Pour femme

Chanel No 5 Eau de Parfum

Marque
Chanel
Jacques Polge
Perfumista
Jacques Polge
3,60
/5
11 523 évaluations

Accords principaux

Description

Chanel No 5 Eau de Parfum de Chanel est une fragrance de la famille olfactive florale aldehydique pour femmes. Lancée en 1986, la composition est signée par le nez Jacques Polge. Les notes de tête révèlent des aldéhydes, ylang-ylang, neroli, bergamote et pêche ; le cœur déploie iris, jasmin, rose et lilas ; tandis que les notes de fond s'assègent sur santal, mousse de chêne, vanille, patchouli et vétiver.

Résumé rapide

Quand la porter (votes)

  • Hiver 33%
  • Printemps 21%
  • Été 13%
  • Automne 33%
  • Jour 47%
  • Nuit 53%

Notes clés

Communauté

11 523 votes

  • Positif 62%
  • Negatif 29%
  • Neutre 9,0%

Pyramide olfactive

Structure complète de la fragrance : de la tête au fond.

Communauté

Ce que disent les utilisateurs sur la possession, la préférence et le meilleur moment pour la porter.

Possession

L'ont-ils, l'ont-ils eue ou la veulent-ils ?

Usage recommandé

Saison et moment de la journée avec le plus de votes.

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Caractéristiques

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Avis

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40 avis

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  • Yeli parfum

    Incroyable, ces aldéhydes sont magnifiques avec des notes citrus et florales… Subtil, vintage et classique. Je l’utilise quand je veux me sentir élégante et raffinée. J’ai adoré l’essayer, même si je ne pense pas le racheter.

  • Odeur complexe, un goût acquis comme le J’adore. Sophistiqué, élégant, classique et basique avec des fleurs et du talc, peut-être au point de rappeler une grand-mère avec ses pots de métal. C’est divin ; sur ma peau, le jasmin et le santal ressortent, la bergamote apporte de la fraîcheur. Ce n’est pas pour le quotidien, mais pour les occasions importantes, les dîners ou les mariages.

  • Blaaacklotus

    Mon parfum des 13 aux 16 ans… je ne comprends pas pourquoi on dit que ça sent grand-mère. Je dois m’en procurer un nouveau flacon bientôt.

  • UndercoverLover

    J’attendais beaucoup plus compte tenu de sa réputation, mais ça sent grand-mère. C’est une fragrance pour femme mature, intense, pas moche, mais je ne l’utiliserais pas. J’aurais aimé qu’elle me plaise, mais je ne trouve pas son charme.

  • Quelle belle odeur, je savais que dès le premier essai, je t’aimerais. Même si on m’a fait douter, tu viendras dans mon cœur 🤗

  • Un classique éternel. Le Chanel No. 5 a une touche de poudre inconfondible qui transmet l’élégance. L’âge n’a pas d’importance, même jeune, je le valorise comme une joye indispensable. Il ne ressemble à rien d’autre : il se distingue toujours et crie classe.

  • Romina Cracogna

    Ce sera sans doute le parfum par excellence, mais pas pour moi. Ça me donne des nausées, des maux de tête et des yeux, ça irrite ma gorge. Ça me rappelle celui que ma mère utilisait il y a plus de 15 ans chez Avon, c’est exactement pareil ! Je n’ai jamais aimé et ce fut une déception abyssale de l’avoir

  • Gabriela Zephora

    Avis sur une bouteille vintage héritée. Velouté, avec une ouverture d’aldéhydes, ylang-ylang et agrumes. Ensuite, roses, lys et jasmin sur un fond d’ambre, vanille et bois, patchouli, encens et une finition musquée et poudrée. Le sentir sur ma peau, c’est voyager avec les fantômes du passé, voir les joies et les peines de ceux qui sont partis. C’est l’odeur de la poussière des vieilles cartes postales, l’amour qui reste comme un écho dans le temps, une poussière qui traîne les couleurs de vies vécues, des cellules de peau devenues poussière d’étoiles, attendant de renaître dans un million d’années.

