Pour homme

Minotaure

Michel Almairac
Perfumista
Michel Almairac
4,23
/5
1 621 évaluations

Accords principaux

Description

Minotaure de Paloma Picasso est une fragrance de la famille olfactive orientale pour homme. Lancée en 1992, la composition est signée par le nez Michel Almairac. Les notes de tête sont fruitées, avec des aldéhydes, de la bergamote, du galbanum, de l'estragon et du cumin ; le cœur dévoile le géranium, le jasmin, la rose et le muguet ; tandis que les notes de fond se composent de haricot tonka, de vanille, de santal, d'ambre, de musc et de cèdre.

Résumé rapide

Quand la porter (votes)

  • Hiver 22%
  • Printemps 28%
  • Été 19%
  • Automne 31%
  • Jour 53%
  • Nuit 47%

Notes clés

Communauté

1 621 votes

  • Positif 85%
  • Negatif 8,1%
  • Neutre 6,5%

Pyramide olfactive

Structure complète de la fragrance : de la tête au fond.

Communauté

Ce que disent les utilisateurs sur la possession, la préférence et le meilleur moment pour la porter.

Possession

L'ont-ils, l'ont-ils eue ou la veulent-ils ?

Usage recommandé

Saison et moment de la journée avec le plus de votes.

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Caractéristiques

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Longevidad

Escasa

Débil

Moderada

Duradera

Muy duradera

Estela

Suave

Moderada

Pesada

Enorme

Género

Femenino

Unisex femenino

Unisex

Unisex masculino

Masculino

Precio

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Ligeramente costoso

Precio moderado

Buen precio

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Avis

Retours réels de la communauté sur l'usage quotidien, la tenue et le sillage.

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40 avis

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  • J’ai acheté ce parfum pour agrandir ma collection vintage. Au début, il m’a déçue, mais il a vite rattrapé son coup. La sillage est modéré ; la tenue passe de presque imperceptible à puissant avec le temps (après environ 20 pulvérisations à différents moments). Au départ, la note fruitée, aromatique et légèrement amère est très présente. Ensuite, il devient floral avec une sensation légère, presque corporelle. À la fin, on perçoit une légère note boisée et vanillée (une vanille type maquillage ou poupée en plastique, que j’ai sentie sur ma peau après 8 heures, sans que ce soit désagréable ou trop fort). Il projette modérément pendant une heure avant de se fixer doucement sur la peau. Il peut durer 8 heures sur la peau et les vêtements, mais reste intime.

  • Je n’ai jamais trouvé qu’il était bon d’imiter l’odeur d’un jouet en plastique manipulé par un enfant aux mains grasses de biscuits.

  • Cristian gallardo

    Un nom formidable qui lui fait honneur. Je le vois masculin, pas féminin, pour commencer. C’est un parfum boisé, herbacé, citronné et vanillé, une vraie délice. Aujourd’hui, tout sent le générique et ressemble à tout, mais celui-ci se démarque. Il faut avoir le nez entraîné et aimer les parfums en dehors du hype commercial. C’est élégant, bien que je le trouve très versatile. J’ai aimé sa tenue en chaleur, mais on dit qu’il brille mieux par temps froid, donc il faudra le tester au réfrigérateur.

  • Theradiologizt

    Une agréable surprise —précisons que ce n’est pas une critique du produit, mais de la sensation qu’il m’a procurée. C’est ma troisième acquisition vintage et quel malaise j’ai ressenti de ne pas avoir découvert quelque chose de tel plus tôt. Ce distillat de crépuscule ouvre sur une note citronnée, non astringente ni propre ; il évoque un citron de lignage noble et sévère, pas strictement méditerranéen. Peut-être du bergamot avec du galbana ? Je ne sais pas, mais plus tard oui. Plusieurs notes fruitées et florales arrondissent ce citron, je dirais moyennement sec, de sorte qu’il évolue avec des transitions très harmonieuses, comme un allegro d’un classique hautement organique. À la fin, comme un crépuscule sur la côte, une vanille douce apporte une chaleur pacifique qui vous rendra plus sûr qu’un plan de retraite à 40 ans. Malgré son ancienneté, je ne le sens pas identifiablement vintage. Je n’hésiterai pas à le racheter plusieurs fois.

