Pour femme
Miss Dior
Accords principaux
Description
Miss Dior, de la maison Dior, est une joye olfactive de la famille chypre florale, créée en 1947 pour les femmes. Cette fragrance a été conçue par les maîtres parfumeurs Jean Carles et Paul Vacher. Dans son ouverture, les aldéhydes, le galbana, la clématite, la gardenia et la bergamote offrent un départ brillant et sophistiqué. Le cœur de la composition révèle une floraison luxuriante avec le narcisse, l'iris, le géranium, la racine de iris, le jasmin, le muguet, la rose et le néroli. Pour finir, les notes de fond offrent une base chaude et persistante de mousse de chêne, cuir, vétiver, patchouli, myrrhe, ambre et santal.
Résumé rapide
Quand la porter (votes)
Notes clés
Communauté
3 364 votes
- Positif 83%
- Negatif 15%
- Neutre 1,4%
Pyramide olfactive
Structure complète de la fragrance : de la tête au fond.
Communauté
Ce que disent les utilisateurs sur la possession, la préférence et le meilleur moment pour la porter.
Possession
L'ont-ils, l'ont-ils eue ou la veulent-ils ?
Préférence
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Une véritable pépite du chypre floral, quel dommage qu’elle ne soit plus en vente. Le galbana ici est parfait et rond. Pour moi, cette fragrance résume le véritable concept d’harmonie et d’équilibre esthétique, quelque chose qui se perd de plus en plus (l’école de la vieille garde) que je défends beaucoup, sans renier la parfumerie moderne. J’espère que ce forum servira à sauver des trésors perdus dans la mémoire. Personnalité : 10/10, fixateur : 10/10. L’odeur est transportante et magnifique.
Une véritable perle du floral chypré, dommage qu’il ne soit plus disponible. Le galbanum le plus parfait et le plus rond que j’aie jamais testé. Cette fragrance résume pour moi le véritable équilibre esthétique, quelque chose qui se perd chaque jour (l’école ancienne que je défends sans renoncer au moderne). J’espère que ce fil aidera à redécouvrir des trésors oubliés. Personnalité : 10/10, Fixation : 10/10, Parfum : transporteur et magnifique.
Il y a quelques jours, j’ai reçu un colis avec trois échantillons de 5 ml de Dior : Miss Dior EDT, Poison Esprit et Dune. Bien que je ne sache pas l’année exacte, je les estime des années 90, car Dune est sorti en 1990. Je commence par Miss Dior. Au début, elle sent vert et joli, je suppose que c’est le galbana ; ensuite, elle s’installe et sent le bois, puis plus tard, une note terreuse et lodéane lui apporte de la fraîcheur. Parmi toutes les Miss Dior, j’avais seulement testé celle de 2017 et elles sont totalement différentes en odeur et en qualité ; je préfère sans doute cette version vintage. Je l’ai adorée. Note : j’ai fini la miniature avec regret, je ne sais pas si je pourrai en trouver une autre pareille, mais je suis ravi d’avoir fait la connaissance de cette pépite qui restera toujours parmi mes favoris.