  • Carcanuelo

    La version légale de l’original Chanel N°5. L’UE, avec son zèle réglementaire, s’acharne à ruiner l’industrie et les champs européens, ainsi que la parfumerie. Elle semble plus scrupuleuse vis-à-vis des substances allergisantes pour une personne sur un million dans les produits de base que pour les effets secondaires des vaccins ou des farines d’insectes légalisées. Bon, que dire de ce parfum qui n’ait pas été dit : un icône vintage, élégant et féminin. Le blanc floral est en vedette, adouci par le santal, les muscs et les aldéhydes, entre notes animales et propres. Le côté citrus est éphémère et la rose avec l’iris le lie avec une touche verte (géranium). Il nous évoque les mères et les grand-mères, chaleureux mais difficile pour les nouvelles générations. Élégance, féminité et classicisme.

  • Mimicheri

    Un cadeau de mon père pour ma mère avant ma naissance, qu’elle m’a ensuite transmis quand j’étais déjà grand. Mais elle l’avait donné pour se débarrasser de lui ; sur 20 ans d’écart, il n’a été porté que deux fois, et moi encore moins depuis que je le possède. Je n’aime vraiment rien, ça sent la dame âgée, sec et lourd. Je ne vois d’autre usage que décoratif, même si c’est un classique élégant.

  • Un bon jour, je l’aime ; un mauvais jour, je le déteste… j’ai eu des opinions très contrastées sur le Chanel N°5 ; parfois ça sent les pieds de diabétique, d’autres fois il brille avec son beau parfum propre et floral. Ce n’est pas pour tout le monde et je ne recommanderais vraiment pas d’acheter sans avoir senti.

  • Emilio E.M.G.

    Un siècle plus tard, il reste merveilleux. Élégance liquide, accueillante et rafraîchissante en même temps, simple et sublime. Si différent comme le reflet du miroir : le miroir est le même, mais ce qu’il reflète varie selon celui qui s’y regarde. Critiquer négativement le N°5, c’est comme critiquer La Pietà, Hamlet, Les Ménines, Le Canon ou Autant en emporte le vent. Il y a des gens qui sont pa’tó et d’autres à patas.

  • Bon, bon… Je n’aurais jamais cru que le Chanel N°5 ferait partie de ma vie, mais une fois ma collection bien remplie, je me suis dit qu’il fallait au moins l’essayer. Je me suis approchée du stand et je l’ai emporté immédiatement. Heureusement, je ne l’associe pas à une tante ou une grand-mère enjouée, car personne dans mon entourage ne le portait. Pour moi, il évoque exactement Coco : un confort sophistiqué et sobre d’une femme distinguée mais décontractée. J’adore l’utiliser en hiver après une douche, quand j’ai besoin qu’il me réchauffe et me donne confiance. Je ressens surtout cette note propre des aldéhydes et le ylang-ylang dans toute sa splendeur ; c’est une composition abstraite et hétérogène, ce qui le rend intemporel et toujours d’actualité. Un amour pour moi.

  • Parfum puissant et sophistiqué, je pense qu’il convient mieux à l’automne et à l’hiver. Il a une longue tenue et je sais qu’il ne plaira pas à tout le monde ; il possède de nombreuses facettes olfactives et ce qui ressort le plus dépend du pH. Si vous l’aimez mais qu’il ne vous convainc pas, je vous recommande la version Eau Première, qui est un peu plus subtile.