  • NormaCuevas

    J’adore et vénère ce parfum. Je suis une femme et je me souviens avoir été incapable de m’en passer un peu de celui que mon père et mon frère portaient dans les années 90. Je suis tentée de l’acheter pour moi, c’est une délice, l’un de ces parfums masculins que je ne peux pas oublier.

  • MarianoMalbec

    Je ne suis pas très claire sur ce à quoi il ressemble, mais je dirais qu’il fait partie de cette gamme de fragrances aromatiques qui transitionnent entre la fin des années 80 et les premières années des années 90, dans le style du Burberry For Men ou du Carolina Herrera For Men. Ils ont l’air de l’école ancienne, sans être un fougère fait et droit. C’est un grand plaisir de l’utiliser en saisons intermédiaires, plus spécifiquement à la fin de l’automne et au début du printemps. Il mûrit et devient intemporel.

  • Allez ! J’ai fini de faire une critique de Loewe Pour Homme (mauvaise reformulation), alors j’avais envie d’écrire quelque chose de positif. Ce Minotaure de Paloma Picasso est une bouffée d’air frais : il est doux, sans être sucré, floral, les aldéhydes sont présents et les notes d’ozone, supposées, évoquent cette sensation d’air frais, de nuage… Je ne sais pas, mais ça évoque le nuage. Je vais vous demander pardon, mais ça sent le sexe ; ceux qui ont grandi dans les années 80 et dont la jeunesse s’est forgée dans les années 90 savent à quoi ça sent le sexe (si on aime les fragrances) à cette époque. Ce parfum est pour les cinquantenaires, peut-être un retour aux souvenirs de la jeunesse. Pour moi, ça sent le samedi et le dimanche matin, transpiré, dans la chambre avec la fiancée. En tout cas, je termine de m’en mettre pour me rattraper après la mauvaise note de la critique du nouveau Loewe. Comme c’est bien que certaines fragrances conservent encore l’ADN de leur création. P.S. très mauvais Loewe, merci Paloma Picasso.

  • Minotaure de Paloma Picasso : le parfum de l’homme qui est mythe et conscience. Ce n’est pas seulement un parfum, c’est une déclaration d’identité masculine sous forme d’arôme. Né en 1992 sous la vision de Paloma Picasso, c’est un hommage à l’homme qui n’a pas besoin de se vanter pour être inoubliable. Dès le premier souffle, c’est une promenade sur la côte méditerranéenne à l’aube : le bergamot étincelle avec élégance, la lavande apporte une fraîcheur virile et l’aneth lui donne cette touche verte, presque mystique, qui évoque un pouvoir naturel. Mais derrière l’éclat, il y a de la profondeur : dans le cœur floral de géranium et jasmin vit la sensibilité de l’homme qui n’a pas peur de ressentir, d’observer et de se connecter. Quand il mûrit sur la peau, apparaît sa véritable essence : ambre chaleureux, cuir vieilli par l’expérience, musc séducteur, bois de cèdre et une vanille sobre qui ne cherche pas à sucrer, mais à embrasser. C’est l’odeur de la force tranquille, de celui qui domine son instinct sans y renoncer. C’est l’odeur d’un guerrier qui médite, d’une âme libre qui aime l’art et d

  • DavidNeko

    Minotaure promet une expérience mythologique puissante, mais une fois appliqué, la réalité est plus douce et poudrée. Le départ lavande/citrus s’aplatit vite, et cette vanille de fond sent synthétique et lassante. Il tente d’être oriental mais reste à mi-chemin : ni sensuel ni profond. Il fait vieillot, un écho faible des années 90 sans le charisme d’antan. Sur ma peau, il tient décemment mais projette très peu, presque timidement. Le pire, c’est qu’il ne décide pas ce qu’il veut être : oriental, fougère ou gourmand ? Il reste sur un terrain confus et finit par être oublié. Durée : 6-7h. Projection : peau. Temp : hiver ou froid. Note : 5.5/10. Nom imposant, exécution molle. Plus de nostalgie que de substance.

