Pour homme

Tabac

Marque
Tabac
4,05
/5
937 évaluations

Accords principaux

Description

Tabac de Tabac est une fragrance de la famille olfactive aromatique fougère pour homme. Lancée en 1959, cette composition dévoile en ses notes de tête des aldéhydes, de la lavande, du neroli, du citron et de la bergamote. Le cœur de la fragrance déploie du géranium, du santal, des aiguilles de pin, de la rose, du jasmin et de la racine de iris, tandis que les notes de fond révèlent un tabac intense accompagné d'ambre gris, de mousse de chêne, d'ambre, de haricot tonka et de vanille.

Résumé rapide

Quand la porter (votes)

  • Hiver 27%
  • Printemps 26%
  • Été 14%
  • Automne 32%
  • Jour 73%
  • Nuit 27%

Notes clés

Communauté

937 votes

  • Positif 83%
  • Negatif 15%
  • Neutre 2,2%

Pyramide olfactive

Structure complète de la fragrance : de la tête au fond.

Communauté

Ce que disent les utilisateurs sur la possession, la préférence et le meilleur moment pour la porter.

Possession

L'ont-ils, l'ont-ils eue ou la veulent-ils ?

Usage recommandé

Saison et moment de la journée avec le plus de votes.

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Caractéristiques

Résumé des votes sur la longévité, le sillage, le genre et la perception du prix.

Longevidad

Escasa

Débil

Moderada

Duradera

Muy duradera

Estela

Suave

Moderada

Pesada

Enorme

Género

Femenino

Unisex femenino

Unisex

Unisex masculino

Masculino

Precio

Extremadamente costoso

Ligeramente costoso

Precio moderado

Buen precio

Excelente precio

Avis

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36 avis

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  • J’ai enfin trouvé ce parfum, 300 ml pour 18 €, du lot datant de 10 mois. Je l’avais ignoré par préjugé, mais j’ai raté une pépite. Il a cette touche vintage qui lui va à ravir. Ce n’est pas de l’oud ni de la vanille, mais une fragrance de grande qualité à petit prix dont l’évolution est admirable. Il débute classique, mélangeant Royale Ambre et savon. Le cœur est floral/boisé avec du santal sec, une racine d’iris poudrée et une note verte type pin. La base s’adoucit avec du bois et des touches poudrées agréables, ainsi qu’un léger jasmin. Cela me rappelle le Molinard Habanita à ras de peau. Sincèrement, c’est une beauté. Ce n’est pas simple, ça vaut le coup, il est inoffensif et évoque Varon Dandy. Je pense que Tabac mériterait d’être une marque indie. Mon usage : pour dormir, après la douche ou au quotidien. Genre : unisex, légèrement masculin. Climat : tempéré ou froid, printemps/automne. En chaleur, la poudrerie peut gêner. Moment : diurne.

  • Je ne juge pas le passé avec les yeux du présent : Tabac est mon expérience la plus significative, il évoque ma jeunesse. Je l’ai acheté il y a quelques jours et aujourd’hui j’ai senti l’ADN de Jovan Musk, Café Café, Old Spice ou Halston I-12. Ici, il n’y a pas de mode, si vous cherchez cela, vous serez perdu dans une aura nostalgique. Après midi, il reste à ras de peau, mais de temps en temps, je rapproche mon nez pour savourer son sillage.

  • Je ne l’ai pas aimé, peut-être. Il sent un monsieur de plus de 70 ans. Pitié, je l’ai testé trois fois et rien. Peut-être que si on mélangeait talc et bois citrus, ça irait mieux, mais tel quel, il sent une personne très âgée. Je peux me tromper, mais c’est l’impression qu’il me donne.

