance. À la fin le citron reste résiduel, une hespéride cachée réaliste, ni sucrée ni aigre, avec son point salé exact, tissant ce qui naît en ravageant et meurt dans un fougère ou hes
Une année où des merveilles olfactives ont coexisté : 1998. Revenir dans le tunnel du temps, c’est atterrir entre de grandes fragrances. Coriolan, peut-être, fut un grand incompris. Sa créativité, son innovation et sa qualité n’ont pas suffi à le sauver, il a eu la même chance que son sénateur-guerrier romain. J’entendais Rome, ses sept collines d’oliviers verts, d’orangers frondoyants et de terre fertile. J’ai risqué tout et cela m’a coûté la vie dans une décennie remplie d’ennemis. Coriolan sentait Rome, ses collines imprégnées d’oliviers et de terre.
Une joye ignorée dont le souvenir s’estompe. Coriolan est arrivé trop tard ; vingt ans après, il s’éloigne encore de la possibilité d’offrir un plaisir seigneurial comme autrefois, avec une qualité des notes et une structure de montées et descentes hallucinante. Coriolan n’est pas bon, il est meilleur. Peu importe que tu n’aimes pas ou que tu ne sois pas d’accord avec son ton hespérido et rugueux ; l’odorater est une expérience. Dire qu’il est bon, c’est rester court, c’est exquis. Je suis déçu que, il y a vingt ans, on achetait encore d’excellents parfums à portée de tous. Aujourd’hui, dans la gamme populaire, c’est de la pure merde. Je parle d’ingrédients : comparer la qualité de Coriolan au dernier lancement masculin, L’Homme Idéal, vous fait pleurer. Guerlain continue de les faire aussi bien, mais ils ont décidé d’inventer une ligne exclusive où cela coûte deux ou trois fois plus. Celui qui veut le cachet Guerlain au prix d’antan devra se contenter de L’Homme Idéal ou Le Petit Robe Noire, une imitation de Lolita Lempicka plus collante. Tel est le sort. Il y a un accord clé qui vous fait dresser les cheveux : le mousse. Je ne sais pas s’il est dilué par l’IFRA ou s’il s’agit de synthétiques type evernyl. Beaucoup de compositions des années soixante-dix contenaient déjà des doses très faibles du vrai. Quoi qu’il en soit, le mousse de Coriolan sent authentique, acide, fané, sec, avec une verdure grisâtre sombre et un goût de linges brûlés, insidieux et poussiéreux. Mon nez devine deux courants : le premier n’est pas pour tout le monde, sec, térébenthineux, acide et aigu comme le cri d’un corbeau. Il n’y a rien de romantique sublimer, c’est inhospitalier. Pour des nez entraînés, c’est un bon mousse ; pour les débutants, cela peut être désagréable. Après l’explosion, entrent des notes aromatiques et aviaires : vétiver, coriandre et aneth dans leurs aspects moins aimables. Coriolan ne veut pas vous plaire, mais ce qui était au début une invasion des Suèves s’est déplacé ; nous sommes dans un intérieur avec des canapés Chippendale, des rideaux et des bibliothèques en acajou. Peut-être que vous n’aimez pas, que ça sente « grand-père », mais vous ne visualisez plus de danger. Le mousse reste présent, adouci, avec une arrière-goût masculin qui vous ramène à des hommes plus âgés de votre enfance. À la fin, le citron reste comme note résiduelle, un hespéride caché, réaliste, ni sucré ni amer, avec son point d’amertume salée exact. C’est difficile de le catégoriser : ce n’est pas un chypre par manque de bergamote et de rose, ni un hespéride à l’usage par les notes sèches, ni un aromatique classique par ce qui est sombre. Cela pourrait ressembler à Chanel Pour Monsieur, Eau Sauvage ou Boucheron Pour Homme avec un peu de Van Cleef. À la fin, il ne ressemble à aucun. Un Guerlain d’honnêteté brutale, avec une qualité exquis et une naturalité. Sa légende est expliquée par Bofifa : Jean Paul Guerlain le gardait quinze ou vingt ans ; son moment est 1985. Vendu dans les derniers jours du XXe siècle, créé dans les années quatre-vingt avec les yeux tournés vers les années soixante. Coriolan est un exemple de comment on faisait les choses avant de se vendre à LVMH. Mettre cela à côté de ce que la marque vend aujourd’hui me fait rire. PS : J’ai un petit flacon de 50 ml que je conserve comme de l’or en barre. Je ne l’utilise que pour me délecter, car Coriolan ne va pas avec moi, mais ce serait ignare de ne pas évaluer sa beauté. PS II : Indispensable pour les amateurs des masculins des années soixante aux quatre-vingt. Le fidèle regrettera de ne pas avoir d’arsenal de flacons. PS III : Longévité excellente.