  • C’est un unisex, utilisé par les hommes et les femmes. Pour être honnête, il ne se distingue ni en tenue ni en projection ; après quelques heures, il ne reste qu’à ras de peau et sur les vêtements. Il ne dure presque rien et pour que les gens le sentent, il faut en mettre beaucoup de gouttes, comme avec d’autres fragrances. C’est vrai qu’il sent délicieux, à vanille fraîche. Ma femme et moi, nous le finissons en deux mois.

  • Tonalités modérées, tenue discutable, original et naturel. Beaucoup y voient les notes des années 90. Si vous aimez, profitez-en. Il a du corps.

  • Je l’essaye depuis à peine 3 semaines et il m’a donné beaucoup de sensations. D’abord, le mélange aldéhydes/fruits/estragon (j’aime). Le fait qu’il ait de la vanille ne le rend pas sucré, il se sent crémeux, pas écœurant. Il va dans tous les climats, mais il est génial pour les nuits de printemps/été et les jours d’automne/hiver. J’ai réussi à trouver 75 ml pour 498 pesos mexicains. C’est un parfum que vous ne trouverez pas autour de vous, plutôt quelque chose d’oublié qui vaut le coup d’être essayé.

  • nataliedrm

    Rien du tout. Une fois sec, ça sent le répulsif à insectes. C’est vrai que ça fait unisex pour moi.

  • Je l’ai acheté hier et je le teste. Au moins sur blotter et sur ma peau, il dure au maximum 3 heures. L’odeur est riche, pas wow, c’est discret. Ce n’est pas un parfum signature (sans aucun doute). Peut-être la première heure laisse-t-il une traînée et projette-t-il, mais très proche. C’est un parfum pour le plaisir de soi, pas un “voici moi”. Point positif : il n’est pas linéaire, il change constamment.

  • Je le trouve curieux. C’est l’un des rares où je perçois le citrus jusqu’à la fin, ce qui n’arrive pas souvent. Santal, ambre, aldéhydes… tout ce qui est écrit dans les notes et je suppose qu’il y en a plus qu’on ne nous dit. Fruité… ce que je perçois le moins. Tenue et sillage… peu. Ce que je vois comme un atout. Il ne crie pas “je suis là” et je le vois parfait pour les utilisateurs qui n’ont pas besoin de ça. Non, ce n’est pas une bombe, mais ne vous y trompez pas, ce n’est pas une fusée. C’est… difficile à définir. Ça me rappelle l’odeur des maisons d’autrefois, où l’on cirait les sols et les meubles. (Limonène ? Géraniol ?) Propre, acide, doux, brillant. Une bêtise, je le sais. Calmez-vous, vous ne sentirez ni vieux ni tableau de la fin du XVIIe. Pas pour tout le monde, surtout pour ceux qui utilisent des parfums comme carte de visite. Plutôt pour le plaisir individuel, et pour les proches si on s’approche. Je suis en désaccord sur le fait qu’il soit réservé aux hommes. Autrefois, c’était un “must” de définir homme ou femme. Aujourd’hui

  • JPFernaud

    Une ouverture fruitée et citronnée qui cède la place à un cœur intense de coriandre et estragon, avec une touche animale très marquée. En séchant, ce caractère s’adoucit grâce au santal et à la muscade, laissant une traînée finale crémeuse et propre. La projection dure environ 2 heures et la tenue 6. C’est une fragrance complexe au début, avec ce côté animal vintage, mais très distinctive et agréable une fois installée. Elle tient sa promesse en évoquant ce labyrinthe du Minotaure initial et la fuite finale avec les notes de musc.

  • Résumable en trois accords : fruité, talqué et vanillé. L’ouverture est un parfum fruité fort mais intemporel, avec ce charme des années 90 qui ne se voit plus. À l’heure, il devient presque poudré, gardant toujours la touche de vanille. Il fonctionne mieux en climat tempéré ; en chaleur extrême, il s’évapore vite. La tenue est variable : il sent fort pour certains et intime pour d’autres. Ma mère a dit qu’il remplissait un bureau, mais chez moi il est discret tout en étant riche. Pour le prix, ça vaut le coup d’essayer et je recommande de l’acheter.