  • Patrick Suskind

    Les années 90 ont été mon époque la plus intense et heureuse. Adolescent, je touchais aux filles, flirtais avec des substances interdites, montais mon vélo bancal et exerçais ma liberté quand le mobile n’était qu’un jouet. Les dimanches, foot et manège sportif, en écoutant mes parents comme des oracles. Un jour, je suis allé voir mon oncle, un personnage particulier avec de gros boucles d’oreilles, des bottes en cuir, un jean déchiré, un t-shirt sans manches et de longs cheveux. Il accordait sa voiture avec des jantes disproportionnées et la musique à fond. J’échangeais du cabillaud contre des Héroes del Silencio, je fumais des Camel très chers et chez lui, il y avait de l’encens et des objets rares d’Afrique. Imaginez cela. Sur une table en bois, un grand flacon : Tabac, un parfum que je n’avais jamais vu. À la maison, mon père utilisait sa bouteille d’Aqua Brava. En ouvrant le splash, j’ai découvert le premier choc réel : Tabac. Une odeur d’un autre monde. Pendant 20 ans, j’ai rappelé cet arôme avec netteté, jusqu’à la semaine dernière où j’ai enfin trouvé une bouteille en spray. Ne demandez pas pourquoi un collectionneur n’avait pas ce premier clic, il n’y a pas d’explication, mais j’ai trouvé une solution. La sortie m’a déstabilisé : neroli piquant et alcool fort, rien à voir avec mon souvenir. Quelques minutes plus tard, des tonnes de musc sous une base florale riche, similaire au Rasasi Musk Naqaya (moins de projection). Au début, je ne détectais pas mon odeur de mémoire, mais avec le temps, la magie est apparue. En entrant dans les notes de base… BOOM. Cette odeur est revenue, peut-être avec moins de force, mais charmante et super évocatrice. Je me demande si mon oncle avait l’EDT ou l’EDC. C’est l’exemple clair qu’on peut faire des parfums niche bon marché et que le prix est souvent juste du positionnement.

  • Patrick Suskind

    Les années 90 ont été mon âge d’or. Adolescent, je touchais aux interdits, montais sur ma bicyclette cassée et vivais la liberté avant que le mobile ne devienne l’apanage de tous. Un dimanche, je suis allé voir mon oncle, un personnage bizarre qui me semblait le summum : gros boucles d’oreilles, bottes en cuir, jeans déchirés, t-shirt sans manches, cheveux longs avec des moustaches et lunettes de soleil. De plus, il avait la voiture la plus tunée de la ville, des jantes disproportionnées et une musique qui résonnait dans tout le quartier. J’échangeais du cabillaud contre des Héroes del Silencio, fumais des Camel très chers et dans sa maison, il y avait de l’encens et des objets rares d’Afrique. Sur une table en bois se trouvait un énorme flacon de Tabac, qui me semblait super, quelque chose que je n’avais jamais vu. À la maison, mon père utilisait toujours sa vieille bouteille d’Aqua Brava. En ouvrant le splash de Tabac, ce fut un choc réel, le début de ma relation avec les parfums. Je l’ai trouvé d’un autre niveau. Je me le rappelle nettement jusqu’à la semaine dernière où j’ai acheté la bouteille. Ne me demandez pas pourquoi un collectionneur n’avait pas cette première odeur qui donne le coup de foudre, mais j’ai déjà réglé ça. J’ai acheté l’EDC en spray. Le départ m’a déstabilisé, un neroli piquant avec beaucoup d’alcool qui ne ressemblait pas à ce que je me rappelais. Quelques minutes plus tard, des tonnes de musc sous une base florale très riche, similaire au Rasasi Musk Naqaya. Avec le temps, la magie est revenue : BOOOOMMMMMMM, cette odeur est revenue, peut-être moins forte mais enchantante. Je me demande si mon oncle avait l’EDT ou l’EDC. C’est l’exemple clair que l’on peut faire des parfums de niche pour peu d’argent et que le prix est souvent juste du positionnement.

  • Parfum lié à mon enfance, comme Aqua Brava, Jovan Musk, Varon Dandy, Brumel. Arôme extraverti et chaleureux

  • jerry drake

    Sou souvent attiré, surtout en hiver, par des parfums du passé : les années 70, 80, 90, dont je ne savais pas quand ils étaient à la mode car j’étais enfant ou parce que d’autres noms m’attiraient plus. Je me demande ce qu’il y a dans ces fragrances qui me fait tomber amoureux sans remède. Je les trouve plus élégantes et complexes que beaucoup de parfums actuels, et j’aime ce sentiment car il rappelle des temps lointains où la galanterie était normale, même chez les jeunes, quand être femme impliquait qu’on vous ouvre la porte, qu’on vous aide avec votre manteau, qu’on vous félicite, qu’on vous écoute… Quand j’utilise des odeurs anciennes, je me sens un homme d’un autre temps et j’aime ça. La version vintage de Tabac EDC (basée sur un flacon des années 80) est quelque chose de hors du commun. Une fragrance chic qui fait vagabonder les souvenirs vers les derniers jours d’été ou d’automne chaud. Tabac est une machine à remonter le temps délicieuse, chargée de musc, de notes boisées et florales avec une touche animale qui correspond parfaitement. Plus intense et riche que la version actuelle, inévitablement reformulée, elle ouvre douce et fraîche avec une sensation harmonieuse et nostalgique. En phase médiane, un arc merveilleux de fleurs vers le bois avec une douceur subtile. La fin, réchauffée par l’ambre et la vanille, est un pur plaisir. Alors maintenant, je pue comme un vieux ? Bon, peu m’importe le moderne, cette version est un classique qui repose sur une étagère poussiéreuse avec une personnalité et un charisme que les fragrances contemporaines ne peuvent que rêver.

