Pour femme
Midnight Poison
Accords principaux
Description
Midnight Poison de Dior est une fragrance de la famille olfactive boisée chypre pour femme. Lancée en 2007, cette composition a été créée par Jacques Cavallier Belletrud, Olivier Cresp et François Demachy. Les notes de tête sont la bergamote et la mandarine ; la note de cœur est le rose ; les notes de fond sont le patchouli, l'ambre et la vanille.
Résumé rapide
Quand la porter (votes)
Notes clés
Communauté
9 748 votes
- Positif 84%
- Negatif 14%
- Neutre 1,7%
Pyramide olfactive
Structure complète de la fragrance : de la tête au fond.
Communauté
Ce que disent les utilisateurs sur la possession, la préférence et le meilleur moment pour la porter.
Possession
L'ont-ils, l'ont-ils eue ou la veulent-ils ?
Préférence
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Heureusement que je l’ai. C’est indescriptible. Dior devrait le ressusciter, ça vaut vraiment le coup.
Quelle merveille de parfum ! Je n’aurais jamais cru avoir la chance de l’essayer ❤️ Je l’ai senti lors d’une dégustation il y a quelques jours, une fille l’avait encore. Ça sent une autre époque, si c’est possible de le dire. Je ne me vois pas porter un parfum comme ça, mais comme toujours, Dior sent Dior !
Je n’ai pas l’original, mais s’il existait encore, je l’achèterais sans hésiter pour ma collection. C’est le parfum que je mets quand je veux me sentir plus adulte, plus ancrée dans la réalité. Je pense qu’il est difficile de ne pas aimer ce parfum.
S’il vous plaît, messieurs de Dior, refaites-le ! Ses admirateurs n’achètent que des inspirations qui ne durent pas, ne projettent rien et ne valent pas le prix, et nous sommes nombreux. Refaites-le, c’était une véritable joye que l’on retrouve aujourd’hui sur des sites de revente à des centaines d’euros !
Au début, une mandarine domine. Elle s’évapore incroyablement vite pour laisser place à un patchouli très intense avec une rose profonde. C’est très mentholé. Soyons honnêtes, ça ressemble à mettre du Vicks Vaporub avec une essence de rose très terreuse. La vanille et l’ambre n’apparaissent que pour donner une certaine douceur crépusculaire, dirais-je. Le boisé est plus dans un sens fougère qu’une odeur de bois authentique. Je pense que c’est plutôt pour le plaisir personnel et pour alimenter son propre statut et celui de son entourage. La fragrance n’est ni ludique ni prétend être relaxante. C’est de grande catégorie, professionnel. Tu pourrais aller à un anniversaire de 5 ans avec tes pires vêtements aromatisés avec ça et donner l’aura d’un dîner d’affaires (dans le très bon sens). C’est comme un Dior Homme Intense : formel mais ne te limite pas à l’utiliser quotidiennement. C’est un parfum que Cruella de Vil utiliserait. Très français et d’âge moyen. C’est défiant dans ce sens. La performance est brutale et je ne le recommande pas aux jeunes (sauf les emos). C’est vrai qu’il est profondément élégant et nocturne, mais je pense qu’il pourrait fonctionner comme fragrance signature d’une femme fatale.
Les parfums où le patchouli est aussi présent ne sont pas parmi mes favoris. Mais cette joye, rien à dire, est unique, un patchouli si fin, exquis, si bien mélangé, j’adore ! Je me souviens être adolescente quand il a été lancé, il était exposé à l’entrée d’un centre commercial, et moi, comme toute petite fille curieuse de 15 ans, je l’ai atomisé sans hésiter, ¡ooooooh ! J’ai eu la fragrance pour moi jusqu’au lendemain ; elle était hors de ma portée à l’époque, mais je l’ai acquise après de nombreuses années, et jusqu’à présent, je chéris chaque millilitre restant dans ma petite bouteille de 50 ml ❤️
C’est une joye de parfum. Différent et séducteur.
