Pour femme
Ysatis
Accords principaux
Description
Ysatis de Givenchy est une fragrance de la famille olfactive chypre florale pour femme. Lancée en 1984, cette composition a été créée par Dominique Ropion. Les notes de tête incluent l'ylang-ylang, des aldéhydes, la fleur d'oranger, le galbanum, le bois de rose du Brésil, le coco, la bergamote, la mandarine et des agrumes ; les notes de cœur sont formées par les nard, le jasmin, le narcisse, le géranium, le rhum, l'iris et la rose ; tandis que les notes de fond révèlent du miel, de l'ambrette (civet), du mousse de chêne, du santal, des clous de girofle, de l'ambre, du patchouli, de la muscade, du vétiver, du laurier et de la vanille.
Résumé rapide
Quand la porter (votes)
Notes clés
Communauté
3 518 votes
- Positif 82%
- Negatif 15%
- Neutre 3,0%
Pyramide olfactive
Structure complète de la fragrance : de la tête au fond.
Communauté
Ce que disent les utilisateurs sur la possession, la préférence et le meilleur moment pour la porter.
Possession
L'ont-ils, l'ont-ils eue ou la veulent-ils ?
Préférence
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Avis sur le nouveau flacon avec bouchon noir et étiquette centrale : l’odeur est délicieuse. Ça me rappelle beaucoup le Paloma Picasso, comme si Ysatis était une version plus aqueuse ; je précise qu’il a une certaine ambiance, ce n’est pas la même chose. Le pire, c’est cette nouvelle reformulation : je ne connais pas celle de la bouteille allongée de Fragrantica, elle est très faible. Les premières heures se sentent, puis elle chute drastiquement et devient un parfum intime. À deux heures, il faut coller son nez à la peau, et à trois heures, il n’est plus là. Quelle pitié, c’était un très beau parfum. Probablement décevant pour les fidèles ou ceux qui l’ont déjà utilisé. Je n’ose pas imaginer à quel point sa formule originale était merveilleuse. Nous vivons une époque où l’on nous vend tout et où ces nouvelles reformulations sont la norme.
Incroyablement élégant. Ysatis s’ouvre sur un neroli amer et épicé avant de se transformer en un floral dominé par un ylang-ylang miellé et poudré. Ça me rappelle beaucoup le Giorgio Beverly Hills, mais Ysatis est bien plus complexe. Un parfum pour souligner des moments spéciaux, nullement polyvalent.
J’adore ce parfum, je l’ai porté avant de m’endormir hier et je me suis réveillée enveloppée dans cette nuée. Il figure dans mon top 5 de la collection.
J’adore Ysatis, ça sent le neroli et les lys, on perçoit la présence des aldéhydes qui font que la fragrance se sent sur la peau. J’adore qu’après plusieurs heures d’usage, on ressente encore cette note boisée. Un classique. Je ne pense pas que les parfums ont une date d’expiration, tout dépend du goût et de la personnalité de celui qui les porte.
Ce fut mon premier vrai parfum, je l’ai choisi à l’aveugle à 16 ans sans savoir qu’il s’agissait déjà d’un classique ancien. Je l’utilisais de temps en temps car je le trouvais fort, mais si j’en mettais plus, ça sentait le détergent. Malheureusement, je ne l’ai pas aimé car justement à cette époque, je commençais à avoir des nausées pour tout, même pour le savon, et j’ai associé cela à cette insécurité et ce mauvais moment. Bien que je pense parfois réessayer, le prix ici est élevé et je ne veux pas jeter l’argent. Les avis disent que c’est un ‘grand parfum’ et sûrement qu’il l’est, mais je l’ai utilisé au mauvais moment.