  • À quoi sentent les nuages ? Disait cette publicité pour des tampons. À quoi sentent les aldéhydes ? Je ne sais pas à quoi sentent les aldéhydes que tant de gens détectent, mais le départ où ils se trouvent est bon, frais sans être un agras conventionnel. Le séchage laisse une riche odeur de tabac et de mousse, mais le mauvais point c’est le trajet de la moitié de la durée. Une odeur florale de grand-mère difficile à digérer ; dans mon cas, j’essaie que ce moment passe dans la rue pour éviter les remarques sarcastiques, ce sera psychosomatique mais je me sens assez mal dans ma peau, heureusement que ça ne dure pas longtemps.

  • Ça sent littéralement le savon à raser d’un supermarché. Une odeur propre de barbier, je suppose… Comme le Splash. Pour le prochain printemps et l’été, j’achèterai le roilette et le gel douche. Pour se sentir propre et frais.

  • Edu Lezana

    Un véritable classique de la parfumerie et un survivant de naissance. Je l’ai porté à l’adolescence dans les fastueux années 80 et vous ne vous imaginez pas les compliments des filles. Dans les années 80, ce n’était pas à la mode et ce n’est toujours pas le cas, ce qui lui conserve un esprit exclusif. Sur moi, il a une bonne tenue pour une eau de Cologne et fait toujours ressortir ses aldéhydes aux notes florales et ambrées. Cela lui donne de la chaleur, de la densité et de la propreté. Il a cette touche savonneuse, je imagine l’odeur d’un savon beige qui mousse dense et crémeux, une tablette de savon aux huiles hydratantes. Je l’ai réessayé aujourd’hui en parfumerie après l’avoir oublié pendant des années et il sent exactement comme la version des années 80. Très bonne tenue. Une eau de Cologne chaude, adulte, mieux adaptée aux climats froids (automne et hiver). Il n’existe pas d’odeur similaire et avec un prix surprenant pour sa tenue. L’odeur d’un savon exclusif qui donne une propreté chaude et enveloppante. Un travail bien fait.

  • juancar677

    Une eau de Cologne que les Allemands savent faire bien. Elle est classique, mais délicieuse, je sens des fleurs blanches si bien assemblées qu’elles sont magiques dans leur envol. Trainée et longévité excellents. Très polyvalente, elle ne passe pas inaperçue et génère des compliments. Je recommande sa bouteille dans sa boîte métallique ronde ; celle en carton est différente. C’est une EDC qui se comporte comme une EDT. Le regret est qu’elle ait été reformulée. Jusqu’à la fin 2015, elle avait la formule originale dans des boîtes métalliques ; maintenant elle arrive en carton, moins chère mais sans ressemblance avec ce qu’elle était. Pour moi, c’est déjà une COLOGNE oubliée, sauf pour ce qui reste dans l’armoire de la maison.

  • entredicho

    Tabac possède un côté charmant qui se marie avec une partie plus sobre. Il n’est pas statique, comme on pourrait le croire ; il oscille entre le doux et le sec, le talcumé et l’acide, avec une note d’eau véritablement semi-acide, florale et élégante. C’est une formule exclusive de ces magiciens que l’industrie a cessé d’embaucher, capables de créer des flacons intemporels. C’est la pièce qui laisse pensive dans un musée, comme un tableau de Monet aux nénuphars roses sur des eaux vert-bleutées. Frais comme un matin de mai, créé pour des hommes à la vision romantique, fidèles à un mode de vie intangible. À porter quotidiennement sans retenue, il évoque la paix et la sécurité. Je m’imaginais quelqu’un qui se lève, prend son petit-déjeuner et se rend au travail, cordial mais réservé, qui garde sa vie pour les siens. Un bon voisin, généreux quand il le faut, apaisant comme des coquelicots blancs dans votre bar de quartier avec l’odeur de sol lavé. Une exquisite de l’école ancienne pour des cœurs chargés d’histoires.