Il a fallu rien moins que trois des meilleurs nez de France pour créer ce parfum : François Demachy, Jacques Cavallier et Olivier Cresp. Il était l’année 2007 et la maison Dior, dirigée alors par John Galliano, a décidé d’envoyer ces trois grands parfumeurs dans les ténèbres. Ils, avec une grande collection de succès à leurs arrières, se sont aventurés courageusement dans une forêt lugubre à la recherche de la rose interdite pour créer leur parfum le plus sombre à ce jour, plus sombre encore que le premier Poison de 1985, qui était déjà un défi. L’horloge commence à sonner les douze coups de minuit et magiquement, comme s’il s’agissait de magie noire, naît Midnight Poison. Ce parfum possède la rose la plus sombre jamais créée, mélangée à des notes de patchouli mystérieux, d’ambre, de vanille française, de bergamote et de mandarine. Quand tu utilises ce parfum, tu sens que tu as du pouvoir, c’est comme un sortilège, un charme comme dirait Lola Flores. Ce parfum flotte dans l’air et son poison imprègne tout ce qui t’entoure. Il a une durée d’environ 8 heures et une sillage très large et puissant la première heure, puis il se rapproche de la peau bien qu’il soit perceptible avec chaque mouvement. Une création absolument incroyable et malheureusement déscontinuée…. Je conserve une bouteille comme un trésor mais j’ai aussi un flacon de Perles de Lalique qui est presque un clone de celui-ci.
Poison de Minuit. Quand tu es sortie, tu étais hors de mon budget et quand j’ai pu t’acheter, tu étais déjà déscontinuée, Dior, pourquoi faites-vous cela ? Un parfum si beau, sensuel et mystérieux, avec Eva Green comme modèle, qui te représentait si bien, tu m’as fait perdre la tête, jusqu’à ce que je te trouve scellé dans une boutique perdue 15 ans plus tard, je ne pouvais pas y croire (sur le web c’est aux nuages), je n’ai pas hésité et je t’ai emporté scellé, espérant que le souvenir de ton arôme ne serait pas un mirage : quelle erreur j’avais ! Tu sens mieux que je ne me le rappelais, une rose vin rouge, presque pourpre, accompagnée de l’ambre et du patchouli, comme pour une froide nuit étoilée, avec quelque chose de bleu nuit et se confondre avec son mystère.
Fragrance nocturne mystérieuse
Je le trouve encore dans ma ville, mais le prix est fou. J’ai eu de la chance de l’attraper à moitié cassé dans le grenier d’une maison où j’ai vécu. Je ne le porte pas pour sortir la nuit, mais sur ma peau, il sent frais. Il est androgyne et devient très balsamique en séchant. Très tenace avec une traînée d’enfer.
C’est identique à Elle de YSL, point. <3<3<3<3<3<3
C’est un patchouli terreuse qui emplit ma peau en ce moment. Une potion sombre de conte de fées tragique. La douceur d’une rose fanée ambrée et cette vanille qui crie la décadence. Le nom est juste : minuit. C’est le parfum d’une sorcière ou d’une fée sombre. L’odeur juste après un sort sous un manteau bleu nuit comme le flacon. Sur ma peau, ce n’est pas une bombe comme d’autres Poison, c’est plus intime et doux. Il invite à s’approcher et à rester ensorcelé pour toujours. Midnight Poison est gothique, sombre, étrange. Quel dommage que Dior l’ait arrêté. J’ai réussi à en trouver une partie, je le désirais tant que le désir s’est réalisé. Il en reste environ 40 ml, suffisant pour le chérir et peut-être que le désir se réalisera à nouveau. Avec Dior, on ne sait jamais, ils le reformuleront sûrement comme toujours. Une fois de plus, une odeur qui me vole le cœur.
C’était ma signature et ma fragrance personnelle pendant des années, je ne t’oublierai jamais, Poison de Minuit. Simplement intense, mystérieuse comme peu de fragrances que j’ai connues. Une explosion de patchouli et d’ambre. Elle garde une similarité en projection bestiale avec Alien, mais seulement là-dessus. Pour moi, l’un des meilleurs Poison. Sa traînée eucalyptée et mentholée, due à l’intensité du patchouli et de l’ambre, la rendait enveloppante et étrange, frôlant le unisex. Un parfum en avance sur son temps. La question que nous nous posons tous… Pourquoi l’ont-ils arrêté ? Une œuvre maîtresse.