Ce fut mon premier parfum, j’avais toujours utilisé des colognes et des body mists. Incroyablement, à 16 ans, je l’ai choisi à l’aveugle, ignorant qu’il s’agissait d’un parfum lancé depuis longtemps et qui ne semblait pas fait pour une jeune fille. Mon manque d’expérience me poussait à l’utiliser à tout moment, bien que pas quotidiennement. Je le trouvais un peu fort, mais je le portais tranquillement, avec peu de pulvérisations car il avait une grande traînée… Malheureusement, je ne peux pas dire que c’est un parfum que j’aime, car il ne m’évoque pas les meilleurs souvenirs : mes premières nausées matinales, mon dégoût pour beaucoup de plats que j’adorais. J’ai arrêté son usage pendant plusieurs mois, non par choix mais par contrainte, car je ne tolérais aucune fragrance, ni même du savon ou du détergent. Je me souviens qu’il a duré plusieurs années après cela, mais ce que j’ai vécu à cette époque ne me le fait pas voir comme un beau parfum ; ma mémoire olfactive ne se souvient d’aucune de ses notes, comme si je les avais bloquées, il n’évoque chez moi qu’incertitude et insécurité. C’est dommage de l’avoir eu à cette période, car si ce n’était pas le cas, je suis sûre que je l’aurais apprécié. Parfois, j’ai envie de lui donner une seconde chance, mais son prix n’est pas très abordable dans mon pays… et si je le rejette carrément, je ne voudrais pas jeter de l’argent. Les avis le cataloguent comme un ‘grand parfum’ et je ne doute pas qu’il le soit, même si je l’ai utilisé au mauvais moment.
Ysatis est une éternelle joyau, l’un des floraux au cyprès les plus harmonieux que je connaisse, une pure symphonie entre les aldéhydes, l’ylang-ylang et un accord poudré de roses et de mousse de chêne. Je perçois le neroli très équilibré avec les notes animales de la terrible civette, tout est très bien orchestré comme une véritable orchestre symphonique. Je suis d’accord pour dire que l’emploi des lactones fruitées, l’odeur de coco crémeux, donne à ce parfum une identité propre qui le distingue de la note classique de cette époque. Je le trouve un classique très intéressant et même séduisant en séchage. Je l’aime beaucoup plus que le n°5 de Chanel, qui est un mythe, et que mon manque de culture me pardonne.
Ysatis est une joya éternelle, l’un des chypres floraux les plus harmonieux que je connaisse, une pure symphonie entre aldéhydes, ylang-ylang et un accord poudré de roses et de mousse de chêne. Je perçois le neroli très équilibré avec les notes animales de la terrible civette, tout très bien orchestré comme une véritable orchestre symphonique. Je suis d’accord pour dire que l’emploi des lactones fruitées, cette odeur de coco crémeux, lui donne une identité propre qui le distingue de la note classique de cette époque. C’est un classique très intéressant et même séducteur en séchage. J’aime beaucoup plus que le n°5 de Chanel, qui est un mythe, et que la culture m’en veuille.
C’est une bombe, pas pour tout le monde. Un chypre floral très années 80, intense, avec une sillage presque étouffant. Aujourd’hui reformulé car certaines essences sont interdites, ils l’ont chargé en fleurs et bois, mais c’est une bonne version. Il garde sa personnalité : les aldéhydes et l’ylang-ylang ressortent avec une odeur sèche de roses blanches et de mousse de chêne synthétique, du moins sur ma peau. La rose et le neroli sont équilibrés et bien orchestrés ; Ropion est un expert en rose et lui donne toujours une touche distinctive. Ce n’est pas pour tout le monde, il faut beaucoup de personnalité ou cela peut vous étouffer, mais ça va bien sur des femmes élégantes en tenue formelle, même pour des galas ou des dîners de fiançailles. Ne le portez pas pour faire des courses ni pour des tâches quotidiennes, cela ne serait pas à sa place. Il a beaucoup de présence, de glamour et de sophistication. C’est un excellent parfum signature, une véritable pépite et très distinctif.
C’est un parfum puissant. Pas fait pour tout le monde. Un floral au cyprès très en phase avec les tendances des années 80 à créer des parfums intenses, à bonne traînée et presque étouffants. Aujourd’hui, il est reformulé. Certaines essences qu’il contient sont interdites et on l’a chargé davantage de fleurs et de bois. Mais c’est une bonne reformulation. Le parfum garde sa personnalité. Les aldéhydes et l’ylang-ylang ressortent, accompagnés d’un parfum sec de roses blanches et de mousse de chêne synthétique. C’est du moins ce que je perçois sur ma peau. La rose et le neroli sont équilibrés et bien orchestrés. Ropion est expert pour créer des parfums à la rose, il leur donne toujours une touche distinctive et personnelle. Ce n’est pas un parfum fait pour tout le monde, il faut avoir une forte personnalité pour le porter, sinon il peut vous submerger… néanmoins, il va bien aux femmes élégantes avec un style formel et on peut le porter même lors de galas ou de dîners de fiançailles. Ce n’est pas pour aller faire des courses ou des courses quotidiennes, cela ferait faux profil. Il a beaucoup de présence. Glamour et sophistication. Magnifique comme parfum signature. C’est un atout et un distinctif.