  • @pacolete hahaha, moi je ne le reconnais absolument pas, mais cette perception doit venir des aldéhydes ; cela me rappelle toujours le vernis Nelly, soit Air de Loewe, une autre bombe aldéhydique.

  • TABAC MAURER & WIRTZ, petit Drake. Je te le dis avec affection, tu peux parfois être dévastateur. Es-tu si sûr ? Il existe une autre annonce pour le ‘Mauer & Witz Tabac Original 2014′, mais ma critique porte sur l’eau de Cologne. J’adore cette fragrance, celle d’antan et celle reformulée (elle garde l’esprit de l’original). Je la connais bien, je l’ai sentie pendant des années sur l’homme que j’aimais et je l’ai récemment achetée. Sortie fraîche avec bergamote et neroli, elle fixe son parfum et dure énormément, plus que beaucoup d’EDP. J’ai pulvérisé mes poignets il y a plus de 5 heures et bien que je me sois lavé les mains, je le perçois parfaitement. Sur moi, la camomille ressort d’abord, puis le coquelicot, le santal et l’ambre. Ça sent la plante de tabac, Nicotiana, avec un caractère velouté, doux, enveloppant et très talcumé. Sans grande traînée, on le jouit à ras de peau, il invite aux distances courtes. Un homme avec cette fragrance sous-entend fraîcheur, tendresse et refuge. Je me souviens que tu m’

  • Pour moi, Tabac EDC a toujours paru très complexe, unique et de l’école ancienne. Je l’ai utilisé des centaines de fois et c’est l’un de mes favoris. Bien que peut-être il y ait eu une reformulation, las de remplacer les bouteilles, j’en ai acheté une de 300 ml et je n’en achète plus d’autres. Je ne pense pas que Tabac ait cherché à recréer une note de tabac réel ; c’est plutôt une idée, une sensation brumeuse due au contraste entre des notes claires (aldéhydes, bergamote, lavande) et d’autres sombres (géranium, mousse, coquelicot). Cela me rappelle des clubs de jazz bondés, des images en noir et blanc d’une colonie adulte et mûre. Fascinant son parfum talcumé, évocateur comme un film noir français. Il est robuste, avec une bonne tenue et une projection correcte. Si vous n’êtes pas dans cette vague, il peut ne pas vous plaire. Pour moi, c’est un classique incontestable : 10/10.

  • drakecito

    Désolé, mais c’était un véritable cauchemar. Une cologne de qualité très douteuse, avec une odeur de savon qui me donne des nausées. La note de tabac est ridicule. Heureusement, elle ne tient pas du tout : aucune projection, aucune tenue. Merci Dieu. Je l’écris pour ceux qui achètent à l’aveugle. J’espère ne pas vexer les fans. Avis sur une bouteille de 2016, je n’ai trouvé aucune merveille. Fragrance : 1/10, Longévité : 4/10, Sillage : 2/10.

  • Tabac Maurer & Wirtz. Drake, je te le dis avec affection, tu peux être dévastateur. Es-tu toujours aussi sûr de toi ? D’abord, clarifions qu’il existe une autre annonce pour ‘Mauer & Witz Tabac Original 2014’, mais cette critique est pour l’Eau de Cologne. J’adore cette fragrance, celle d’antan et la reformulée, qui garde l’esprit original. Je la connaissais bien, je l’ai sentie pendant des années sur l’homme que j’aimais et je l’ai récemment achetée pour moi. Au départ, fraîcheur de bergamote et de neroli, elle fixe l’arôme et dure énormément. Combien de fameuses EDP ne durent pas même un quart ! Je l’ai appliquée il y a plus de 5 heures, je me suis lavé les mains plusieurs fois et je la sens. Sur moi, la camomille ressort d’abord, puis le géranium avec du santal et de l’ambre. Ce sont ces trois notes que je remarque le plus dans la tenue. Ça ne sent pas le tabac, mais la plante, la Nicotiana, lui donnant un caractère velouté, doux, enveloppant et TRÈS TALQUÉ. Il a peu de sillage, mais on le profite mieux à ras de peau, invitant à la proximité. Un homme avec ça sous-entend fraîcheur, tendresse et refuge, le désir de s’appuyer la tête sur sa poitrine. Tabac… je me souviens que tu m’as ‘tué doucement’ à maintes reprises. Ce n’est pas à la mode, mieux, c’est exclusif. Il parle pour lui-même depuis des années. Il est unique, je n’ai jamais senti rien de tel. Le flacon est une merveille de collection. Le prix est un cadeau, pas bon marché. Une chose est le coût et l’autre la valeur. Salutations.