  • Le Chanel N°5 n’est pas seulement un parfum, c’est une légende vivante qui est passée du luxe au symbole de la haute parfumerie dans sa gloire. Créé en 1921 par Ernest Beaux, il ne ressemble à rien de son époque : frais, aldéhydique et presque clinique, comme une robe de satin qui refuse de se froisser. Mais avec les années, prisonnier de la paradoxe de son succès, il vieillit au rythme de son public. Il a ouvert la voie avec des aldéhydes, mélangeant des fleurs blanches comme le jasmin et la rose à la vanille, le vétiver et le santal. Un parfum qui brisait les règles, apportant une fraîcheur savonneuse et abstraite à de nouveaux sommets. Cependant, les normes de l’IFRA ont obligé à le reformuler à plusieurs reprises, adoucissant ses bords. Ce qui était un équilibre parfait entre floral et terne a perdu quelque chose de son âme ; c’est comme voir une diva soumise à trop d’opérations. Des reformulations comme Eau Première et L’Eau sont fraîches, mais elles ne captent pas la magie de l’aîné. C’est comme mettre des baskets à une reine : moins inconfortable, mais on perd ce qui fait la spécificité. Le défi est sa base de fans : un public qui vieillit avec le parfum et le voit comme l’apogée du bon goût, alors que pour beaucoup, il sent le luxe d’un temps révolu. Les campagnes modernes tentent d’évoquer la rébellion de Coco, mais le parfum reste figé dans l’image d’un luxe ancien. L’ironie est de voir comment les fans le défendent contre toute critique comme si c’était une œuvre maîtresse intouchable, citant Marilyn et Coco comme des talismans sacrés. Ils se cramponnent à l’étiquette de ‘classique’ comme si cela pouvait faire remonter les aiguilles des montres et attirer un public qui ne veut pas sentir du savon cher et des fleurs en décomposition. Peu importe les prières adressées à l’autel des classiques, le Chanel N°5 sent un autre siècle, et aucun monologue ne changera cela. Il reste un titan historique, mais la pertinence lui échappe. Tandis que ses fans défendent son héritage comme un trésor national, le parfum lutte contre le temps. Chanel a fait tout son possible, mais parfois, un mythe vaut mieux le laisser en paix. Pour beaucoup, il reste une référence du luxe ; pour d’autres, un rappel que même les icônes ne sont pas immunes au vieillissement.

  • zoe_elPerfume

    Magnifique parfum avec une évolution étrange et complexe. Cela dépend beaucoup du pH ; chez moi, il sent fantastique, on me l’a toujours dit. Il arrive fort avec des fleurs et du santal, évolue vers l’ambre gris et la vanille, les fleurs persistent, et enfin, il sent le talc de bébé, rappelant Nounours. C’est le meilleur parfum que j’aie jamais senti ; il ne me surprend pas que certains ne l’aiment pas, ce n’est pas pour tout le monde. C’est pour des personnes sûres d’elles et amoureuses des parfums, celles qui ont un odorat privilégié. Totalement intemporel.

  • Benjamin Alamo - 1389

    Bouteille vintage avec vaporisateur splash : au début, une note vinaigrée, les aldéhydes rappellent la laque pour cheveux, bergamote et ylang-ylang. Ensuite, il sèche sur le jasmin et le muguet, puis après deux heures, l’iris talqué émerge, cette phase classique du N°5. Il devient intime, sent le savon traditionnel et possède une touche aseptisée absente de la version actuelle, plus florale mais moins profonde. La tenue sur la peau est brutale, plus de 8 heures, et s’intensifie avec l’eau ; sur les vêtements, c’est éternel. Il fonctionne mieux par temps froid.

  • Miperfumegatuno

    Je suis désolé, vraiment, je m’en excuse pour les amateurs de Chanel N°5, que portait la fameuse Marilyn Monroe et qui dormait seule avec quelques gouttes. À chacun ses goûts, personnellement, il

  • Candycandy40

    C’est un grand classique, mais peu importe mes tentatives, je ne l’aime pas. Je ne sais pas si c’est à cause des aldéhydes ou de son caractère vintage. J’aimerais tester les nouvelles versions pour voir si une plus douce me conviendrait.

  • Sur moi, ça sent le talc pur et j’adore. C’est un classique, pas jovial, mais ça donne classe et élégance.

  • Veranosol12

    Son séchage est une vanille poudrée, douce pour mon nez. C’est une légende qu’il soit difficile à porter, non.

  • Je ne suis pas experte mais j’ai un nez sensible ; je perçois la fumée de cigarette ou les fleurs mûres à distance. C’est merveilleux avec les fruits et les fleurs, mais le tabac ou le Chanel No.5 me donnent des maux de tête à cause de leur côté aldéhydique et talqué. Ça va bien à ma mère de 80 ans, une dame conservatrice, mais pour moi c’est trop. Il dure énormément sur la peau et les vêtements avec une sillage lourd ; c’est de la qualité, mais ce n’est pas pour moi. Il ne s’agit pas de dénigrer, mais d’être honnêtes : c’est un classique cher qui divise les avis. Certains l’adorent, d’autres s’y sentent offensés. Ma mère et moi nous sommes entendues en cherchant des lieux aérés et je lui ai offert le Coco Mademoiselle, qu’elle aime aussi.