Dans l’armoire de Bofifa, il y a des arômes précieux et naturels comme ce Coriolan pour homme, vert, légèrement fruité et piquant. Ça sent intemporel, ça ne semble pas être une fragrance de il y a
L’histoire de Coriolan de Guerlain est si pleine de rebondissements qu’on comprend que sa carrière n’aura duré que quatre ans. Tout commence au milieu des années 80 avec Centurion (qui deviendra plus tard Derby) et sa suite, Centurion 2, remplacée par Héritage. Finalement, Coriolan est un pari personnel de Jean-Paul Guerlain. En 1998, la maison appartenait déjà à LVMH, qui assignait des créations à des parfumeurs de son choix. Face à la colère de Jean-Paul, ils lui ont accordé une liberté créative totale et Centurion 2 est ressuscité sous le nom de Coriolan. Ainsi, nous avons un parfum formulé au milieu des années 80 qui voit le jour à la fin des années 90, au cœur de l’ère des fragrances aquatiques. L’ironie, c’est que Coriolan n’a rien d’aquatique ; il exprime le classicisme et l’intemporalité, il sent l’Europe de l’entre-deux-guerres, un monsieur en costume à moustache lisant les nouvelles sur l’assassinat de François-Ferdinand à Sarajevo. On sent qu’il a été créé avec soin et amour. Le flacon est une merveille moderniste, magnifique et ergonomique, tout aussi hors du temps que son contenu. Qu’est-ce que Coriolan ? Un parfum glorieux, un chypre floral d’une qualité exceptionnelle, une œuvre d’auteur qui ne cherche ni la mode ni le succès commercial. J’imagine que les exécutifs de LVMH ont transpiré en le voyant. C’est un parfum de niche en 1998. L’ouverture rappelle Pour Monsieur ou Eau Sauvage : citrée et fraîche dans le style ancien. Très vite, un bouquet floral prend le relais, le système nerveux du parfum, mettant en avant l'”immortelle”, une fleur épicée et charnue. L’effet est stupéfiant. Si vous avez déjà traversé les murs d’une vieille maison avec jardin en été, vous reconnaîtrez cette odeur de végétation et de fleurs dans la brise, douce, chaude et rêveuse. C’est Coriolan. L’éclat floral repose sur une base de beau patchouli et de mousse de chêne, une façon masculine, terreuse et élégante de clore ce rêve d’été. Ses performances sont classiques : une sillage discret, très aérien, mais une tenue souveraine. Ce type de créations me touche l’âme. Même si sa disparition était annoncée, cela ressemble à une catastrophe et à une perte importante.
J’ai le flacon intact. Merci au vendeur, je l’ai reçu en 4 jours et je peux déjà le porter. C’est différent et spécial. Il ne vaut pas la peine de payer des prix fous pour les parfums déclassés ; ici j’ai payé comme pour un Chanel normal. Shakespeare et Guerlain ont rendu hommage à Coriolano, mais il semble avoir inspiré des œuvres qui passent inaperçues comme lui : chantant ci et là. Sa mélange masculine herbeuse et légèrement sale me rend fou. Peut-être que la communication a échoué ou que le consommateur moyen de 1998 ne cherchait pas cela. Son air fécal ne collait pas à une sortie de l’époque, alors qu’aujourd’hui dans le niche c’est possible. Ce n’est pas ancien mais décontextualisé ou mal exécuté (je me suis fait avoir). Je pense que sa cible de l’époque avait de meilleures options. Je vois des choses qui lui donnent de la modernité face à d’autres citriques. Je ne me souviens pas d’autres de cette famille qui ont souvent l’air vieillis. Ouverture classique et douce qui devient terreuse et sale ; les deux facettes luttent. Il y a des notes délicieuses inconnues, peut-être anis, mousseron de chêne et coriandre. En l’appliquant, j’ai ressenti une grande émotion. Ouverture fraîche, verte, herbe et petit grain avec un amer délicieux qui le distingue. S’y ajoute quelque chose d’indolique, terneux, avec de la noix de muscade boisée et sensuelle. Finale saline, vétiver glorieux avec des touches orientales adoucies par le benjoin. J’aimerais plus de densité et moins d’air dans ce mélange chaud. Rendement décevant : 7 sprays et après 10 heures il est là mais timide en sillage. Je ne me sens pas mais on dit que oui. Le flacon est magnifique et confortable, on l’utilise d’une main. Je soupçonne que mes 50 ml ne suffiront pas. C’est ce que je cherchais. Edité le 23/08/18 : j’ai supprimé une ancienne critique disant que cela me rappelait Eau du Soir. Maintenant, après 18 ans scellé, il a réveillé un patchouli clair et oui, il me le rappelle. Mais Coriolano est plus crémeux et docile, sans genévrier.