  • molletmod.73

    Une véritable œuvre d’art. S’il tenait plus longtemps, ce serait le meilleur citrus et frais aux côtés de Sculture de Nikos. Idéal pour la chaleur extrême. Beaucoup le rappellent au coñazo de Roma de Laura Biagiotti, qui sent l’orange glacée et le craie amère, ennuyeux et superficiel. Minotaure est mille fois mieux : crémeux, complexe, sensuel, aldéhydique, élégant et pour toute l’année. Le flacon est joli, l’odeur est citrus, florale, légèrement boisée, douce et addictive. La tenue n’est pas celle des années 90, mais tous les parfums sont reformulés pour les exigences du marché. Michel Almairac a créé cela pour Paloma Picasso en 1992, et en 31 ans, ils n’en ont sorti qu’un. Est-ce qu’ils n’ont pas pu en faire plus ? Ne l’achetez pas si vous cherchez une longue tenue aujourd’hui, tournez-vous vers un CK, un Paco Rabanne ou un Armani. Bien qu’ils le vendent comme masculin, je le trouve parfait pour une femme, tout comme le CK One. Je ne pense pas qu’il tenait 9 heures en 1992 comme on le dit aujourd’hui. Sans nostalgie, profitez du présent, la vie est courte. Pour moins de 30 euros, les 75 ml vous offriront des moments agréables.

  • J’adore quand une fragrance se distingue dans ma collection. Ce mélange de notes fruitées et d’aldéhydes ozoniques sent comme un diffuseur propre, aux nuages ou aux draps blancs impeccables. C’est une odeur unique, rien à voir avec la parfumerie actuelle. Si je devais la comparer, je dirais que c’est le frère de Wanted by Night d’Azzaro, élevé dans un autre pays. Il a des prestations décentes, peu de projection et de tenue, bien que j’aie été modéré avec les pulvérisations en le testant une seule fois. Ce que je peux assurer, c’est qu’il a l’un des séchés les plus beaux et merveilleux que j’aie jamais sentis. Je dormais en l’odorant et je souriais dans mes rêves. Ça vaut le coup d’essayer avec plus de quantité.

  • C’est étrange que tant de gens critiquent la botte d’Avon Wild Country, alors qu’elles sentent très similaires. Bien sûr, elles étaient portées par des paysans et des cow-boys, ce qui les a fait moquer, mais essayez-les et vous verrez. Les deux dégagent des notes vanillées, du bois doux et une odeur de talc.

  • Minotaure, avec ce nom incroyable et son flacon évocateur, devrait être entouré d’un halo légendaire picassien : à quoi cela sent-il ? À un labyrinthe boueux ? Au cubisme terrien ? À l’animalité sauvage ? À une gifle de muscs et de poivres, à une fable grecque, à un mystère andalou ? Eh bien, non. Rien de tout cela, ni contes ni légendes. Cela sent une promesse trahie. Un début verdoyant m’a rempli d’espoir, rappelant brièvement Forest Rain de Kiehl’s avec son aspect savon et herbes. Ai-je trouvé un jumeau ? Non. La magie est courte et laisse place à une déception mortelle, un soupir qui sent la cire d’abeille, le Cristasol et une vanille de droguerie. De temps en temps, on devine une caresse citrique légère qui ne parvient pas à relever l’ensemble. Il y a quelque chose de familier, de tendre, qui rappelle les grands-parents et leurs chambres. En résumé, une eau de toilette inoffensive de tous les jours, peu vigoureuse, qui contredit ce nom et l’énergie qu’il évoque. L’association avec Picasso, un torrent de bestialité, reste vaine. Une traînée inexistante et une tenue qui fait rire.

  • Je partage le même avis : c’est un mélange entre The Dreamer et Zino, avec une touche de Riflessio dans sa fraîcheur vanillée Trussardi. La fragrance est très riche, elle ne doit pas manquer dans votre armoire. 9/10 et une longévité de 7 heures de plaisir olfactif.