J’ai reçu il y a quelques jours trois échantillons de 5 ml de Dior : Miss Dior EDT, Poison Esprit et Dune. Je suppose qu’ils datent des années 90, Dune étant sorti en 1990. Je commence par Miss Dior, mon premier test. Au début, l’odeur est verte, je suppose que c’est le galbanum, puis elle devient boisée et enfin une fraîcheur terreuse-lodienne que je n’avais jamais ressentie. Parmi toutes les Miss Dior que j’ai testées (seulement celle de 2017 avant), cette version vintage est totalement différente et supérieure en odeur et en qualité. J’ai adoré. Note : j’ai terminé la miniature avec regret, je ne sais pas si je trouverai une autre telle ; mais je suis heureux d’avoir découvert cette perle qui se place parmi mes favoris 💗
Élégance liquide. Beauté olympique. Zeus s’est transformé en pluie d’or pour séduire Danaé et Aphrodite aurait pulvérisé le Miss Dior sur les dieux et les mortels qu’elle a séduits. Miss Dior est l’enfant d’une époque d’après-guerre et de liberté retrouvée, et du désir de Christian Dior de créer une fragrance qui sentait l’amour. Et ainsi est-elle née : belle et libre, comme Aphrodite issue de la mousse de la mer. @allan27880 : comme tu me comprends. C’est du rêve, aussi cliché que cela puisse paraître. Et je l’ai aussi connu grâce à l’une de mes tantes. J’éprouvais une véritable fascination en voyant le flacon sur son étagère. Mes souvenirs de Miss Dior sont liés à mes sorties avec elle au cinéma ou au théâtre, à ses talons et à ses vestes de soie sauvage aux couleurs vives. Simplement contempler le flacon me fascinait. Ma tante me sortait souvent de l’ennui scolaire et je savais qu’avec elle m’attendaient de nouvelles et délicieuses expériences. Elle me tenait la main et le galbana, le mousse, l’aloès, le cuir et toutes ces notes robustes mais si distinguées me réconfortaient comme un élixir exotique. Aujourd’hui, elle a 85 ans et n’en a plus utilisé depuis longtemps. Il y a peu, je lui ai offert un flacon du Miss Dior de Demachy de 2013, pensant qu’ils avaient seulement changé le packaging. Je tirais depuis longtemps des mêmes parfums pour les occasions spéciales, j’utilisais des eaux de Cologne fraîches et je n’avais pas encore commencé à collectionner, donc, dans mon ignorance, j’ignorais le holocauste qui se perpétrait dans certaines maisons de parfumerie avec les reformulations. Quand ma tante l’a pulvérisé, elle a dit que c’était bon, que c’était joli. Mais je me souviens encore de son visage déçu. Elle s’est tournée vers les EDT doux depuis longtemps. Il y a peu, j’ai mis Cabochard 2019, dont la ressemblance avec Miss Dior est plus qu’intentionnelle (même sur le nœud du flacon…), et je l’ai fait sentir pour voir si cela réveillait un souvenir de son ancienne fragrance. Non. Sa mémoire ne va plus aussi loin. C’est la bombe d’aldehydes la plus élégante que j’aie jamais sentie et personne ne me convaincra qu’il existe quelque chose qui la dépasse. Je la trouvais et je la trouve toujours inaccessible, tant par son aura que par son prix, bien que je n’exclue pas d’épuiser mes économies pour m’offrir un flacon vintage en EDP. Jusqu’à présent, je me console avec mon Cabochard 2019, qui est très beau… mais pas autant qu’elle. Miss Dior est belle parmi les belles et il est impossible d’être plus belle.
Élégance liquide, beauté olympique. Zeus s’est transformé en pluie d’or pour séduire Danaé et Aphrodite aurait pu vaporiser Miss Dior sur les dieux et les mortels. Elle est l’enfant d’une époque d’après-guerre et de liberté retrouvée, créée par Christian Dior pour qu’elle sente l’amour. Belle et libre, comme Aphrodite née de la mousse de la mer. C’est un rêve, aussi kitsch que cela puisse paraître. Je l’ai découverte grâce à ma tante ; j’éprouvais de la fascination en voyant le flacon sur son étagère. Mes souvenirs sont associés à des sorties au cinéma ou au théâtre, avec ses talons et ses vestes en soie sauvage. Simplement contempler le flacon me fascinait. Elle me sortait de l’ennui scolaire et je savais qu’avec elle, de nouvelles expériences m’attendaient. Elle me prenait la main et le galbana, le muguet, le labdanum et le cuir me réconfortaient comme un élixir exotique. Aujourd’hui, elle a 85 ans et n’a plus l’utiliser depuis longtemps. Je lui ai acheté un flacon de la version Demachy de 2013, pensant qu’elle n’avait changé que la présentation, ignorant le holocauste des reformulations. Quand elle l’a testé, elle a dit que c’était joli, mais je me souviens de son visage déçu. Elle s’est tournée vers les EDT doux. Je lui ai fait sentir Cabochard 2019, dont la ressemblance est intentionnelle, mais sa mémoire ne donne plus pour autant. C’est la bombe d’aldehydes la plus élégante que j’aie jamais sentie et personne ne me convaincra qu’il existe quelque chose qui la surpasse. Je la trouvais inaccessible par son aura et son prix, bien que je n’exclue pas d’économiser pour un flacon vintage en EDP. Je me console avec mon Cabochard 2019, très belle, mais pas autant qu’elle. Miss Dior est belle parmi les belles et il est impossible d’être plus belle.
