Cabochard Parfum par Grès
Féminin Masculin 1959
Accords principaux
Description
Cabochard Parfum de Grès est une fragrance de la famille olfactive pour hommes et femmes. Lancée en 1959, cette fragrance a été conçue par le nez Bernard Chant. Les notes de tête sont des aldéhydes, des notes épicées, de l'aneth, de la sauge, de l'asa-fœtida, du citron (citron vert) et des notes fruitées ; les notes de cœur sont le…
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La pyramide olfactive
Un guide sur l'ouverture, le cœur et le sillage durable du parfum.
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Dans la collection
Leading answer Je l’ai
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316 votes
Saison
Choose severalLeading answer Automne
194 votes
Moment de la journée
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Profil de parfum
À propos de Cabochard Parfum
Cabochard Parfum de Grès est une fragrance de la famille olfactive pour hommes et femmes. Lancée en 1959, cette fragrance a été conçue par le nez Bernard Chant. Les notes de tête sont des aldéhydes, des notes épicées, de l’aneth, de la sauge, de l’asa-fœtida, du citron (citron vert) et des notes fruitées ; les notes de cœur sont le géranium, le jasmin, l’ylang-ylang, la racine de lis et la rose ; les notes de fond sont le cuir, le mousse de chêne, le tabac, le patchouli, le vétiver, l’ambre gris, le santal, l’ambre et le coco.
Verts, herbacés et fougères Épices Fruits, légumes et fruits secs Fleurs Fleurs blanches Musc, ambre et notes animales Bois et mousses
Cela peut vous rappeler
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How it wears
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Longévité
Leading answer Longue durée
101 votes
Sillage
Leading answer Fort
124 votes
Caractère
Leading answer Équilibré
66 votes
Perception de la valeur
Leading answer Juste prix
50 votes
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Avis de la communauté
4 avis
Partagez vos impressions : notes de tête, évolution, sillage et occasions où ce parfum vous accompagne le mieux.
Excellent avis, presque tout a déjà été dit ; pourtant, on pourrait encore parler des merveilles de cette délices… Je l’ai découvert plus tard dans ma vie et il est devenu mon amour absolu. J’ai acheté à l’aveugle grâce aux notes olfactives et c’était un coup de foudre immédiat. Je me souviens encore de notre première fois : surpris car je ne connaissait rien de similaire, j’ai fermé les yeux quelques instants à le savourer pendant qu’il prenait toute mon attention et me volait le cœur. Depuis, les autres parfums ne sont que des amants passagers d’une nuit folle et éphémère, des seconds rôles, des caprices sans plus. Cabochard non, lui est l’amant fidèle, ferme, inconditionnel, définitif. C’est celui vers qui tu reviens toujours, qui t’attend les bras ouverts, sans reproches, qui t’accueille et t’embrasse doucement. Puis, par trahison, il saute sur toi ! Pure passion, s’accrochant à ta peau comme s’il n’y avait pas de lendemain pour t’accompagner intensément, sans te laisser de répit, pendant des heures et des heures. Cabochard Vintage n’est pas un simple caprice, c’est devenu une nécessité. Comme ceux qui noient leurs chagrins dans l’alcool, je noie les miens dans Cabochard, et mes joies avec encore plus de raison, pour les célébrer et les savourer. Parfois, simplement Cabochard, un verre de vin, un livre et une cigarette offrent un grand plaisir ; aucune autre fragrance ne me réconforte autant. Oui, c’est carnal, très carnal, sale, érotique, dur, sec, étrange, même rebelle ; mais il a su me conquérir au point que je m’identifie avec lui. C’est ainsi que je veux sentir et ne de aucune autre manière. Je ne m’imagine même plus sans lui. Je confesse que je le monopolise avec avidité et avarice par peur de le perdre, et tristement, il devient de plus en plus difficile à trouver, le prix ayant explosé ; il semble plaire davantage que nous ne le pensions. Parfois, je pense que je l’ai rencontré au moment le plus opportun de ma vie. Peut-être, si j’avais été plus jeune, avec des goûts différents et un odorat moins entraîné, n’aurais-je pas su l’apprécier ? Ou si ? Je ne le crois pas. Je pense toujours qu’une partie de son charme réside dans le fait qu’il est apparu au moment exact, avec la maturité nécessaire de ma part, car c’est un parfum qu’il faut prendre très au sérieux et savoir porter. Nous sommes d’accord : ce n’est pas pour tous les goûts, mais quand il conquiert, il dévaste, il bouleverse les