Midnight Poison s’ouvre sur ma peau citronné, balsamique et ambré, comme si l’on sentait la peau d’une bergamote trempée dans du ratafia. En s’installant, elle tend vers l’ambre et la vanille, et en séchant tardivement, elle sent la rose et la mandarine. La traînée est forte, surtout les premières heures. Le combo rose-patchouli n’est pas original, mais c’est l’interprétation que j’aime le plus. Je la vois unisex, penchant vers le féminin, nocturne et pour les climats froids. Le nom est bien placé, il a une facette de danger et de rébellion (ma partenaire l’appelle ‘le parfum de motard sexy’). Quelle pitié qu’il soit déscontinué ! Agréable : 9/10, Intéressant : 8/10, Versatile : 6/10, Original : 3/10.
Bien que ce ne soit pas mon Poison préféré, il a quelque chose de sombre qui attire. Il est âpre avec une note de patchouli très forte qui persiste toute la vie de la fragrance. À la sortie, il y a une bergamote amère accompagnée d’ambre et d’une vanille dense, pas trop sucrée ni joueuse, ce qui donne une vibe sombre. Au début, il a une note eucalyptée et médicinale. La rose n’est pas très perceptible mais on l’intuit, c’est une rose sombre sur le point de faner. Il a beaucoup de puissance et une allure androgyne, un homme peut parfaitement l’utiliser. Il est aimé par beaucoup comme c’est le cas pour les déscontinués, mais il n’a pas eu chance sur le marché ; il a été reformulé rapidement pour arrêter sa production plus tôt. À mon avis, c’est une fragrance courageuse qui ne vise pas à plaire à tous et qui a une très bonne qualité, cette qualité et ce courage qu’on manque dans les lancements récents de la maison.
Je n’ai pas de mots pour ce parfum qui est ma vie dans un flacon. Je l’aime éternellement ! C’est le plus beau et le plus différent que j’aie jamais senti. J’ai retrouvé cette joye de la parfumerie après des années de recherche, je l’ai maintenant à nouveau et je suis la personne la plus heureuse du monde. Midnight Poison signifie pour moi la liberté, il est nocturne, il me permet de m’exprimer. Pour moi, c’est l’œuvre la plus belle que Dior ait faite. Je suis collectionneur et amateur de parfums, j’aime tous les Poison mais celui-ci, c’est moi. Mystérieux et unique, une odeur que dès qu’on la connaît, on ne l’oubliera jamais. Impactant, il m’a ramené à des années où la pandémie n’existait pas et où il y avait la liberté. J’aime tous les Poison mais celui-ci, c’est moi.
Tenace comme peu. Âcre avec une base de bois rustique. Élégance assurée. Moderne. Inconfondible. La sombre mission de la mandragore. Patchouli + patchouli + patchouli. Je l’ai déjà à 100%, je le rachèterais sans hésiter.
Il y a 13 ans, j’ai acheté un flacon quand il est sorti. J’ai adoré ce côté poussiéreux, magique et sensuel, il me rappelle trop Euphoria de Calvin Klein. Le nom lui est tombé de la manière la plus opportune et mystérieuse : poison de minuit, comme un film noir en noir et blanc de mystère policier avec des vampires et des femmes fatales. Il me fait penser aux divas des années 40 qui sentaient aussi exquisément : Ava Gardner, Marlene Dietrich, Hedy Lamarr, Lauren Bacall ou les protagonistes d’Alfred Hitchcock. Il n’évoque que l’éclatant raffinement de l’élégance, de la sensualité et de la classe absolue et de la beauté. Je ne serais pas surpris qu’ils l’aient déjà défoncé comme c’est leur fichue habitude de modifier de si belles potions d’alchimiste magique avec de mauvaises et dégoûtantes reformulations, car je ne le vois plus en parfumerie depuis longtemps.