  • Il y a quelques mois, j’ai acheté un grand flacon de Tabac et il n’a rien à voir avec ce que je me rappelais étant petit. Le Tabac d’aujourd’hui n’est pas mauvais, c’est une Eau de Cologne agréable et sans prétention pour après la douche, sans attirer l’attention, et elle conserve la base de l’arôme

  • Il y a quelques mois, j’ai acheté un grand flacon de Tabac et cela n’a rien à voir avec ce que je me souvenais de mon enfance. Le Tabac d’aujourd’hui n’est pas mauvais, c’est une eau de cologne agréable pour se doucher sans attirer l’attention ; il conserve la base du parfum classique mais il est plus générique et doux, avec cette odeur de barbier ancien, type lotion Floyd ou Old Spice. Pour moi, Tabac était une explosion délicieuse et artificielle d’aldehydes, similaire à Kouros, puis un développement crémeux mais sombre et sec, comme une potion blanche corrompue dans des feuilles de tabac. Ce n’a jamais été une bombe de projection, mais le Tabac d’aujourd’hui est fade et inoffensif. Ce que j’adorais, c’était sa gravité, ses notes basses et âpres, rugueuses et veloutées. Il conserve encore cette sensation, mais il demande la permission de ne pas déranger. Autrefois, dans sa simplicité, je trouvais des nuances intéressantes qui le différenciaient. Ma bouteille de 300 ml porte depuis des années l’étiquette Eau de Cologne.

  • Une fragrance vintage. Un homme n’a pas besoin de s’habiller avec une fragrance aux millions de notes boisées pour se sentir viril ; l’homme se fait par l’attitude. Tabac est l’une des plus belles fragrances que j’aie portées, parfaite, crémeuse, douce, intime, romantique mais avec du caractère. Elle n’a pas besoin d’être stridente pour être supérieure. Les notes de jasmin et de camomille sont travaillées à la perfection, légèrement poudrée, crémeuses, avec une base de musc, d’ambre gris et d’aldehydes. La vanille est timide, je ne détecte pas de lavande ni de géranium ; le jasmin et surtout la camomille (crémeuse, pas métallique) captent toute l’attention. C’est comme un mariage entre Chanel N°5 (sans excès d’aldehydes ni côté animal) et des parfums traditionnels. Elle reprend le meilleur des deux, la camomille faisant la différence. Exquis. Le triste, c’est que le bon ne dure pas longtemps.

  • Lorsque j’ai commencé à m’intéresser à la parfumerie, tout le monde parlait de Kouros et Tabac comme références du fougère. Que fis-je ? J’ai attendu mes 25 ans pour les tester, puis je suis couru aux toilettes pour rincer la ‘pestilence’ qu’on m’avait vaporisée. J’ai détesté le monde du fougère pendant des années. Grande erreur. Aujourd’hui, je suis entré dans une parfumerie et je suis tombé sur Tabac. J’ai pris un papier et je l’ai vaporisé… Je me suis éprise. Quelle perle j’ai manquée. Peut-être ne devais-je pas l’odorifer si tôt. À cette époque, je ne distinguais guère les notes. Aujourd’hui, je dis que le Tabac (version pré-reformule) est une véritable pépite. Absolument hivernal, pour les climats froids. Un excellent tabac baigné dans la lavande, le pin et le clou de girofle. Délicieux et subtilement talqué, il rappelle légèrement les anciens savons de barbier. Il pourrait être totalement unisexué en phase de séchage.

  • Si ton Tabac EDC est une vieille version, quelle chance tu as ! Des flacons non reformulés se trouvent encore dans beaucoup de boutiques. En fait, dans l’une des quatre parfumeries que j’ai interrogées, ils avaient la nouvelle version mais ne la vendaient pas encore. Ils ne m’ont pas laissé l’essayer, mais elle sent sûrement différemment ; selon Fragrantica, elle serait plus calé et santal. De plus, sur le site de Mäurer & Wirtz, la boîte ronde en métal n’apparaît pas. Le nouveau de 2014 ne vient qu’en 30, 50 et 100 ml, donc il est plus probable que tu aies la version précédente, et elle est meilleure.

