Pour homme et femme
Odeur 53
Accords principaux
Description
Odeur 53 de Comme des Garçons est un parfum à la famille olfactive florale musquée et boisée, pour homme et femme. Lancé en 1998, ce parfum a été créé par le nez Martine Pallix.
Résumé rapide
Quand la porter (votes)
Notes clés
Communauté
798 votes
- Positif 73%
- Negatif 16%
- Neutre 11%
Communauté
Ce que disent les utilisateurs sur la possession, la préférence et le meilleur moment pour la porter.
Possession
L'ont-ils, l'ont-ils eue ou la veulent-ils ?
Préférence
Comment la communauté évalue cette fragrance.
Usage recommandé
Saison et moment de la journée avec le plus de votes.
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Longevidad
Escasa
Débil
Moderada
Duradera
Muy duradera
Estela
Suave
Moderada
Pesada
Enorme
Género
Femenino
Unisex femenino
Unisex
Unisex masculino
Masculino
Precio
Extremadamente costoso
Ligeramente costoso
Precio moderado
Buen precio
Excelente precio
Avis
Retours réels de la communauté sur l'usage quotidien, la tenue et le sillage.
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1 avis
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Odeur 53 promettait autrefois (je lis sur l’emballage métallique que j’ai conservé dans sa boîte) l’odeur de la fraîcheur de l’oxygène, de vernis à ongles, de cellulose, de métal, d’air pur de montagne, de dunes de sable, de feu, d’électricité, de linge séchant à l’air libre, de caoutchouc brûlé, de l’intensité minérale du charbon et de pierres enflammées. À une occasion, il y a bien longtemps, j’avais aussi entendu dire qu’il sentait le souffle d’un bébé. Eh bien. Tout le premier est faux. En partie. Il peut effectivement évoquer tout ce qui est promis, mais c’est un combo de toutes ces odeurs qu’on ne parvient pas à sentir séparément. Une tourbe étrangement chaude, ozonique et minérale. Cependant, la dernière affirmation est très juste : Odeur 53, dès la phase médiane et surtout en séchage, sent le souffle d’un bébé. Pas un bébé parfumé avec une eau de toilette classique, ni même du talc… juste du souffle d’un bébé ou de la salive fraîche d’une personne en bonne santé. Tel quel. La première phase est extrêmement étrange : avez-vous déjà senti les petits flacons de poppers ? Odeur 53 en première impression est comme un popper plus volatil, plus raffiné… on a l’impression que si on renversait le liquide, il s’évaporerait instantanément, comme avec l’acétone ou cette drogue. On ressent quelque chose entre répulsif et addictif. Ça donne envie de vomir, mais on revient y renifler son poignet. C’est un dégoût qui devient drôle. C’est là, après vingt minutes d’application, que l’intéressant opère : il se transforme en un parfum boisé, floral et musqué avec majuscules, mais avec une intention minimaliste, ni féminin ni masculin, crémeuse et avec une pointe de sale, tout en restant très synthétique, artificielle. Je ne parle pas de cette odeur artificielle des parfums génériques d’aujourd’hui. Non, c’est une artificialité intentionnelle, de laboratoire, aseptisée. À partir de là, on fait des associations : odeur de sable de plage, puis on essaie de former quelque chose ressemblant à des tas d’une rare argile musquée, je ne sais même pas si c’est de la sciure ou de l’argile, j’entends même de la pierre cassée, de petites pierres chauffées par le soleil et une idée approximative d’eau difficile à définir. Ce parfum sent tous ces concepts aussi étranges soient-ils. Mais au-dessus de tous, il se distingue soit par l’odeur de souffle d’un bébé, soit par l’odeur de peau humaine juste avant qu’un rendez-vous sexuel n’ait lieu. Une relation entre deux personnes propres qui n’ont pas encore tout à fait transpiré : peut-on capturer cette sensation d’électricité entre deux personnes qui se désirent dans un parfum ? Dans Odeur 53, je le ressens. Quelque chose de très étrange, cette dualité entre l’artificiel et le synthétique de la phase initiale (en termes d’odeurs et de concepts) et le carnal, très subtil, musqué et même innocent du séchage, qui sent exactement la salive d’un enfant, qui ne sent jamais mauvais, jusqu’à l’odeur d’un baiser passionné, avec cette pointe âcre, métallique et demi-douce de la salive. C’est un parfum très bizarre. Quand je dis bizarre, je dis très bizarre. Parce qu’en l’utilisant, vous passez de penser qu’on vous prend pour un imbécile à changer d’avis instantanément, et ainsi de suite. Quand vous le portez, vous vous sentez enveloppé entre le dégoût le plus absolu et la sensation que ce qui semblait au départ un composé industriel repoussant s’est transformé en un parfum aux notes boisées, florales et musquées, présenté de manière intime comme une eau de toilette avec une touche crémeuse… et c’est très déconcertant. Durée longue et sillage modéré, plutôt intime. De plus, je pense que compte tenu de la quantité de sensations abstraites qu’il contient, ce ne serait pas approprié qu’il soit une bombe qu’on sent à trois mètres. C’est un parfum pour être détecté très près. Il existe des parfums très sexuels, comme certains orientaux, cependant, aussi bonne que soit leur intention, dans la plupart des cas, ils se heurtent à la réalité : si la personne qui le porte ne vous attire pas, elle peut porter de la civette pure mélangée à du miel et du santal, vous donnera exactement la même chose. À la fin, s’il y a chimie entre deux personnes, peu importe qu’ils portent Gaultier 2 ou Sport Man, vous allez aimer de la même manière. Avec Odeur 53, je fais une exception. Je pense qu’aucun maniérisme ni ornement, sous l’étrangeté de ce qu’il évoque, bat un parfum très, très sexuel. Étrangement sexuel.