Ysatis me semble une autre merveille parfumerie. Élégant, féminin, magnifique… C’est un parfum que j’adore car je suis une amatrice passionnée de l’ylang-ylang. C’est une parfaite amalgame, un peu ‘crémeuse’, de fleurs, quelques touches citrus, de santal, de miel et de légères notes de mousse. Ses aldéhydes sont doux, mais pour moi, ils constituent une véritable délice.
J’aime le parfum mais je ne l’utiliserais jamais car il contient des sécrétions de civette africaine (algalia civet). C’est dommage que les animaux soient encore maltraités pour un parfum alors qu’il existe du musc blanc, non d’origine animale, qui donne la même odeur.
Attention : ce nectar est un concentré brutal de blancs : lis, narcisses, jasmins et oranges amères. Idéal si vous voulez réveiller les années 80 sur votre peau. Ysatis sonne bien (essayez-le devant le miroir, plissez les lèvres et chuchotez ‘Eee-saht-ees’ pour vous amuser). La note surprise est le coco : il agit comme un filtre doux pour estomper les fleurs fraîches et leur donner une touche tropicale, légèrement sucrée, qui s’approche du gourmand mais s’arrête juste. L’odeur est une ballerine de tango de classe, avec des cheveux noirs brillants enveloppant les longues et fines jambes de son partenaire. Les violons pleurent sentimentalement, tout comme cette création de Givenchy débordante de sentiments. Les deux savent que la relation ne durera qu’une danse ou une nuit sensuelle car ils sont fiers et distants, même lorsqu’ils s’embrassent. L’avant-jeu est clé : attirer, promettre, rejeter, comme un extase contenue. Ma préférée est la sécheresse sexy : là, les notes, cachées ensemble dans le lit, fondent sur votre peau et vous font comprendre pourquoi Dominique Ropion a mis 18 mois à achever cette pépite pour équilibrer fleurs, bois et épices. Une œuvre maîtresse pour les femmes fortes, indépendantes et sûres.
C’est un parfum intense et boisé. Ce que JE N’A
C’est la troisième bouteille que j’ai achetée, elle est exquis et je l’adore, très féminine.
Je l’ai acheté à l’aveugle et je regrette totalement. Ça sent une vieille eau de toilette d’Avon, rien des belles notes dont on parle. C’est un parfum d’une autre époque, sans rien à redécouvrir ni de présence, j’attendais quelque chose de retentissant et je ne trouve qu’une odeur de talc ou d’eau de toilette avariée.
Je l’ai achetée à l’aveugle et je me tue. Ça sent une vieille colonie Avon ; les notes mentionnées plus haut la rendent séduisante, mais c’est clairement un parfum d’une autre époque. Je ne trouve rien de sauvegardable ni de présence. Je m’attendais à quelque chose de retentissant et je ne trouve qu’une odeur de talc ou de colonie en mauvais état.
Ysatis est une fragrance magnifique ; aujourd’hui, reformulée, elle conserve sa beauté mais pas son âme, et pourtant, elle possède une élégance et une sensualité très respectables. Elle n’a plus ce grand charisme sombre et la tenue d’autrefois, mais son essence continue de captiver. Une surprise inattendue avec des aldéhydes et du nard qui se révèle douce grâce à son miel et sa noix de coco, docile comme le sourire d’un bébé. Son sillage indiscutable, qui la place parmi les plus grandes fragrances féminines de l’histoire, tient toujours, à grand peine, mais il est là. C’est parfait. C’est l’harmonie et la proportion de Givenchy : un chypre doux, musqué, avec des fleurs sélectionnées, enveloppé dans un ylang qui tempère l’équilibre de composants puissants sans donner un résultat criard. Le résultat est une fragrance mystique, sublime et distinguée. Je pourrais la considérer comme ma signature car rien ne domine ; tout se combine pour former une divinité orientale-aldéhyde-chypre florale fruitée qui invite à fermer les yeux et à sentir. Ysatis raconte une histoire à chaque vaporisation : la fascination orientale de Givenchy dans les années 80 qui a enchanté de nombreuses femmes et captivé les hommes avec son magnifique sillage. C’est l’histoire d’une Dame, une Sherezade occidentalisée portant sa robe de soie persane transparente érotiquement parfumée, avec un regard lointain qui englobe les couchers et les levées de soleil de terres lointaines, rendant sans voix celui qui ose la regarder en face. Parfum pour s’éprendre et faire s’éprendre, un mystique qui ne s’oriente pas trop et ne fait pas peur, mais si tu tombes dans ses filets, il est compliqué de sortir. Peu importe, c’est une chimère merveilleuse de se parfumer avec cette fragrance et de croire que tu danses pieds nus entre des voiles peints… Elle n’est plus dans la boutique officielle, une de plus mise à mort.