Me tester des parfums vintage me procure la même joie qu’à un enfant dans une boutique de bonbons. Rien n’est comparable en qualité, nuances et profondeur. Miss Dior est un intéressant ensemble de contradictions : un bouquet d’aldehydes floraux luxuriants dans une bouteille qui semble masculine avec des motifs à pattes de faucon. Le haut est une véritable délice, alternant bergamote et sauge fraîches avec le charme résineux du galbana, la gardenia et des aldehydes rayonnants, avec une saleté animale qui vous enveloppe avant le vernis féminin. La demoiselle Dior joue avec une innocence qui contredit sa complexité, devenant franchement plus sexy que ce que suggère sa présentation. Peut-être, faite pour la femme de 40 ans, représente-t-elle une sexualité socialement réprimée mais prédominante dans le secret des draps. Les fleurs vintage sont merveilleuses, égratignées sur une base de cuir et de tabac, coupées avec quelque chose de tranchant et de vert pour briller. Je voudrais remonter le temps et être dans un café avec une femme qui porte cet élixir, savourant chaque instant. Quand les parfums Dior étaient des œuvres d’art, des chypres sans compromis, disposés comme une robe de soirée dans un hôtel élégant. Expérience sensorielle, défiant et sophistiquée. Pour un odorat entraîné, il est indéniable qu’elle est d’hier, et c’est pourquoi elle est plus précieuse. Miss Dior est un chypre vert qui ne passera jamais de mode, créé par une main maîtresse avec beaucoup d’amour. Exceptionnel.
Dans ma maison d’enfance, il y avait un invité très mal accueilli : un savon de ‘boue de la mer Morte et soufre’ qui envahissait ma salle de bain et mon humeur comme un esprit méchant dans un planche à spirite. Ma mère disait que c’était bon pour la peau, recommandé par un dermatologue, qu’il nettoyait ce que vous salissiez depuis l’accouchement. Pour moi, c’était une arnaque, du marketing comme les annonces ‘bonne mine’ de l’eau de Vichy, car je suis trop têtue pour croire que l’eau ozonisée est différente de celle du Guadalquivir. Je m’en suis allée en boucle. J’aimais détester ce savon et utilisais des parfums pour cacher cette odeur de terre mouillée. Maintenant, je l’aime. C’est incroyablement terne et mousseux avec des herbes amères et de la sauge ; le cœur est une gardenia verdoyante similaire à Ma Griffe mais plus subtile, couronnée de narcisse, feuilles d’ortie et la piquante fraîcheur du galbana. C’est étonnamment unisexué, car l’esthétique de Dior était hyper-féminine, la
Miss Dior appartient à une nature trop sauvage et lointaine, comme des animaux éteints par la faute de l’homme. Dans une journée triste, j’avais besoin d’une telle présence pour m’accompagner. C’est comme se promener la nuit dans les couloirs d’un château de film de Terence Fisher, non par artifice mais par obscurité ; pourtant, l’éclat de son élégance le rend beau. Cela me rappelle des vêtements récupérés dans un cimetière, des lustres et des bougies à moitié consumées. Il possède un charisme non éclectique, fait pour séduire sans chercher à conquérir des nez simples. Son mot-clé est ‘éteint’. C’est une odeur éteinte de tant de choses disparues, comme de vieux vêtements dans un tiroir avec des savons, des herbes et des photos perdues. C’est le portrait d’une époque où l’on se parfumait pour s’intégrer à des normes préétablies, avec une sobriété sans relâche mais très sensible ; quelques minutes plus tard, il sent le dressing de femmes jolies, intelligentes et nobles. J’imagine comment elle se coiffe avec un peigne gravé de ses initiales. Une merveille, une pureté de race. Il me fait mal de penser que la douceur de ce félin éteint ait été connue au seuil de sa disparition. Il ne fait aucun doute que perdre ce parfum, c’est perdre plus qu’un liquide, c’est perdre l’un des meilleurs ADN de la parfumerie.