  • Je l’adore pour ses notes, mais surtout parce qu’il dure toute la journée et sent propre : des roses délicieuses, fleur d’oranger et jasmin. Après quelques heures, il devient talqué sans perdre cette précieuse odeur de jardin. En fait, chez moi il y avait un oranger amer et quand il fleurissait, le soir, l’odeur était exquis et puissante ; j’ai toujours voulu un parfum comme ça. Sans savoir que mon Chanel 5 contenait du néroli, je l’ai acheté et peut-être est-ce pourquoi je l’aime tant. Je l’adore ! Il est fort au départ, mais quelle délice de payer pour quelque chose qui dure vraiment ce qu’il coûte. J’adore ça. On dit que c’est pour grand-mère (et les grand-mères sont sages), mais moi je préfère ce floral féminin à ceux qui sentent le gâteau. Même s’il existe des gourmands riches, les fleurs sont définitivement les miennes. Je préfère sentir des fleurs que du gâteau, ce parfum restera dans ma collection pour toujours. Je l’adore et c’est l’un de mes favoris !

  • AresGoodess

    D’abord : j’ai 4 chats et leur urine ne ressemble en rien au Chanel No 5. Et pour finir : ce parfum n’est pas pour tout le monde, il faut avoir du caractère. Ce n’est pas non plus un parfum de grand-mère (peut-être que votre grand-mère le portait quand elle était jeune et donc pas encore vieille). C’est pour une femme au caractère affirmé. Personnellement, je l’adore. Je préfère les fragrances sucrées et je tire mon caractère là où je ne dois pas le chercher. J’ai plus de 30 ans et j’ai aimé avant de connaître l’histoire de Chanel, Marilyn Monroe et tout ça.♥️

  • CHANEL N°5 : UNE OPÉRA SUR LA PEAU. Je perçois cette fragrance comme un savon de luxe au jasmin et autres petites fleurs blanches, avec une touche talquée et une base boisée douce, enveloppée dans cette effervescence pétillante des aldéhydes qui réconforte… et surtout, me rend heureuse. Je ne suis pas experte en parfumerie vintage ni n’ai entendu parler des anciennes formules, donc je ne sais pas si elles me plairaient. Mes souvenirs olfactifs les plus lointains remontent aux années 80 et je ne suis même pas sûre s’il s’agissait du vrai Chanel N°5 ou d’un savon Lux qui a laissé cette empreinte émotionnelle si profonde. Qui sait… Ce que je sais, c’est que j’aime toutes les versions, mais avec ce Eau de Parfum actuel, quelque chose de spécial m’arrive, difficile à expliquer. Alors je vais essayer avec une analogie d’une scène de Pretty Woman, quand Richard Gere parle d’opéra : « La réaction des gens la première fois qu’ils voient une opéra est spectaculaire : soit ils l’adorent, soit ils en ont horreur. S’ils l’adorent, c’est pour toujours. S’ils ne l’aiment pas, ils peuvent apprendre à l’apprécier… mais jamais cela ne leur touchera le cœur. » C’est ça. Que la musique de La Traviata m’enivre. Et le Chanel N°5 aussi. J’ai dit. 🍀

  • Je n’ai jamais très bien compris l’odeur d’aldéhydes jusqu’à ce que je teste le légendaire No 5, très difficile à trouver dans les parfumeries de mon pays : il ouvre avec une odeur comme cire de bougies légèrement citronnée, pour laisser place à un talc floral, pas

  • Mr. Baskerville

    @ Alex1984 Quelle belle critique ! Je ne savais pas grand-chose du Chanel N° 5 et j’adore apprendre de nouvelles choses. Je n’ai pas eu la chance de le découvrir plus tôt. C’est normal que le parfum évolue avec le temps et développe ses particularités. L’histoire est toujours intéressante à connaître. Merci.

  • RubyCrystal

    Je ne sais pas ce qui se passe… mais plutôt que de décrire et analyser une odeur, cet espace semble être un centre de décharge et de débat. À chacun son expérience ! De toute façon, le Chanel No.5 est un grand parfum, mais la réalité est que le prix et la marque changent profondément la perception et la manière de le décrire. Majoritairement, un parfum de célébrité ou économique reçoit des commentaires méprisants, mais si c’est d’une maison ultra-valorisée, les critiques négatives sont rares et si on dit qu’il sent une vieille dame juste parce qu’il y a du talc, on nous critique vraiment… Sont-ils vraiment honnêtes ? C’est si facile de manipuler les foules !