J’ai reçu un flacon en parfait état. Grâce à un vendeur sympathique, j’ai attendu seulement quatre jours pour profiter de ce parfum, très différent et spécial. Il ne vaut pas la peine de payer des prix fous pour les parfums déscontinués, mais ici j’ai payé le même prix que pour un Chanel. Le général romain Coriolano a inspiré Shakespeare, Beethoven et Jean Paul Guerlain. Il semble que ce personnage n’ait inspiré que des œuvres condamnées à passer inaperçues, chantant ci et là. Sa composition masculine, herbacée et légèrement sale me rend fou. Quelque chose a manqué, peut-être une campagne peu attrayante ou le fait qu’en 1998 le client moyen ne cherchait pas cela. Je ne pense pas que son air fécal convenait à un lancement designer de l’époque. Malgré tout, il ne me semble ni ancien ni daté, bien que décontextualisé. Je pense que sa cible trouvait de meilleures définitions dans des propositions antérieures. Personnellement, je vois des éléments qui lui confèrent une “modernité” par rapport à des cyprès moins hétérodoxes. Je ne me souviens d’aucun autre, bien que je ne sois pas très familier avec les masculins de cette famille, qui ont tendance à sentir ancien. Au départ, il semble classique et doux, mais il devient terne et sale ; les deux facettes s’affrontent. Il y a des notes délicieuses que je ne connais pas, donnant un caractère précieux. Je ne sais pas s’il s’agit de l’aneth, de ce mousseron de chêne d’une autre époque ou du coriandre. L’autre jour, juste après l’avoir mis, j’ai ressenti une grande émotion. Maintenant, tu me rappelles, mon ami. Une sortie fraîche avec un mélange citronné, vert, herbeux et petit grain, rappelant des colognes classiques, avec une amertume délicieuse qui le distingue. À cette parure verte s’ajoute quelque chose d’indolique et irrésistible, terne, qui revient et part avec de la noix de muscade boisée et sensuelle. À la fin, la couche qui reste a une touche salée. Un vétiver glorieux revient et part également avec des éclats orientaux. Ensuite, les airs indoliques s’adoucissent avec du benjoin. J’aimerais plus de densité et moins d’air dans ce mélange boisé. En ce qui concerne la tenue, décevante : j’ai mis sept sprays et 10 heures plus tard, il est toujours là, mais très timide en sillage et en projection. Je me le sens, mais les gens disent oui. Mention spéciale au flacon, super beau et confortable, avec des instructions d’utilisation lamentables. Je soupçonne que mes 50 ml seront insuffisants. Ce parfum que je voulais trouver. Edité le 23/08/18 : dans une critique effacée, j’ai dit qu’il me rappelait Eau du Soir. Maintenant que ce flacon scellé de 18 ans a respiré, il a réveillé un patchouli clair et d’autres choses. Il me le rappelle, mais Coriolan est plus crémeux et docile, sans genévrier.