cœurs et ne laisse personne indifférent ; on peut même l’adorer. D’ailleurs, dans une critique complète à laquelle tout le monde répond par « Amen ! », Casablanca77 commente que Cabochard est le cousin germain de Sikkiem de Lancôme. Malheureusement, je n’ai pas eu la chance de découvrir ce magnifique chypre. Mais en compensation, grâce à ces hasards de l’univers, j’ai eu récemment la chance de recevoir un parfum que je ne connaissais absolument pas, Kashmir de Milton Lloyd ; on raconte qu’il est sorti comme un clone de Sikkiem, et c’est vrai que Kashmir est le cousin germain de Cabochard Vintage, un chypre riche et classique que je n’ose même pas commenter tant la critique excellente que nous avons sur la page dédiée de Sidonie est parfaite. Je la remercie pour cette grande découverte. Si vous aimez Cabochard, vous aimerez probablement Sikkiem et, par extension, Kashmir. »]
En lisant des avis éclairants avec un mouchoir à la main et en testant à peine une goutte de Cabochard, j’essaie toujours de décrypter cette créature rare et fermée. Cela ne me convainc pas, et je n’oserais pas l’utiliser, mais peu à peu, j’essaie de l’évaluer (merci à Grès pour la leçon d’éducation olfactive). Je ne perçois pas le cuir, je l’imagine seulement ; je sens bien le fond sec, poussiéreux et astringent de la mousse. Le tabac sombre, un ylang dense et un jasmin très mûr, presque fané, définissent l’atmosphère. Cela ressemble à la fragrance de Madame Edwda cette nuit éthylique et fatale, traînant son amant dans les taudis sales de Paris, jusqu’à une aube grise et désolée. C’est le Mal car c’est Dieu, avec un pouvoir de vie et de mort, ça sent ainsi, sans doute. C’est l’angoisse érotique, pas la sensualité. Il ne fait pas de vaines promesses, ce n’est pas un désir fugace, c’est de la pure chair : rude, sans d
Après avoir lu des critiques éclairantes en tenant un mouchoir en main, à peine touché par une goutte de Cabochard, j’essaie encore de comprendre cette étrange, sombre et farouche créature. Je ne peux pas dire que j’aime, je n’oserais pas l’utiliser. Mais peu à peu, j’essaie de l’apprécier (merci à Grès pour cette leçon d’éducation olfactive énergique). Je pense ne pas sentir le cuir, je l’imagine, je le suppose. Je perçois clairement la base sèche, poussiéreuse et astringente du mousse. L’obscurité tardive du tabac, un Ylang lourd, ainsi qu’un jasmin trop mûr, presque fané, défaillant. Je pense que c’est ainsi que devait sentir Madame Edwida la nuit éthylée et fatale qui traîne son amant occasionnel par les taudis sales de Paris (cette nuit qui ne finit jamais) jusqu’à une aube grise et désolée. Elle, qui est le Mal car elle est Dieu, car elle possède le pouvoir de vie et de mort, sent ainsi, définitivement. C’est la fragrance de l’angoisse érotique, si l’on peut dire, pas de la sensualité. Elle ne fait pas de promesses qu’elle ne tiendra pas. Ce n’est pas un désir évanescents. C’est de la pure chair ; rude, sans doute, et un peu amère.
Cabochard Parfum est une véritable pépite, mais si difficile à dénicher… Je l’avais gardée pour une analyse approfondie et réfléchie, car ses notes de mousse, de cuir et de tabac m’inspiraient un grand respect. Mais rien à voir avec la réalité : c’est tout le contraire du conte des petits moutons et du loup. Déguisée en loup, c’est une formidable et douce brebis espagnole. Son effusion est croustillante, fraîche et dynamique, avec des aldéhydes bien maîtrisés : il y a longtemps que je n’avais senti une beauté aldéhydique qui donne de la présence sans être aussi drastique, et ici elle est remarquablement mise en valeur. Peut-être est-ce cette pimentée qui la fait ressortir dans sa fraîcheur ; une effusion aldéhydique croustillante, pleine de vert, serait-ce de l’aneth ? Son évolution se définit par des tons verts macérés dans quelque chose de toujours frais, et le cuir, s’il y est, est nuancé d’une finesse prodigieuse. Sur ma peau, il ne donne aucune teinte rude, sombre ou opaque qui puisse étouffer la formule. Je m’inquiétais de cette mousse qui a tendance à m’agacer ou à acidifier les parfums, mais non. C’est incroyablement charnel, brut et propre, donnant l’impression d’être une matière vivante : j’adore. Je vais l’aimer de tout mon cœur, dommage que je ne puisse pas l’acheter ainsi avec l’état actuel du marché. Primita de Sikkim, sans son excès de mare à l’ombre, celle-ci a plus de ruisseaux frais, humidifiés par le froid, avec de vastes collines vertes d’herbe sauvage. Une merveille disparue, digne du trône des rois.