Ysatis est une fragrance magnifique. Aujourd’hui, étant reformulée, elle conserve sa beauté mais pas sa musculature, et pourtant elle possède une élégance et une sensualité très respectables. Elle n’a plus ce grand charisme sombre ni la longévité d’antan, mais son essence continue de captiver. Une sortie inattendue : on s’attendait à des aldéhydes et des nardos, mais elle est douce grâce à son miel et son coco, docile comme un sourire de bébé. Son fond incontestable, qui la place parmi les plus grands féminins de l’histoire, tient toujours, à grand peine, mais il est là. C’est parfait. C’est l’harmonie de Givenchy : un chypre sucré, musqué avec des fleurs sélectionnées, enveloppées dans un ylang qui modère l’équilibre des composants puissants. Elle ne donne pas un coup de tonnerre, mais un résultat mystique, sublime et distingué. Je pourrais la considérer comme ma signature car rien ne domine, tout se joint et forme une divinité orientale-aldéhyde-chypre florale fruitée pour fermer les yeux et sentir. Ysatis raconte une histoire en se vaporisant : la fascination orientale des années 80 qui a enchanté tant de gens. C’est l’histoire d’une Dame, une Shéhérazade occidentalisée en robe de soie persane transparente, regard distant qui englobe des couchers et des levées de soleil lointains. Parfum pour séduire, un mystique qui ne fait pas peur, mais si vous tombez dans ses filets, il est compliqué de sortir. C’est une chimère merveilleuse de croire que vous dansez pieds nus entre des voiles peints. Elle n’est plus dans la maison officielle, un fusillé de plus.
Aujourd’hui, je voulais un parfum spécial pour toute la journée. J’ai cherché dans mon placard et Ysatis est apparue. J’ai l’originale de 1984, dans un flacon magnifique style Art Déco de 25 ml que j’ai acheté à la revente à un prix élevé, mais ça vaut le coup. Pour les occasions spéciales car je ne veux pas qu’elle s’achève. Tant la sortie que l’évolution sont magnifiques. Ça sent le classicisme, l’élégance et la distinction. Tous les composants sont très bien équilibrés. Ah… la formule actuelle n’a rien à voir et
Hier, je suis allé en parfumerie et je n’ai pas pu résister : j’ai testé Idole, quelques notes de Le Petit de Guerlain, d’autres de Kenzo… Par hasard, à côté se trouvait l’étagère de Givenchy avec toutes ses dernières créations en première ligne (Interdit, Irresistible…) et, abandonnées sur les rayons du dessus, Organza et Ysatis. Puissante, prétentieuse, élégante (dans le style d’autrefois), mais pas pour autant moins belle. J’ai osé vaporiser trois flacons sur moi et l’un d’eux a fini sur ma chemise. Aujourd’hui, je porte la même chemise (et soyons honnêtes, j’ai Hyperbole de Courrèges par-dessus), et depuis que je l’ai enfourchée, je ne cesse de sentir Ysatis en fond. Aaaalucinant. Une fois séché (très séché), il me rappelle Poison de Dior grâce à cette note de miel et de nard. Je vais m’offrir un flacon de 30 ml. Cet hiver, nous allons nous entendre à merveille.
La formule originale est UNIQUE. Le meilleur du meilleur. Haute sensualité.
Un parfum très élégant et féminin. J’ai toujours la même bouteille des années 80 qui appartenait à ma mère ; il reste encore un peu au fond et ce doux parfum me rappelle encore à elle.
Inégalé… je ne parviens pas à le trouver à San Martín de los Andes, en Argentine.
Je l’ai eu, mais il ne m’a jamais plu.
Je l’ai eu mais ça ne m’a jamais plu.