  • Enfin, j’ai testé l’EDT et je suis d’accord avec toi, Juancar677. À quoi bon l’acheter si l’EDC est déjà parfait ? Tabac EDC est imbattable en qualité, polyvalence et tenue, et il se trouve à bon prix en ligne ou en droguerie. Je m’en tiens à lui plutôt qu’à l’EDT. Comme le disait bofifa, l’EDT est plus conventionnel, avec des notes aromatiques vertes ‘puissantes’ des années 70 et 80, et il perd en qualité face à elles. L’EDC est plus complexe et beau. L’EDT peut être savonneux, mais l’EDC l’est encore plus, en plus poudré et musqué ; il donne plus de fraîcheur naturelle et de propreté. Pas étonnant, Tabac EDC a été créé à l’image d’une ligne de savons des années 30. L’EDC est plus riche, floral et aldéhydique, avec sa note de tabac distinctive. Sur ma peau, il a tenu plus longtemps (EDC : 8 heures ; EDT : 5). Voici maintenant le triste chapitre des reformulations… Heureusement, mon EDC a des années. On m’a dit qu’ils se sont égaillés depuis deux ans, donc l’EDC tel que nous le connaissons est devenu histoire. Je vais chercher un autre avec la vieille boîte. Le nouveau Tabac de 2014 est une simplification grossière. S’il n’a ni aldéhydes ni tabac, est-ce encore du Tabac ? Sur le site de Mäurer & Wirtz, on voit des photos de toutes les versions. Mon EDC datait de 1994 à 2000, il s’agissait déjà de la deuxième ou troisième reformulation par rapport à celui de 1959. Je suppose que ‘Original’ est comme ‘Initial’ ou ‘Première’, une invitation à mordre à l’hameçon d’acheter un classique fidèle à ses débuts.

  • juancar677

    Maeva, je suis ravi que tu aimes ! J’ai acheté mon flacon original de 300 ml en octobre 2015 et je suppose qu’il s’agit de la reformulation, la boîte est ronde en métal avec le même dessin marron. Mais ça sent super bien, avec une grande tenue et une sillage formidable. Je ne pense pas qu’il ait perdu autant qu’on le dit. Chaque fois que je le vois, ça me fait du bien. Si je me parfume demain, on le sent encore le soir. Je n’ai jamais remarqué de baisse de qualité.

  • juancar677

    @ Maeva. Si c’est le cas, nous allons en profiter au maximum. C’est une grande chance d’avoir déniché cette bouteille en octobre 2015. Nous verrons ensuite comment évolue le paysage. Pour le moment, nous savourons ces précieuses notes et leur excellente tenue et sillage.

  • Merci Maeva pour tes mots. Moi, je suis très content de Tabac et ça m’importe peu s’il est EDC, son rendement est optimal avec moi et ça suffit largement. Je ne l’ai pas testé le soir, mais du matin au soir il dure toute la journée ; peut-être que l’EDT ira bien le soir. Le rendement est pour toutes les saisons : frais en été et paradoxalement enveloppant en hiver. Cette Eau de Cologne n’est pas n’importe laquelle et on le sent. Elle est aussi agréable qu’un bouquet de fleurs ou un espace naturel. Elle est presque magique à mon avis et rend plus que ce que disent les écrits. Elle n’est pas bon marché, presque 60 euros, mais comme c’est de 300 ml sans spray, il n’y a pas lieu de protester.

  • J’ai les deux versions, EDC et EDT, et je dis qu’elles n’ont rien à voir, ce sont deux choses différentes. Le EDC est la classique, une Cologne ‘en noir et blanc’ qui rappelle les vieilles époques, un parfum masculin et raffiné, basé sur la lavande, la fève tonka et le musc. L’idée est ‘propre et soigné’, mais pas comme les colognes au citron, plutôt quelque chose de complexe qui donne l’impression d’une feuille de tabac fraîche. Pour être une Cologne, elle a une bonne tenue et une bonne projection. L’EDT est comme les parfums masculins classiques des années 80, forts et virils ; ici, quelque chose de savonneux, avec du cuir et du musc. Elle est aussi bonne, mais c’est une autre histoire. Le meilleur reste d’avoir les deux.