  • Je n’ai jamais été fan des parfums de Paloma Picasso car ils étaient excessivement envahissants (les versions femmes). Je me souviens du lancement de Minotaure en boutique et je ne voulais pas que la promotrice m’en applique, car mon cheval de bataille était Fahrenheit de Dior. Mais il m’a été impossible de m’en débarrasser et elle m’a pulvérisé un spray au poignet. J’ai immédiatement perçu une fragrance fruitée vanillée, étrange pour l’époque en parfumerie masculine, et j’ai adoré, surtout la tenue. J’ai demandé plus de sprays pour les vêtements et le t-shirt, et l’odeur restait intacte après deux lavages. Une fragrance masculine avec la dualité de la douceur de la vanille et du haricot tonka. Une sortie fruitée, avec une base de géranium marquée et un fond vanille et musc (talcé). Bon parfum, innovant pour son époque et toujours excellent aujourd’hui. Recommandé aux adultes jeunes de plus de 30 ans qui aiment les arômes au caractère affirmé et qui ne veulent pas se perdre parmi des clones de 1 Million, Invictus ou des flankers de Polo Blue et Acqua di Giò.

  • Super riche, ouverture citronnée au goût de citron vert, j’imagine que c’est de la bergamote. Ensuite vient la vanille et cette rose me rappelle celle du Zino Davidoff (même parfumeur), même si je ne connais pas le Sculpture, la vanille est similaire à celle du Joop mais moins agressive. Le séchage est spectaculaire : notes de bois, fleurs, épices et talc à toutes les étapes, il devient crémeux. Ce n’est pas une fragrance compliquée, au contraire, je la trouve très polyvalente. Elle a quelque chose du The Dreamer, oui, @Selene l’a mentionné (je recommande toutes ses critiques !). Elle se situe entre le The Dreamer et le Zino… Donc si vous avez ces deux-là, achetez-la les yeux fermés, vieux.

  • Rod Zaid

    DELICIEUSE. Un parfum principalement sucré où la vanille et les fruits dominent, avec un ambre persistant qui apporte de la masculinité et une légère fraîcheur florale. Ensemble, ils forment une fragrance intemporelle, polyvalente et facile à porter ; peu unisexe mais avec une inclinaison masculine et une touche addictive. Pour les CUMPLIDOS (anniversaires), elle est excellente, je suis surpris qu’elle ait plu tant autour de moi : elle ne dérange pas, ne harcèle pas, ne surcharge pas les sens et n’est pas trop sportive. Personnellement, elle me semble chaleureuse, noble, paisible et charmante, voire séductrice dans une certaine mesure. Pour le DÉVELOPPEMENT, c’est moyen : 6 heures de tenue et une projection modérée ; si on vous enlace, ça sent fort car ça ne s’évapore pas vite. Pour l’USAGE en climat tempéré, du décontracté au semi-formel ; pas pour le sport ni le très élégant, mais ça passe bien en bureau et le vendredi. Pas chère et elle rend comme des parfums plus onéreux, donc même si le prix ne correspond pas totalement à ses performances, ça vaut le coup. CUMPLIDOS : 9, Durée : 6, Projection : 7, Prix : 8. TOTAL : 7.5.

  • Aromadicto

    Je l’ai porté à la fin des années 90, il était puissant et très riche. Aujourd’hui, s’il tient encore deux heures avec cinq pulvérisations, c’est déjà un miracle. La reformulation a tristement tué sa longévité et son sillage.

  • Zamfielis

    Jour 1 : Définitivement une fragrance conceptuelle. Quand je perçois son parfum, j’imagine une bête essayant de se domestiquer et de se civiliser. Ce n’est pas un parfum comme Kouros qui accepte sa bestialité avec sincérité ; c’est quelque chose d’insipide, à moitié homme, à moitié bête. Je le considère donc comme forcé, essayant d’être ce qu’il n’est pas. Mais c’est précisément pour cela qu’il ne me laisse pas indifférent. C’est une œuvre maîtresse, non pas par la beauté de sa création ou parce qu’il « sent bon », mais parce qu’il tente de dompter cette entité, moitié humaine, moitié bête.