Quelle joie ! J’ai trouvé dans un coffret Dior un vaporisateur à bille de 10 ml de Midnight Poison que l’on m’avait offert il y a longtemps et que j’avais rangé dans l’oubli. Le seul Midnight que j’avais utilisé étaient des échantillons d’une parfumerie où j’avais acheté le coffret d’une autre fragrance, Hypnotic Sensuelle. À cette époque, MP me semblait exotique mais un peu masculin, et le bleu du flacon très similaire au design d’une légendaire fragrance d’Yves Rocher. MP n’attirait pas mon attention même s’il avait le sceau des Poison, que d’ailleurs je ne considère pas comme les meilleures créations olfactives, ni beaucoup moins le premier de la série. Si sombre que venimeux
Le favori intemporel. Mon âme en souffre qu’ils l’aient reformulé puis jeté à la poubelle.
Si trois nez se trompent, c’est un désastre, mais à l’époque, ils ont fait de la magie avec celui-ci. Les dieux étaient de bonne humeur. Objectif : c’est parfait. Beaucoup l’ont adoré et sa valeur a explosé. Il aurait dû être notre Poison for men, sans genre. Cavallier et Cresp l’ont créé avec Demachy : mandarine, bergamote, rose, patchouli, ambre et vanille. Au départ, le patchouli vous accueille (certains l’ont confondu avec Vick, mais il se calme). Ensuite, la rose entre dans cette noirceur terreuse du patchouli. Puis l’éclat : ambre et vanille doux mais intégrés, rien de gourmand ni d’oriental. Injustement oublié, il est doré aujourd’hui. Tout le monde le réclame, mais il ne revient pas.
Il me rend folle, tout crie ‘achète-moi’, mais c’est impossible de l’avoir. J’ai un décent que j’utilise avec la peur de le finir. Il est super sensuel et androgyne. Ouverture bergamote et patchouli, puis roses séchées et une finale d’ambre et bergamote très particulière. Il est nocturne, mystérieux, hors mode et j’adore ça. Je prie chaque jour de trouver un flacon de cette joye.
Je l’ai trouvé dans une boutique vintage de ma ville. D’abord, j’ai lu les avis et créé une image olfactive. En le recevant, je n’ai pu résister. À 36 ans, mes goûts changent et ce parfum me ramène en mémoire : un couple poussiéreux, une nuit romantique et furtive, des âmes fusionnées. Entrant au cinéma, elle rougissante de passion, lui plein d’énergie masculine la traitant comme une dame. Ils se regardent, s’embrassent, des secrets à l’oreille… Je sens un parfum mélangé à des hormones, du bonheur et un amour simple. Il est unisexué, exotique, mystérieux, audacieux et intemporel. Je l’imagine en hiver avec une robe sombre et des talons infinis. Il est si particulier qu’il se gâte s’il est utilisé trop souvent.
@URA et @violette, je ne sais plus où ils sont ni s’ils ont encore du stock, mais je suis de l’Argentine et je meurs d’envie d’en avoir un autre. J’en ai un qui s’épuise peu à peu, je l’ai trouvé sur Linio mais plus rien n’est disponible. Je l’aime et il me dure éternellement.
Dieu, est-ce qu’on le vend encore en Espagne ? Je ne le trouve nulle part et c’est INCONTOURNABLE. Même le commercial me plaisait et grâce à lui, j’ai découvert Muse, que j’adore.
Je suis amatrice de parfums et celui-ci est le MEILLEUR que j’ai senti et possédé de ma vie. Son odeur est incroyable et très élégante.
Hier, j’ai acheté 100 ml de l’édition 2013 dans une parfumerie de ma ville. En le voyant, je ne pouvais pas y croire. J’avais déjà lu beaucoup d’avis et la curiosité me démangeait, mais je ne le trouvais pas. Aujourd’hui, je le sens pour la première fois et ce sera un événement. J’espère que ce sera du meilleur, car je suis fanatique de cette maison.
Excusez-moi, j’ai eu l’audace de l’utiliser une nuit chaude et je dois avouer que j’ai pris du plaisir. Dans ma région sans climatisation, dormir est difficile, mais je ne peux pas attendre que la température baisse pour l’utiliser, même une fois et hors de propos, cet élixir froid, calculateur, nocturne, intrigant, séducteur et magique.