Les parfums ont-ils une date de péremption ? Non, car ils sont liés à la mode qui est passagère. Comparer le canon de beauté des années 50 avec le XXIe siècle est une erreur. Beaucoup de créations sont mortes à cause des tendances. Coriolano a été un échec commercial : il est arrivé avec idéalisme dans un monde de parfums adoucis. Jean-François Guerlain a eu le courage de le créer à contretemps, un liquide empreint de la mélancolie des hommes matures de la fin du siècle. Nous n’aurons jamais plus l’odeur de la beauté florale de Jean Patou ou Chanel pour Monsieur avec son mousseron de chêne synthétique ; ce parfum est mort à la frontière des idéaux beaux. Aujourd’hui, on ne le trouve que chez L’Âme d’Un Héros à prix de luxe. Il ne correspond pas à l’esthétique actuelle et peu l’achèteront ; il faut le posséder par amour des arômes et de l’histoire pour voyager dans le passé et profiter d’un coucher de soleil à Paris avec du vin. Coriolano Guerlain. Mention à l’excellente critique de Cokechile. Cela ressemble à Moustache de Rochas.
La question est : les parfums ont-ils une date de naissance ? Je pense qu’ils ont une date de péremption car ils sont liés à la mode, qui est éphémère. Si l’on transcende cela, on voit l’importance de chaque création. Il est erroné de comparer le canon de beauté des années 50 au XXIe siècle. De nombreuses créations n’ont jamais fait leur grand retour, étouffées par les tendances. Coriolan est un échec commercial ; il est arrivé avec idéalisme dans un monde de parfums adoucis et mignons. Jean-François Guerlain a eu le courage de créer ce parfum hors du temps, un liquide dont la mélancolie est dans l’ADN, celle que les hommes matures exprimaient face aux tendances finales du XXe siècle. Nous n’aurons plus jamais l’immense beauté florale de Jean Patou Pour Homme ou de Chanel Pour Monsieur avec sa note synthétique de mousse de chêne ; ce parfum est mort sur le champ de bataille des plus beaux idéaux. Aujourd’hui, on ne le trouve que dans L’Âme d’Un Héros, également de Guerlain, à un prix de luxe. Coriolan ne correspond plus à l’esthétique actuelle, peu l’achèteront ; il faut le posséder par amour des senteurs et de l’histoire, pour s’envelopper et faire un voyage dans le passé, profiter d’un beau coucher de soleil à Paris en buvant du vin. Coriolan, Guerlain. Mention spéciale pour l’excellente critique de Cokechile qui définit parfaitement ce parfum. Il a une certaine ressemblance avec Moustache de Rochas.
Un parfum discontinué et classique. Notes de tête de bergamote, petit grain et sauge, puissantes, citriques et fraîches, qui se décomposent en une touche douce de cumin, puis de muscade baignée dans le vert herbal de la tige de coriandre. Piment d’aneth, un peu de patchouli et de benjoin, qui ne parviennent pas à lui donner une touche douce et chaude, et enfin, une sensation humide, terreuse et boisée, comme une forêt d’hiver ; je suppose de la mousse de chêne. Un parfum élégant, très distingué et sérieux. Parfait dans sa composition, il fait exploiter note par note, les reliant pour laisser place à la suivante. C’est un Guerlain authentique, non reformulé, parfait et complexe, avec de la mousse de chêne, une note actuellement interdite par l’IFRA. Ça sent la fin des années 90 ; il y a sûrement beaucoup de fragrances similaires, son parfum me semble familier. Ce n’est pas un parfum auquel je suis habitué, amateur de gourmandises, cependant, je découvre la beauté indolique des compositions chypriotes. Que dire de cette œuvre d’art ? Si vous en trouvez, n’hésitez pas à l’acquérir. Durée d’environ 5 heures, sillage modéré.
J’adore ce parfum car il n’est pas trop fort sur ma peau. Bien qu’il soit masculin, j’adore son parfum, en particulier les notes de citron. La gamme Guerlain figure parmi mes préférées.
C’est l’un de ces parfums qu’on aime ou qu’on déteste : parfois une bête forte et intrusive, d’autres fois un pH corporel doux. Il sent bon avec une grande tenue. J’habite dans une région chaude : aujourd’hui en automne il a monté à 36°C, en été ça atteint 45°C et avant même 50°C, un petit enfer. Idéal pour les hommes de 35 ans et plus. Ouverture agrémentée de citron, cœur épicé riche et fond cuir, vétiver et patchouli.