Le flacon d’Ysatis est une œuvre monumentale de l’Art Déco, élégante et exubérante, contenant un liquide sombre et dense capable d’ébahir. Je lui porte le même respect qu’à Opium ou Paloma Picasso, bien que je les préfère ; c’est un parfum qui me donne envie d’avoir assez de confiance pour l’oser avec assurance.
Cette opinion concerne sa version vintage. Ysatis dans les années 80 me semblait un parfum très classique, au style baroque, rempli de tendresse et de romantisme, très opulent mais sublime. Dès les notes de tête, l’ylang-ylang se distinguait dans ce complexe et beau océan de notes, aux côtés des bois et de la noix de coco qui lui donnaient une teinte crémeuse. Passé le premier quart d’heure, je sentais du miel, une pluie de fleurs blanches et un intense géranium, et à la fin, je percevais un iris velouté avec des éclats de roses et une vanille douce. Ysatis était un parfum mature, mais je l’aimais pour cette sensation de douceur et de tendresse, en plus de me faire sentir unique car aucune autre fille de mon âge ne l’utilisait souvent. Son sillage et sa tenue étaient immenses, comme tous les parfums de son époque.
Qui ne se sent pas séduite par cette publicité de bal vénitien ? Tout le monde chuchotant le nom en secret. Je pense que je vais critiquer toutes les fragrances des années 80, la décennie de ma naissance et de mes souvenirs olfactifs. Ysatis, c’est glamour, provocation, féminité et mystère. Ma mère, qui ne portait pas beaucoup de parfums, en faisait une de ses cinq préférées, donc je parle de toute une vie d’expérience. C’est profond, ambre, vanillé et musqué, avec du coco et du mandarin enveloppés dans un santal intrigant. Étincelant grâce aux aldéhydes et sensuel avec son miel narcotique aux touches alcoolisées. Comme avec Obsession ou Red Door, il faut savoir doser : en petite quantité, on est Femme Fatale, en grande quantité, c’est contre-productif. Le civette et les florales blanches apportent de la complexité, même si elles ne sont pas aussi présentes. J’adore la manière dont le coco et le mandarin sont gérés, des notes difficiles qui lui vont à merveille. C’est la version actuelle ; l’ancienne était plus sombre, mais cette version est bien soignée.
Cette critique concerne la version vintage. Dans les années 80, Ysatis me semblait classique, baroque, tendre et romantique : opulent et sublime. L’ylang-ylang dominait au départ, accompagné de bois et d’un coco crémeux. Plus tard, je sentais du miel, des fleurs blanches et un géranium intense, se terminant par un iris velouté, des roses et une vanille douce. C’était un parfum mature qui me faisait me sentir unique grâce à sa douceur, avec une sillage et une tenue immenses, typiques de son époque.
Je n’ai pas non plus testé la version actuelle, et je suis surpris qu’elle ne soit pas retirée, car elle est loin des goûts actuels. Comment la me souviens-je ? Florale, archaïque, fumée et animale, un parfum qui au début semble vouloir vous aveugler. Je me souviens surtout de cette odeur fécale intense d’algue, si envoûtante. Il devient de plus en plus difficile de trouver cet ingrédient. L’utilisation de civette est interdite ou synthétisée, mais elle est déjà presque abandonnée car les goûts ont changé. Probablement, tout jeune de moins de vingt ans à qui on ferait sentir un parfum avec de l’algue (Ysatis, La Nuit) ôterait son nez en criant « Ça sent la merde ! ». Eh bien, pardon, ça sent un peu la merde, mais quelle merde si délicieuse. J’ai envie de ces fragrances féminines des années 80 avec la civette comme star. Aujourd’hui, vues avec recul, elles sont devenues des arômes évoquant la masculinité, la rudesse et la luxure, exactement ce que les parfums actuels n’offrent pas.
Je n’ai pas testé la version actuelle et je suis surpris qu’elle ne soit pas encore retirée, car elle s’éloigne beaucoup des goûts d’aujourd’hui. Comment la décrirais-tu ? Florale, archaïque, fumée et animale, une fragrance qui semble au départ devoir te faire perdre connaissance. Je me souviens surtout de cette intense odeur fécale d’algalia, si envoûtante. Il devient de plus en plus difficile de trouver cet ingrédient. L’usage de la civette est interdit ou synthétisé, mais elle est déjà presque abandonnée car les goûts ont changé. Probablement, tout adolescent de moins de vingt ans à qui on ferait sentir un parfum à l’algalia (Ysatis, La Nuit) enlèverait son nez en criant ‘Ça sent la merde !’. Eh bien, pardon, ça sent un peu la merde, mais quelle merde si délicieuse. J’ai le regret de ces fragrances féminines des années 80 avec la civette comme star. Aujourd’hui, vues à travers le prisme du temps, elles sont devenues des arômes évoquant la masculinité, la rudesse et la luxure, exactement ce que les parfums actuels n’offrent pas.