Au premier vaporisation, on se rend compte qu’il est différent, mystérieux. On est submergé par des nuances sombres, boisées, des épices exotiques et une douceur sale patchoulisée. C’est une fragrance de patchouli et rose décadente avec un ambre relaxant et exubérant. Il y a des agrumes au début, mais ils se mélangent bien. C’est un
J’adore ! C’était mon premier Poison et je l’ai utilisé à l’envi ; chaque fois que je l’appliquais, les gens me lançaient des fusées. Quelle dommage qu’il ne soit plus produit. Je garde mon dernier flacon comme un trésor et le réserve pour les occasions très spéciales car je ne veux pas finir la bouteille.
Plus âpre que la langue d’un chat enveloppée dans du papier de verre et de la lessive. Je suis surpris que le patchouli soit si élevé dans la perception générale, tandis que la bergamote reste en bas. Pour moi, c’est l’inverse : la bergamote, âpre, amère, avec des nuances de pétrole et de grotte humide, domine la composition jusqu’à ce qu’elle sèche. Enfin, j’ai testé ce parfum déscontinu grâce à @casablanca77. À l’application, vous êtes enveloppé par un patchouli/orange avec un cœur de myrrhe douce. C’est là qu’on achèterait à El Corte Inglés, on penserait « j’adore ! », on paierait, et en reniflant son poignet dix minutes plus tard, on courrait à la boutique supplier un échange. Parce que ce Midnight Poison ne met pas plus de cinq minutes à devenir gras et à se transformer en quelque chose de différent de ce que vous avez testé. Il reste une composition presque soliste, un combo bergamote et rose avec une arrière-goût de produits de douche masculine, âpres et brutaux. Je ne sens pas de patchouli, d’ambre ni de vanille. La rose non plus, mais elle se devine : une rose très brute trempée dans la bergamote la plus opaque et la plus âpre que j’aie jamais testée. Quelle note que je supporte au-delà de lui donner une touche subtile de croquant et d’obscurité ; ici, il n’y a rien de cela. C’est la reine, importune, irrespirable, dense, piquante, comme se manger un agrume à belles dents, peau comprise. Seulement à la phase de séchage apparaît une touche de rose ambrée, mais même là la bergamote le domine sans lui laisser respirer. Je ne sais pas si c’est un flanker pertinent dans la famille Poison, c’est une question de goût (par exemple, Pure Poison est médiocre et moi j’adore). Ce que je sais, c’est que c’est une rareté. Quand il est sorti, les parfums sucrés et écœurants faisaient déjà leur temps. Je m’imagine une audace de la part de Dior de vendre un parfum d’homme dans le plus beau des flacons, car si cette fragrance a quelque chose, c’est une campagne magnifique, avec une teinte bleue et un flacon qui donne envie d’acheter même si l’intérieur ne vous plaît pas. Il a été vu et non vu, et je ne m’en étonne pas. Cela me fait imaginer des scènes de poésie décadente et romantique à la gothique. J’aime que ce soit ainsi, mais l’image unique que je vois est celle d’une grande douche communale de quelque régime fasciste européen des années quarante, où des dizaines d’hommes à corps parfaits et athlétiques se lavent consciencieusement à l’eau glacée, non pour se vanter, mais par pure mécanique et volonté de sacrifice. Il mérite la réputation d’incunable qu’il a.
J’ai testé ce parfum grâce à un décent que quelqu’un m’a offert ; je l’ai beaucoup apprécié, mais ce n’est pas quelque chose que je pourrais finir. J’achèterais volontiers un autre décent. Le patchouli est le protagoniste et je le trouve parfait pour une nuit d’hiver froide.
