Pour femme
Le Dix Perfume
Accords principaux
Description
Le Dix de Balenciaga est une fragrance de la famille olfactive chypre florale pour femme. Lancée en 1947, cette composition a été créée par le parfumeur Francis Fabron. Les notes de tête déploient des aldéhydes, du coriandre, de la pêche, de la bergamote et du citron ; le cœur révèle la lilas, la racine de iris, l'ylang-ylang, le muguet, la rose, le jasmin et l'amande ; tandis que les notes de fond s'installent sur l'algalia, le santal, la musc, le benjoin, la vanille, le vétiver, l'ambre, le baume du Pérou, la haricot tonka et le patchouli.
Résumé rapide
Quand la porter (votes)
Notes clés
Communauté
664 votes
- Positif 87%
- Negatif 11%
- Neutre 1,5%
Pyramide olfactive
Structure complète de la fragrance : de la tête au fond.
Communauté
Ce que disent les utilisateurs sur la possession, la préférence et le meilleur moment pour la porter.
Possession
L'ont-ils, l'ont-ils eue ou la veulent-ils ?
Préférence
Comment la communauté évalue cette fragrance.
Usage recommandé
Saison et moment de la journée avec le plus de votes.
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Longevidad
Escasa
Débil
Moderada
Duradera
Muy duradera
Estela
Suave
Moderada
Pesada
Enorme
Género
Femenino
Unisex femenino
Unisex
Unisex masculino
Masculino
Precio
Extremadamente costoso
Ligeramente costoso
Precio moderado
Buen precio
Excelente precio
Avis
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Le Dix est la pure essence des années 50, quand l’élégance sentait la violette, la poudre et les aldéhydes. Il évoque cette propreté savonneuse d’un cabinet de toilette impeccable. Il n’a pas innové sur la formule, mais incarné le standard de beauté de l’époque, héritier direct du N°5 et des violettes de Guerlain, avec ces bulles de savon qui définissent la décennie.
Le Dix est la pure essence des années
Le Dix de Balenciaga sent comme un Chanel N°5 avec une violette à fond. Son éclat aldéhydique et cette mélancolie florale lui permettent de marcher fièrement dans les rangs vintage, comme une femme élégante face à des adolescents en survêtement. C’est un chypre puissant et daté dans le bon sens : des fleurs intelligentes, des agrumes et des pêches qui apportent le soleil. Sa douceur initiale est une nostalgie pure, mais Le Dix la transforme en une femme forte et conventionnellement féminine, avec une touche gourmande qui l’adoucit. La base épicée et boisée le rend poudré et crémeux en séchant. Je ne l’utiliserais peut-être pas, mais je l’admire : il est féminin, luxueux et léger, avec une sillage qui vous enveloppe comme un voile dans un paradis aromatique.
J’ai testé un flacon vintage des années 80 et la qualité restait intacte. Balenciaga a connu ses hauts et ses bas après le départ de Dior et Chanel, et des années sombres dans les années 80 et 90, mais Le Dix appartient à sa bonne époque, signé Fabron. Ce que je attendais le moins était le départ : un coup brutal. Violettes macérées, marinées, acides et piquantes, avec des notes de térébenthine, de champignon et de vernis animal. C’est un choc de trains avec des aldéhydes, une pêche sèche et de l’algalie qui vous étourdit et vous donne le vertige, mais vous savez qu’il est bon. Il évolue magiquement : cette violette sombre cède la place à un courant froid de glycine, ylang, lis et rose, une France pure. C’est un cousin lointain de Grey Flannel, acide et floral, qui explique l’échec de l’ère Ghesquière. Fragrantica ne mentionne pas les violettes, mais elles sont là à fond. Une brume grise avec des éclats violets et orange. En base, un écho fantomatique de tolène, vanille et benjoin qui disparaît vite. C’est un parfum rusé qui vous laisse les yeux fermés, interprétant des histoires. Les années 40 étaient dures et fonctionnelles, et Le Dix sent cette austérité rationnelle : pour une femme qui fait du savon avec de l’huile usagée et transforme des os en croquettes. Ce n’est pas glamour, c’est retenue et luxe.
C’est l’un des meilleurs parfums violette de l’histoire, aux côtés de Violetta di Parma et Jolie Madame. Le Dix est une œuvre maîtresse qui ne devrait pas disparaître. Contrairement aux deux autres, il possède une arrière-goût épicé qui lui donne du caractère. Il me rappelle Arpège dans ce mélange de coriandre, ambre, benjoin et santal. Pour les amateurs de violettes, c’est une surprise : il sent des violettes poudrées, sombres et résineuses avec un fond semi-oriental, bien que la note ne figure pas dans la fiche. En vaut la peine de tester ce classique.