Je l’ai utilisée quand elle est sortie et j’ai adoré… maintenant je ne sais plus comment elle sent.
J’ai pris le temps de rédiger cette critique pour ce parfum aimé, afin d’affiner mes mots pour décrire ces sentiments et ces effluves merveilleux de ce liquide doré. Ysatis est de la magie pure : l’odeur du soleil d’automne entre les feuilles, le ciel avant la tempête… c’est ma grand-mère dans son dressing, mon nez imprégné de ses embrassades. Sa chambre a toujours attiré mon attention ; ses parfums stimulaient mon imagination et peuplaient des après-midi de rêves. J’ai appris à la connaître dans ces instants. Tandis que ma mère, occupée, utilisait Aura Jeune ou Estivalia, frais et enthousiastes, ma grand-mère incarnait l’opulence et la force, remplissant les espaces d’arômes complexes comme des symphonies. Si les arômes de ma mère étaient mon monde, ceux de ma grand-mère furent mon univers. En tant que fils unique et petit-fils pendant 12 ans, j’avais carte blanche dans sa chambre ; l’un de mes plaisirs était de m’allonger sur ses oreillers, de mettre quelques gouttes sur mes poignets et de respirer… les yeux fermés, le parfum se transformait en une sensation. Aujourd’hui, ma grand-mère est malade, elle ne se souvient plus de ses parfums ni du plaisir de laisser tomber quelques gouttes sous sa nuque… j’ai trouvé son Ysatis, comme elle l’aimait, et je lui en mets souvent quelques gouttes. Elle me sourit… je ne sais pas si elle se souvient de l’odeur ou si elle me reconnaît encore, je sais juste que l’odeur est là et, au fond, son cœur le ressent. Maintenant que je suis loin et que je ne peux plus la parfumer, j’ai une échantillon vintage pour la sentir près de moi. De la même manière qu’enfant, je laisse tomber une goutte sur mon poignet et je ferme les yeux, dessinant dans mon imagination son baiser chaleureux sur le front, ses mots d’amour en italien et ses yeux de femme en bonne santé… telle est ma fantaisie d’adulte. Maintenant, ma mère la parfume avec la délicatesse d’un souvenir fragile et en met quelques gouttes, même si ce n’est pas son style, elle le fait pour se souvenir de ce qu’elle était. Un chypre floral oriental, opulent et chaleureux. Sortie légèrement citrique et verte, avec de l’algalia, des nardos et des fleurs blanches… une odeur légèrement métallique, à peine aldéhydique. Ysatis est d’avant, rempli d’ingrédients qui lui donnent un aspect surréaliste et baroque ; des clairs sombres hallucinants qui se décantent en clou de girofle, cannelle piquante et une touche de miel vanillé. Puissant, intrusif, longévif, solaire… mais résolument féminin. Conceptuel, comme les parfums d’autrefois. Je n’ai pas entendu parler de la version actuelle, bien que je m’imaginais qu’elle a été reformulée ; je préfère la connaître telle que je me la souviens, telle que ma grand-mère.
Elle reste belle, mais hélas, elle n’est plus ce qu’elle était… c’est comme une femme qui fut époustouflante dans sa jeunesse, mais les années lui ont ôté tonicité, fraîcheur et enthousiasme… c’est dommage. La civette a disparu et les aldéhydes sont très faibles. Cependant, sa combinaison de nardos et d’ylang-ylang reste belle et distinguée. Curieusement, je sens le rhum plus qu’avant ; lorsqu’elle était principalement un chypre-floral de rêve, avec sa juste dose de clou, d’ambre et de miel. Ici, je traduis la critique que j’avais écrite à l’époque sur F.com sur ce qu’elle était avant d’être reformulée : pour ceux qui ont la chance de trouver un exemplaire vintage (l’image 5/5 décrit bien