Il y a 10 ans, j’ai offert ce parfum à ma mère, qui m’avait coûté très peu cher à l’époque car il était original ; elle en est devenue folle de goût mais il ne lui a duré que très peu de temps. C’était l’un de ses premiers parfums de jeunesse et quand elle l’utilisait, l’arôme était tout simplement magique, scintillant et d’une élégance subjugante. Quelle délice de parfum, quelle force et quelle tenue magnifique. J’espère le retrouver un jour pour en acheter un pour elle et un pour moi.
Possibly one of the most important floral chypres in history. Compared to Miss Dior, Mitsouko, or Chypre de Coty, the sparkling, vibrant, and luminous character of the aldehydes—present only here and defining its signature—becomes evident. While there are surely connections with the other four, it is the aldehydes that make Miss Dior more vibrant. The green moss is exquisitely crafted, as is the galbanum; the narcissus is present, and the leather, though not dominant, contributes its share. A soft vetiver with citrus accents seals this iconic luxury. As hours pass, the aldehydes recede and the floral notes emerge. It is so refined and classy, perfectly conveying the feminine and elegant ‘New Look’ that Dior envisioned. It was sprayed as much as possible during its first show, surely so the trail would further grace the models. The feat of its formula could have been achieved by two noses who created classics separately; only by uniting them did they create another great success. I own the extract, cologne, and eau de toilette from the past. They are similar, but the cologne is slightly more soapy, the toilette has more aldehydes, and in the extract, the flowers (carnation, rose, lily of the valley) and the leather shine brighter, with calmer aldehydes.
J’ai eu la chance d’avoir il y a de nombreuses années ce chef-d’œuvre vintage, celui qui apparaît sur la photo. Vous n’avez pas idée de la beauté qu’il était, de sa complexité, de son caractère distinctif et de son opulence. Il évoquait le côté fort de la femme, comme Zsa Zsa Gabor, María Félix ou Ava Gardner, de vraies perles, avec une présence écrasante qui ne se dérangeait jamais. Tel était le Miss Dior que j’ai connu. Je ne peux pas décrire son évolution car j’avais dix ans quand ma mère me l’a offert (elle ne l’aimait pas) ; il était difficile de décrypter les notes. Je parlerai de l’âme du Miss Dior vintage : il sentait l’herbe, la poussière, avec des teintes sèches. Aujourd’hui, je dirais qu’il sentait la mousse, le galbana, le cuir, le patchouli, le vétiver, la racine de lis, le géranium et le narcisse. Au début, il pouvait être fort, sec et peut-être masculin, mais une fois installé sur la peau, la touche herbacée devenait élégante et poudrée, avec des fleurs parmi lesquelles je me souviens nettement du narcisse et du géranium. Je le vois très boisé ; pour moi, il était herbacé, le bois n’était peut-être qu’en fond comme une douce brise. C’est dommage et frustrant qu’on réduise en pièces des créations aussi belles, qu’on leur ôte l’âme, comme on laisse une fleur sans son parfum. Le Miss Dior était élégant, séducteur, intense et d’une grande personnalité, une véritable joyau.
C’est le parfum que je manque le plus, avec Envy et La Nuit. Il sort toujours, mais ce n’est plus la même chose. L’originale que j’utilisais enfant (des années 80) sentait le se promener dans la boue propre, l’eau fraîche avec des fleurs froides et des herbes, avec une seconde où on sent quelque chose d’animal et lointain. C’est propre/sale, chypre, croustillant et narcotique par sa pureté. Ce n’est pas séducteur type femme fatale, mais naturel, pur et atavique, sans fioritures. C’est unisexuel, comme si la Terre avait enfanté un parfum et qu’on l’ait mis dans un joli flacon. Je le manque terriblement.