  • Benjamin Alamo - 1389

    Ce parfum sent le grand savon Dove avec une touche de jasmin très fin ; dès l’application, une pointe de citron ajoute de la douceur. Il est tendre, propre et “blanc”. Attention au premier spray : les aldéhydes sont piquants et peuvent rebuter si on n’y est pas habitué, donc testez sur la peau, pas dans l’air ou sur du papier. Une fois séché, il devient encore plus propre, moins savon Dove, mais un talc d’iris addictif. J’ai un flacon de splash des années 80 et la note animale est très chargée au début, avec un citron plus acide ; le séchage est le même mais plus réaliste. C’est spécial, élégant sans chercher l’attention, sans tomber dans l’introversion. L’actuel n’a pas beaucoup de tenue (3-4h) mais une projection modérée et bonne ; une fois séché, il s’adoucit énormément sur la peau, devient trop intime rapidement, ce qui ne me plaît pas tout à fait. Pour le prix, Chanel devrait revenir à la charge qui fut la sienne.

  • Je suis désolé de ma critique. Hier, j’ai eu l’occasion de l’odor et mes attentes étaient très élevées. Si on me vendait les yeux et qu’on me faisait sentir ça, je penserais que c’est de l’urine de chat ou quelque chose d’animal très désagréable. Je ne trouve aucune note florale ni citronnée. C’est très fort. Peut-être que le problème est le mien ou, comme j’ai lu dans d’autres critiques, j’ai un mauvais goût hahaha, mais c’est ce que je perçois. Mieux vaut ne pas acheter à l’aveugle.

  • Mr. Baskerville

    Oui, je souscris à l’idée que le Chanel N° 5 Eau de Parfum est difficile. Il est surestimé par certains et sous-estimé par d’autres. Récemment, invité chez une famille amie, j’ai été surpris : une jeune fille de 14 ans lisait des poèmes de Rabindranath Tagore (Le Gitanjali, célèbre à son époque) tandis que ses cousins et d’autres invités de son âge étaient collés à leurs téléphones à rire de leurs blagues. Assise sur un fauteuil en rotin, absorbée, détachée de tout et de tous, mais pas seule. En l’observant, une femme adulte, membre de la famille de la jeune fille, m’a dit à voix basse : “Fulana est à l’âge du paon. Elle lit ça, je ne pense pas qu’elle comprenne même”. Je lui ai demandé si elle avait lu les poèmes et elle a répondu non car elle n’aimait pas la poésie. Je lui ai demandé si elle croyait que la poésie était une lecture pour adultes et elle a laissé entendre que non, mais que les jeunes qui la lisent aujourd’hui se voient comme des excentriques (freaks, nerds, cerveaux, comme on les appelle maintenant). Je n’ai eu d’autre choix que de taire, car j’ai compris que si je continuais la conversation, je perdrais mon temps. Comme avec tous les repères, avec Chanel, il y a cette chose de s’asseoir sur la gloire : il y aura toujours ceux qui achètent le nom et non le produit, comme avec Ferrari, Harley, Swarovski, Dom Pérignon, etc., et élèvent leur acquisition au ciel sans comprendre pourquoi elle est si célèbre. D’autres ne comprendront pas la gloire de l’objet s’ils ne s’immergent pas dans l’histoire et la mentalité de sa création, ce qui les conduit à la rejeter. Mais il y en a quelques-uns, pour des raisons étrangères à la compréhension des précédents, à des années-lumière, pour qui la gloire leur donne un coup de fouet et l’œuvre les propulse vers un moi meilleur, comme en lisant Tagore ou en utilisant le Chanel N° 5 Eau de Parfum. Aucun n’est facile, mais les deux sont mémorables.

  • Mr. Baskerville

    L’ironie la plus grande est que Chanel, Madame Chanel, le N° 5 Eau de Parfum, Jacques Polge, Ernest Beaux et surtout le Parfum sont des légendes du XXe siècle, objets d’étude dans les meilleures académies, vendus à prix d’or et adorés par des centaines de fidèles dans le monde entier, tandis que nos opinions et nos colères s’effacent en deux semaines et que nos propres réalisations ne resteront probablement dans la mémoire que d’une centaine de personnes dix ans après notre mort. Faire de l’histoire n’est pas facile, encore moins à l’ère pré-internet. Ces parfums peuvent plaire ou pas, mais ils se sont imposés par leur renommée, et ni les créateurs ni les maîtres parfumeurs ne nient cela.