  • juancar677

    Je ne connais pas l’EDT, mais je vais demander dans les grands magasins où j’achète le EDC. Pour ce dernier, je dirais simplement qu’il s’agit d’une eau de Cologne extraordinaire qui se comporte comme un parfum typique, même sans l’être. J’ai reçu plus de compliments avec elle qu’avec des parfums de niche chers. Elle possède des notes très agréables qui projettent bien, surtout les florales. La longévité et la sillage sont formidables et n’en veulent pas à n’importe quelle EDT. Elle ne coûte pas très cher en flacons de 300 ml sans vaporisateur. Je continue d’opiner qu’elle est la reine des Eaux de Cologne. Une véritable merveille, sans aucun doute.

  • Maeva, je ne connais pas l’EDT de Tabac, du moins pas dans mes parfumeries où elle n’est pas vendue et je ne l’ai jamais vue sur le marché ; par tradition, il a toujours été EDC. Dans ma critique, je constate que je ne suis pas très utilisateur de parfums de jour, mon attention est portée sur ceux de nuit, c’est pourquoi j’aime les Eaux de Cologne le matin et après la douche. J’utilise Agua Brava et celle de Tabac. Sur la Version Originale, c’est la reine des eaux de Cologne et elle fuit les notes vertes, sauvages ou citriques. Elle possède des notes classiques qui n’ont pas passé de mode depuis près de 60 ans. Sa concentration est profonde et ses aldéhydes suivent les pas du Chanel N°5. C’est une Cologne avec un protagonisme floral, douce, délicate et sucrée. Toujours propre et un peu complexe pour être une EDC, très versatile et d’usage quotidien. Pratique et correcte, elle a des phases intéressantes mélangées par les aldéhydes, puis le cœur floral et le fond boisé poussiéreux. On ne peut pas demander à une EDC d’être une EDT, la dernière est une fragrance et la première une Cologne, de celles dont les Allemands tant savent. Mais je insiste, pour la journée elles sont jolies et pratiques, et celle de Tabac est très spéciale. Elle est un peu plus chère que la moyenne, mais elle rend beaucoup une bouteille de 300 ml sans spray. J’ai adoré redécouvrir Tabac et je la recommanderais aux hommes qui souhaitent sentir bon et propre au début de la matinée.

  • Cette critique porte sur Tabac EDC (il semble que l’EDT soit assez différente ; quelqu’un la connaît-il ?). Comme le disent bien Prieth et Kirtash, c’est une fragrance de barbier de l’école ancienne. Comme d’autres légendaires comme Mouchoir de Monsieur ou Vetiver, elle vient de temps où la tondeuse et le tabac à rouler étaient essentiels pour tout gentleman de classe. Il n’est pas étonnant qu’elle ait des accords propres (musc, lavande), savonneux (géranium) et talqués (racine d’iris), qui rappellent une coiffeur de messieurs, auxquels s’ajoute une note verte et sèche de feuille de tabac, renforcée par du mousseron et du pin. À cela s’ajoute la lavande, la fleur par excellence masculine, balsamique mais aseptisée, avec une touche de savon. La combinaison fait qu’au début, on perçoit propre, herbeux, poudré et citronné, mais les aldéhydes créent des feux d’artifice, un choc réel qui la rend fraîche et énergisante. J’ai été attiré par l’indéfinissabilité de Tabac, la difficulté à la classer. Elle a un côté mystérieux, sec et terne : la feuille de tabac, la fève tonka, le mousseron et le musc lui donnent une touche intrigante et sombre, et le géranium lui donne de la profondeur épicée. Elle est plus orientale et chypre (le mousseron est notable) que n’importe quel parfum aromatique commun. Elle est chaude mais fraîche ; masculinité conventionnelle mais intensément florale. Les fleurs jouent un rôle important. J’ai aimé voir que Kirtash la compare à des fragrances poudrées féminines emblématiques. Je ne l’aurais jamais associée, je ne sais pas par préjugé ou manque d’imagination, mais je suis d’accord. Si Tabac était de Guerlain, il s’appellerait ‘L’Heure Verte’. Poudré, boisé, balsamique, vert, floral-aromatique, avec des traits orientaux et chypre. En tant que parfum complexe, il ne perd pas sa fraîcheur aldéhydique ni sa pureté, donc il ne dérange pas les détracteurs des parfums orientaux chargés. Il est rond, comme le prouve sa continuité après presque soixante ans.