Le Miss Dior est sorti sur le marché en 1947, juste à la fin de la Seconde Guerre mondiale, en même temps que l’établissement du ‘New Look’ de Dior. La fragrance faisait partie de l’ensemble, promouvant un public jeune, débutant mais ferme et audacieux. En vision aromatique, je la vois comme une fragrance assez en avance sur son époque. Elle est rapidement devenue un succès de vente, se distinguant car elle avait des titans comme L’Air Du Temps de Nina Ricci comme concurrents. Par curiosité, elle a été portée par des personnalités comme Eva Perón et l’actrice Rita Hayworth. Je considère le Miss Dior comme une fragrance en avance sur son époque ; elle pourrait passer inaperçue comme un lancement des années 70, s’adressant à cette structure d’accords chypres savonneux, croustillants et âpres de fragrances comme Aromatics Elixir de Clinique, Chanel N°19 ou même Diorella. Cela semble être une réponse immédiate à ce qu’était alors Ma Griffe de Carven. Rapidement, ce n’était pas une fragrance douce, en fait, elle était enthousiaste dans un sens assez jovial mais agressif et chaotique. Elle comptait sur un profil terriblement herbacé, âpre, sec, aigu et croustillant ; cela rappelait l’arôme d’herbes immergées dans la boue provoqué par la pluie, combiné par une série de traces florales diffusées par une couche classique d’aldehydes propres et savonneux. Le Miss Dior parvenait à combiner le ton terne des notes vertes avec la propreté des accords floraux et aldehydés pour obtenir une pièce unique, effervescente et magnétique qui semblait bouillonner de joie. Parfois, elle manifestait certaines nuances fumées et sèches rappelant l’encens (provenant de la note de galbana), et des tons viscéraux doux/balsamiques de labdanum et de fleurs ambiguës. Le Miss Dior était un parfum multidimensionnel, il comptait sur le meilleur des chypres classiques : les bords astringents, tranchants, concis et violents, et il les combinait avec la tendresse des aldehydes psychédéliques qui offraient un parfum si ambigu qu’il ne semblait être rien de ceux qui le composaient. Vert, croustillant, électrique, propre et extrêmement terne. Le Miss Dior était simplement une fragrance brillante à bien des égards. La longévité était excellente et le sillage modéré. En 2010, elle a reçu une ‘remasterisation’, où elle a été adaptée au contexte émergent des neo-chypres du nouveau millénaire, ou en d’autres termes, une réponse/imitation de Coco Mademoiselle de Chanel a été formulée, le nom a été conservé (avec un surnom entre parenthèses très laid) et une fragrance vendue qui, à mon avis, est simplement plate et clichée (sans mentionner son flot de flankers
Très belle critique Yadorán j’adore que vous souligniez à quel point cette fragrance était en avance sur son temps. À une époque où dominait l’oriental le floral aldehydé Dior a lancé un parfum à la fois versatile affirmé et dynamique sans sacrifier son élégance luxueuse des qualités qu’il a fallu vingt ans pour voir s’appliquer. Je voudrais ajouter que Miss Dior sentait « cher ». Aujourd’hui nous sommes habitués à ce que la plupart des parfums à cent euros sentent du déodorant Axe ; Miss Dior valait chaque peseta. Non seulement c’était une délice pour les sens mais en se distinguant de la masse des ingrédients la sensation finale était celle d’un parfum onéreux et luxueux avec classe. Ainsi sentait-on autrefois l’argent les produits qu’on ne pouvait pas se permettre au quotidien… aujourd’hui ça sent le chocolat bon marché l’ambroxane la réglisse et les groseilles nucléaires. Avec tout mon respect pour les fans des gourmands je pense qu’il en existe de bons ; moi-même je me réconcilie avec A-Men de Mugler et je n’y crois pas encore.】
Miss Dior est née en 1947, au moment où la guerre s’achevait et où Dior lançait le ‘New Look’. Elle était destinée aux jeunes filles courageuses et nouvelles. Olfactivement, elle fut très en avance sur son temps : elle a vendu énormément, surpassant même des géants comme L’Air Du Temps de Nina Ricci. Curiosité : Eva Perón et Rita Hayworth l’ont portée. Aujourd’hui, l’originale des années 40 sent un chypre des années 70 : vert, savonneux, rude et croustillant, comme de l’herbe mouillée dans la boue avec des fleurs et des aldéhydes purs. Elle est agressive mais joyeuse, avec des touches fumées de galbana et une douceur d’opium. Elle est électrique, terreuse et brillante. La tenue est bonne et le sillage modéré. En 2010, on l’a ‘remasterisée’ pour qu’elle ressemble à Coco Mademoiselle, ce qui l’a rendue un peu mièvre et ennuyeuse. Le Miss Dior Originale actuel tente d’évoquer les années 40, mais n’y parvient pas vraiment.