Pour être franche, j’ai acheté uniquement Midnight Poison car je me suis proposée de collectionner tous les membres de la famille Poison (ou ceux que je considère les plus importants : Poison, Hypnotic Poison, Pure Poison, Tendre Poison et Midnight Poison). J’ai commencé sans aucune attente, pensant plutôt que je ne pourrais pas être surprise… et il l’a été. Au début, il m’est arrivé la même chose qu’avec Tendre Poison : cette odeur initiale si unisex, presque masculine, type crème Nivea que j’odie tant… mais ensuite, il a eu une évolution si gracieuse et élégante. J’ai littéralement senti comment cette évolution olfactive était comme la naissance d’une belle rose, de la graine jusqu’à ce que son bouton s’ouvre complètement pour révéler la belle fleur à nu. Sur ma peau, j’ai pu sentir et percevoir chacune des notes, qui ne sont pas nombreuses mais qui sont ciblées et douces. J’ai même perçu une note mielée bien que celle-ci n’existe pas. Midnight est pour un usage nocturne. Je l’utiliserais lors d’un concert ou d’un dîner important. C’est comme se sentir froide et avoir un cœur chaud. La couleur bleue de la bouteille me fait penser à la royauté. Je pense aux Poison comme si elles étaient des sœurs : Pure la plus innocente et petite, Tendre la moyenne et douce, Poison celle de l’instinct maternel, sévère mais douce. Hypnotic est la coquette, la belle, et Midnight est l’élégante et cultivée, la majestueuse mais aimable. Malgré le fait que je trouve l’odeur un peu mature pour mon âge (23 ans), cela ne me dérange pas. Au contraire. Parfum : 8,5/10. Sillage : 8/10. Tenue : 9/10.
Pour moi, c’est sans doute l’étoile des Poison de Dior. C’est ce genre de fragrance qui ne passe pas inaperçue et on vous demandera quelle c’est. Heureusement, elle n’est pas très utilisée
On peut conclure que la ligne Poison dans son ensemble, y compris la version Poison Girl, est la mieux travaillée et la plus aboutie de Dior. Toutes sont si distinctes et spéciales, chacune une œuvre d’art en bouteille. Mais si l’une se détache, c’est Midnight Poison. Submergant : la seule note que je distingue est le patchouli (trop intense, brûlé et avec une teinte trop masculine), des roses et un ambre dense. Mon nez perçoit quelque chose d’aldehydique, comme du pétrole, haha. C’est un parfum trop puissant, définitivement pas pour tout le monde, avec une tendance unisex notable (les hommes qui veulent attirer l’attention : ce parfum va réveiller beaucoup de sensualité chez vous). Personnellement, c’est un non catégorique. Je l’ai acheté par erreur en étant fan du Hypnotic Poison, et quand on me l’a apporté, dès le premier spray, mon nez s’est froissé. Je suis une fille de 17 ans et ce parfum ne va tout simplement pas avec moi, il sent quelqu’un de plus âgé. Je m’imagine un patron ou une patronne l’utilisant. C’est très personnel et il sied à la bonne personne. Longévité et sillage immenses. Un spray inonde toute une pièce. J’aurais dû avoir honte pour Dior d’avoir arrêté cette œuvre maîtresse pour continuer à sortir des flankers fades et à satisfaire le marché. Définitivement 10/10, mais il ne reste pas avec moi, je le donnerai à ma mère qui l’adorait.
Je peux dire oui, parmi celles que j’ai, c’est celle qui persiste le plus sur ma peau et qui laisse le sillage le plus impressionnant, je ne sais pas pourquoi, mais ma peau semble incapable de s’en débarrasser. J’adore, je l’ai depuis quelques années et son odeur n’a jamais changé. C’est un parfum sombre et mystérieux que je n’ai pu porter que la nuit, vêtue de noir et à talons ; il est écrasant mais très masculin et en même temps très féminin, je n’ai aucune idée de pourquoi ils ont arrêté cette fragrance, je suppose qu’elle ne vendait pas ce qu’ils attendaient ou que ses composants étaient trop bons et ne se justifiaient pas financièrement… qui sait. Sur les foulards, l’odeur reste jusqu’au lavage, c’est comme un chat noir qui ne sort que la nuit, craignant d’être maltraité à cause de sa mauvaise réputation… car il a vraiment eu une mauvaise augure, rapidement l’inquisition l’a retiré du marché. Pour moi, la meilleure Poison qu’ils aient créée. Durée brutale, sillage vertigineux.