  • Ce parfum est super sexy, comme les gens disent qu’il sent grand-mère. C’est une œuvre d’art, un parfum élégant, une fragrance parfaite pour une femme mature. Rien d’odeur de bonbons ni de vanille. CELUI-ci est le parfum qui définit une femme sans aucun doute. Les aldéhydes sont la grande cause de cette “odeur de grand-mère”, mais j’ai l’impression que sans elles, ce parfum ne serait pas le même. J’ai beaucoup de curiosité de pouvoir sentir la fragrance originale.

  • Malgré les reformulations, dont je ne sais pas combien il y en a eu ni quand, mais sûrement beaucoup, car avant ça sentait (beaucoup) plus fort, voici, dans mon Top 5. Petits-enfants, pour le moment, je n’en ai pas : je ne suis pas à l’âge. De même, comme je l’ai dit sur le N° 5 Parfum, je ne considère pas un critère si c’est pour les vieux ou si on ne l’est plus : c’est de 20 à 120 ans. C’est, même et si on pousse, unisexué. Ça sent propre, à l’hygiène, au savon, super fort. C’est bestial. Tenue et sillage de 9/10. Ça peut être quelque chose de gênant pour d’autres personnes, car c’est une bête de fort même aujourd’hui, mais, à nouveau, dans la dose est le poison : on ajuste les pulvérisations et les retouches et c’est bon. Si le très fort de N° 5 EDP ou Parfum vous dérange mais que vous aimez cette odeur savonneuse, talquée et florale à la fois, essayez la version Premiere. Elle a moins de notes, on sent plus la vanille, c’est, en général, plus doux, plus de bureau, plus discret. Je préfère cette version EDP, bien sûr, mais là, j’ai bien haut la Premiere.

  • Heureusement ou malheureusement, peu de choses sont aussi démocratiques que les parfums. C’est pourquoi je les apprécie jusqu’à l’épuisement : ils peuvent nous tromper avec des histoires, nous coller de la publicité jusque dans les recoins les plus cachés, mais notre odorat est le nôtre, sans hiérarchies ni jugements de valeur qui succombent au banal “mieux” ou “pires”. On aime ou on n’aime pas, on n’a pas un meilleur goût pour parler plus fort, collectionner des hectares ou célébrer l’icône parce qu’elle l’est. Est-ce une œuvre maîtresse ? Indubitablement. Est-ce terrible et insupportable pour moi ? Aussi. Les aldéhydes sortent pour tuer, piquants, durables, agressifs, intemporels… avec le Ylang Ylang, ils créent une enjambée propre, savonneuse, citronnée. Pas comme aujourd’hui malgré les reformulations, mais plus verte, légèrement amère, archaïque, sans sucrerie et avec de légers touches floraux. Je insiste sur “archaïque” non comme insulte, mais comme quelque chose qui abonde peu aujourd’hui, et sous beaucoup d’aspects, c’est positif. Je respecte tous les goûts, il n’y a pas à dire, il aura son public et son moment. Je suis heureux qu’un mythe de cette envergure perdure, plaise et se maintienne, car sous beaucoup d’aspects, je me considère “vintager”. Il offre originalité, distinction, pedigree. Mais parfois je me demande si des créations comme celle-ci auraient eu le même succès lancées aujourd’hui, en flacon découvert, yeux bandés, sans étiquettes ni chiquinasseries avec perles chuchotant le paradis. Serait-elle aussi iconique uniquement pour ce qu’elle est et non pour son histoire, mythe et tralala ? La vérité est que nous ne le saurons jamais.

  • Cette fragrance est SURESTIMÉE. Uniquement parce que c’est “Chanel”. Fort dès le premier spray. J’ai perçu un bouquet de fleurs blanches, des roses fraîches avec une touche de vanille et de patchouli (un patchouli caractéristique très notable et agréable, je pense que c’est la seule chose pour laquelle je n’ai pas fini par l’adorer entièrement) immergé dans de l’urine. Ça sent l’urine.