Sans aucun doute, c’est le parfum que je manque le plus (avec Envy et La Nuit). Même s’il est toujours produit, il n’a plus rien à voir. Rien. Je ne suis pas une personne extrêmement maniaque concernant les reformulations, mais le Miss Dior d’aujourd’hui est un autre parfum. L’originale, celle que j’utilisais enfant (dans les années 80), c’était comme se rouler dans de la boue pure, une boue impeccable, une eau aromatique et fraîche chargée de fleurs froides, ombragées et d’herbes ; puis, subitement, pendant une seconde, on sentait une rafale d’air transportant l’odeur d’un animal sale lointain. Un parfum propre/sale, chypré, croustillant et si confortable, si narcotique dans sa propreté. Il n’était pas séduisant au style d’une femme fatale, mais d’une manière naturelle, pure, atavique, dépouillée d’ornements. Absolument unisexuel, sans débat, comme si la Terre avait enfanté un parfum et qu’on l’ait enfermé dans le plus beau des flacons. Je le manque terriblement.
J’ai une bouteille vintage EDC Splash offerte par un ami et je suis bluffée. Elle est magnifique, simple, avec ce design ‘pied de poule’ ultra old-school. Je l’ai testée à 12 ans et je pensais que c’était ‘pour grand-mère’, mais aujourd’hui, c’est une autre histoire. En ouvrant cette bouteille des années 70, l’odeur m’a immédiatement submergée : un aldéhyde puissant et épuré qui pique légèrement le nez, suivi de fleurs timides (iris poudré, rose séché, jasmin, lis), du patchouli terreux, de l’ambre chaud, du santal crémeux et une touche fumée de cuir. Les notes de fond sont les plus marquantes : fumé et poudré, avec une légère amertume verte. Comme c’est une vieille bouteille, le haut de pyramide est un peu moins présent, mais la qualité des ingrédients est flagrante. C’est chic, fort mais doux, élégant et caractériel. C’est cette fille en robe et perles, agréable mais avec personnalité. Elle se porte toute l’année : chaude en hiver, douce en été. On sent l’originalité et la sophistication. Salutations du Chili !
J’adore ce parfum, il est élégant et exquis.
Ma mère l’utilisait pendant des années et maintenant c’est à ma sœur de le porter. C’est la version classique qui se rapproche le plus de l’originale de 1947. Elle est un peu plus fraîche qu’avant, mais conserve sa pureté, sa tenue et son sillage à la perfection. Élégante, romantique et joyeuse, elle convient aussi bien aux jeunes et aux femmes âgées qu’aux jeunes filles qui aiment l’harmonie et le romantisme. Disponible dans tous les points de vente officiels de Christian Dior.
Personne ne sait à quoi ressemblait l’originale, mais celle vendue en parfumerie entre 1998 et 1999 était exquisite… très proche de ce qu’Avon a ensuite créé avec Timeless.
Parfum romantique pour femme avec des notes florales et herbacées marquées, belles. Élégant et frais, idéal pour toutes les occasions. Un véritable chypre qui relève aussi du niche. Cette version classique du 47 résiste à toutes les rééditions ultérieures. Élégant, frais et très tenace. Si un homme le porte, le monde ne s’effondre pas.