Après deux ans de recherche sans espoir, j’ai enfin trouvé ce parfum. Chaque passage en parfumerie était une quête désespérée pour Midnight Poison ou Belle d’Opium. Ce mercredi, entrant dans une petite boutique de quartier, la vendeuse m’a souri en me montrant un flacon de 50 ml à 40 euros, commandé par une cliente absente. « Voulez-vous ? » Elle ne put s’empêcher de rire à mon expression, mais j’ai vu le ciel s’ouvrir. Malgré le Black Friday, c’est celui que j’ai emporté avec un sourire aux lèvres, sans même l’essayer, impatient de rentrer. L’ouverture est vive : une bergamote pétillante baignée dans un patchouli liquoreux et une touche de prune. Les notes moyennes sont discrètes, peu florales, peut-être une rose subtile mêlée à un jasmin doux. La base domine de bout en bout : un patchouli puissant et précieux fusionnant avec un ambre chaud, transformé en miel qui se fond sur la peau. Je perçois aussi une touche terreuse et amère de vétiver ou de mousse de chêne, des traces de daim, de tabac, de sandale crème et de liqueur. Un mélange subtil et masculin. Ni juvénile, ni romantique, ni délicatement féminin : unisex mais profondément masculin. Je l’adore, c’est si sensuel que je rêverais de l’entrevoir au cou d’un homme. Ce n’est pas le parfum d’un mâle alpha dur, mais d’un gentleman sombre au cœur d’or. Classique, élégant, sombrement lumineux : une lumière de lune. Chaleureux, enveloppant, enivrant et soyeux. Idéal pour l’automne et l’hiver, nocturne et mystérieux. Excellente tenue, environ 9 heures, avec des rafales subtiles. Je l’adore ! Le flacon est ravissant, bleu minuit, facile à tenir. Parmi les Poison, celui-ci et Pure Poison sont mes préférés. Je ne peux pas finir sans dire ce que j’ai ressenti. Je sais que je peux être brutale, mais rappelez-vous la pub « Je cherche Jacques » ? C’est exactement cela. Si je rencontre un homme avec ce parfum, je ne lui demanderai même pas son nom. Bien que chypre, c’est une orientale. C’est l’odeur qu’on dégage en rentrant après une nuit, avec les notes accumulées. Boisé en se promenant, cuir ou daim de voiture, fumée d’une cigarette, bon alcool, aussi chaud que la laine vierge d’un pull, et la fraîcheur du givre du matin. Je l’adore et je l’utiliserai souvent cet hiver. Comme j’aime quand les parfums sentent aussi bien qu’ils semblent ! PS : Je viens d’apprendre qu’il n’est pas reformulé, le mien a l’anneau argenté et les mêmes lettres grandes, donc 2007. Mon cadeau de Noël anticipé. Plus heureux qu’un lièvre !
Tu me fais mal, car je t’aime trop… En tant que passionné de mystère et d’obscurité, le nom seul « Venin de minuit » a suffi à capter mon attention. Avec l’image vampirique d’Eva Green montant les escaliers du Palais Garnier et la bande-son retentissante, je l’ai pris comme une offense personnelle et je suis allé l’essayer. Oh surprise ! Une overdose de patchouli, une de mes notes favorites. Des pétales de rose sombres flottant dans le patchouli, zeste de bergamote et mandarine, quelques gouttes d’essence de vanille, des morceaux d’ambre : tout est mélangé et servi dans une pomme de couleur minuit. Il conserve l’ADN du concept Poison : une légère touche médicinale, toxique, chimique, un « quelque chose » qui fait penser à du dangereux. Accompagné d’une sensation de fleurs blanches, humides et vaporeuses. Ésotérique, romantique, classique, Midnight Poison vient d’un autre temps, d’époques passées, probablement de la fin du XIXe siècle, des décennies de fantasies médiévales, d’exotismes, de femmes fatales aux cheveux longs et ondulés étranglant et poignardant leurs amants, comme sur les affiches d’Alfons Mucha et les peintures de Klimt. Des femmes aux pupilles dilatées à la belladone, Luisa Casati, Mata Hari, Sarah Bernhardt, dangereuses et séductrices. Ou… pourquoi pas ? Des dandys excentriques aux mouchoirs de soie parfumés au patchouli et aux roses sanglantes épinglées sur la revers. Mais, laissant de côté la fantaisie, le parfum avait tout contre lui : pas du tout avant-gardiste, mais classique. Rien de mémorable ou d’original, la prédominance du patchouli lui donnait un air un peu « daté », ambigu, ésotérique. Lancé à une époque où les parfums gourmands, sucrés et caramélisés étaient les succès commerciaux, et de surcroît, le concept et l’image (que j’aimais personnellement) ont joué contre lui, l’éloignant du public jeune et le reléguant à un secteur de goûts plus « sombres ou classiques ». Ainsi, comme une créature nocturne, il est mort peu à peu dès qu’il a vu la lumière du jour. Trop de patchouli ? Pas assez de douceur ? Déloyalement masculin ? Monotone et simpliste ? Trop dark ? Hippie ? Je ne sais pas, mais (avec une profonde tristesse pour moi) la sombre Cendrillon n’est pas arrivée à l’heure du bal et le vampire n’a pas supporté la lumière du soleil.