  • Cette critique porte sur le Tabac EDC (il semble que l’EDT soit assez différente ; quelqu’un la connaît-il ?). Comme le disent Prieth et Kirtash, c’est une fragrance de barbier de l’école ancienne. Comme d’autres légendaires comme Mouchoir de Monsieur ou Vetiver, elle vient d’une époque où la rasage et le tabac à rouler étaient essentiels pour les gentlemen de classe. Il n’est pas étonnant qu’elle ait des accords propres (ambre, lavande), savonneux (pivoine) et talqués (racine de lis), qui rappellent un salon de coiffure pour messieurs, auxquels s’ajoute une note verte et sèche de feuille de tabac, renforcée par le musc de chêne et le pin. À cela s’ajoute la lavande, la fleur des fragrances ‘masculines’, balsamique mais aseptisée, avec une touche de savon, liée aux rituels de nettoyage. La combinaison de ces ingrédients naturels fait qu’au début on la perçoit comme propre, herbacée, empoussiérée et un peu citrique, mais tous ces éclats se transforment en feux d’artifice grâce aux aldéhydes, créant un impact et faisant de Tabac un parfum très frais et énergisant. Ce qui m’attire, c’est l’indéfinissabilité de Tabac, la difficulté à la classifier. Indubitablement, tout n’est pas pureté et fraîcheur. Elle a un côté mystérieux, sec, terrien : la feuille de tabac, la fève tonka, le musc de chêne et l’ambre lui donnent une touche intrigante et sombre, et la pivoine contribue à sa profondeur en lui donnant une touche épicée. Résultat, elle est plus orientale et chypre (le musc de chêne est notable) que n’importe quel parfum aromatique commun. Elle est chaude mais fraîche ; d’une masculinité conventionnelle mais intensément florale. Les fleurs jouent un rôle très important. J’ai aimé voir que Kirtash la compare à deux fragrances empoussiérées féminines emblématiques. Je ne l’aurais jamais associée à elles, mais je suis d’accord. Si Tabac était de Guerlain, elle s’appellerait ‘L’Heure Verte’. Empoussiérée, boisée, balsamique, verte, florale-aromatique avec des caractéristiques orientales et chypre. Comme parfum complexe, Tabac ne perd jamais sa fraîcheur aldéhydique et la propreté qu’elle inspire, donc elle ne dérange pas les détracteurs des parfums orientaux chargés. Une fragrance ronde, comme le prouve sa continuité dans les parfumeries depuis près de soixante ans.

  • priethcallas

    Bon, en l’essayant, je me suis immédiatement transporté vers mes 10 ou 12 ans, jouant avec un flacon blanc type porte-clés de cette fragrance. Il faut garder à l’esprit qu’elle est sortie en 1955 et qu’elle sent une autre époque, un autre esprit. Le départ est un mélange de citrons, de lavande et d’aldéhydes, mais ensuite elle devient florale et délicate, presque féminine (comme ce qui est arrivé plus tard au Brut de Fabergé), se terminant sur une base classique qui me semble un peu trop talquée. C’est un point médian entre les lotions de barbier et la tendance florale d’après. Pour une Eau de Cologne, elle dure acceptablement, bien que la sillage soit faible à la fin. C’est relaxant, pour plusieurs jours mais plutôt pour la journée. Ce n’est pas pour les gamins, mais pour les nostalgiques matures ou les collectionneurs, hé hé.

  • priethcallas

    En l’essayant, je me suis transporté dans mon enfance, vers mes 10 ou 12 ans en jouant avec un flacon blanc type porte-clés de cette fragrance. Il faut se rappeler qu’elle est sortie en 1955 et qu’elle sent une autre époque, un autre esprit. Le départ est un mélange de citrons, de lavande et d’aldéhydes, mais ensuite elle devient florale et délicate, presque féminine (comme ce qui est arrivé plus tard au Brut de Fabergé), se terminant sur une base classique qui me semble un peu trop talquée. C’est un point médian entre les lotions de barbier et la tendance florale d’après. Pour une Eau de Cologne, elle dure acceptablement, bien que la sillage soit faible à la fin. C’est relaxant, pour plusieurs jours mais plutôt pour la journée. Ce n’est pas pour les gamins, mais pour les nostalgiques matures ou les collectionneurs, hé hé.

  • Boy.Capel

    Si Chanel N°5 avait un jumeau masculin, ce serait Tabac. Je ne me souviens pas avoir entendu parler d’autre parfum masculin avec autant de présence d’aldéhydes