Préliminaires : Il est bien connu que la production de Midnight Poison a cessé, et il me semble exagéré qu’il ait fallu trois parfumeurs pour sa création (sans oublier que les œuvres de François Demachy me laissent souvent indifférentes, ses meilleures fragrances se limitant à ce Midnight Poison et à la classique, bien que peu pertinente, Passage ; pour le reste, il semble être un esclave condamné à fabriquer les éternels flankers des lignes les plus réussies de Dior, ou à reconstruire ses classiques selon les nouvelles tendances et demandes du marché, comme Miss Dior (New) et Sauvage… lesquelles, toutes deux, semblent moyennes, voire médiocres et peu originales ; Jacques Cavallier, quant à lui, avait déjà de l’expérience avec Olivier Cresp sur Nina de Nina Ricci, mais ses meilleures œuvres seraient Nu et Opium Pour Homme de Yves Saint Laurent, Ultraviolet de Paco Rabanne… et peut-être Classique de Jean Paul Gaultier avec les fragrances d’Issey Miyake ; Enfin, Olivier Cresp est un succès commercial assuré, ce qui m’étonne qu’une de ses créations ait été déscontinue, bien que ses plus grands succès ne soient pas toujours aussi bien accueillis par le marché qu’on le dit). En observant Midnight Poison : beaucoup de commentaires indiquent qu’il est unisex (principalement grâce au patchouli), et bien que ce soit assez juste, je dois dire que le fait d’être unisex ne signifie pas qu’il est désagréable, et si l’on attribue un genre aux parfums, la ligne Poison dans son ensemble est pleinement androgyne (l’exception étant Pure Poison). Sans compter le prétentieux spot publicitaire qui nous présente Eva Green dans un style vampire gothique dans un château grégorien pendant que Space Dementia de Muse déchaîne son instrumental (à mon avis, une pub très générique, visant une perception très vide de l’œuvre que est Midnight Poison). Avis : Midnight ouvre avec une charge brutale et violente de patchouli sur un fond citrus ; c’est indubitablement un départ outrancier et simple, facilement compréhensible et envoûtant, extrêmement séducteur et agressif, bien qu’il contienne une touche de « vapeur ou brouillard pressurisé ». Le cœur est une rose magnifique, joyeuse, joviale et mystérieuse ; que les considérations romantiques des roses dans la littérature classique-romantique ne les trompent pas, car cette rose est suggestive, froide de cœur et friande du mal. La base est la plus simple, étant un renforcement du patchouli (présent tout au long du développement de Midnight), complété par une vanille et un ambre conformistes et subtils. Midnight Poison serait, selon moi, l’un des rares flankers de Poison à respecter la prémisse conceptuelle de la fragrance originale, et ce, alors que Hypnotic Poison et Pure Poison ne sont pas de mauvaise qualité, mais à mon perception, n’ont presque rien de « Poison » dans leur exécution (ils ne sont que le premier adjectif de leurs noms) ; Midnight, quant à lui, rend hommage à l’idée avec laquelle Poison a été conçue, étant une excellente représentation de l’adaptation d’une fragrance qui, dès le début, était sombre, à l’essence de mystère et d’occultisme qu’elle délivre.