  • Minotaure est la seule fragrance masculine de Paloma Picasso dont j’ai connaissance. Lancée en 1992, elle fut très novatrice dans les années 90 grâce à sa légère douceur fruitée et légèrement vanillée, peu caractéristique à l’époque pour les parfums masculins (sauf exceptions comme Joop! Homme), mais cette douceur ne la rendait pas unisex. Minotaure est un parfum de caractère, aux notes fortes. Comme presque tous les parfums de l’époque (surtout ceux antérieurs à 1990), il était chargé de notes et difficile à analyser en détail ; beaucoup l’essayent aujourd’hui en quête de sa gloire passée et sont surpris de découvrir qu’il n’est pas si compliqué à porter de nos jours, bien qu’il conserve un parfum agréable et assez polyvalent. Peut-être était-il labyrinthique à son époque en raison de la quantité de notes : une ouverture chargée de notes fruitées synthétiques avec une certaine amertume due au galbana et une touche animale légère rappelant la créature mythologique enfermée dans le labyrinthe, accompagnée de notes de tonka, de vanille, d’aldehydes, de bois délicieux comme le santal et le cèdre, ainsi qu’une trace de tabac doux que je perçois (peut-être certains composants créent-ils cet accord), des notes épicées comme l’estragon et le coriandre, et des fleurs comme la rose, le jasmin et un muguet amer qui, avec le géranium, souligne sa virilité. Avec le temps, il a perdu un peu de sa puissance mais reste toujours d’actualité ; peut-être que les nouvelles générations ne le trouveront ni aussi doux ni aussi complexe. Peut-être que dans ces temps-ci, Thésée, avec l’aide du fil, a trouvé le chemin dans le labyrinthe et a vaincu le redoutable Minotaure.

  • Magnifique nom, bouteille sublime ; le bouchon seul est une œuvre d’art. Son verre opaque veiné (imitant une pierre) avec le nom qui s’en détache. Dites-moi donc l’herbe que fumait Paloma Picasso pour le concept de ses flacons. Aujourd’hui, Minotaure a son groupe de culte et revend sa reformulation à des prix exorbitants, alors quand j’ai trouvé un échantillon Cosmair (avec quelques gouttes restantes), c’était comme retrouver l’unicorne perdu. Ce type de flacons ne passe pas inaperçu : le Minotaure, le Kenzo Pour Homme, l’Horizon de Guy Laroche ou le Montana Classico sont gravés dans ma curiosité enfantine de l’époque. Le Minotaure est né au début des années 90 ; cette bête mythologique règne en pleine transition de la parfumerie “du dense vers le léger”. Je veux dire que l’exécution olfactive ressemble plus au Michael Almirac du Sculpture qu’au Zino Davidoff. Minotaure ouvre sur une note fruitée enivrante (pas nécessairement sucrée ni légère, plutôt un panier de fruits bien mûrs). Entourée d’une étincelle herbale de taupinade, mélangée à l’acidité de la bergamote. Oui, la lutte des aldéhydes pour “faire pétiller” le parfum contraste avec son côté herbeux semi-épicé qui cherche plutôt à l’obscurcir. Jusqu’ici, un début conflictuel, tout comme l’histoire du Minotaure. Mais avec le temps, il révèle son côté floral avec des mélanges de géranium et jasmin, faisant monter ce qui serait “très à la mode” dans les années 90 : une base musquée, vanillée, aux nuances boisées et une dose stridente de Haba Tonka. Une partie de cette base était déjà utilisée par Almirac dans Joop Homme. Globalement, au niveau olfactif, il y a une ressemblance intéressante entre ce parfum et le Roma Homme de Laura : cette sensation fraîche due aux agrumes, moyennement lourde grâce à l’herbe, des tons de santal similaires. Mais je trouve Minotaure plus indolique, floral, qui devient légèrement plus sucré/tabac/animalique grâce à l’influence de la Haba Tonka et des muscs (au fur et à mesure du séchage). Cela peut être déroutant pour certains nez, ce jeu de fruité/herbeux/floral, boisé/musqué, avec une forte présence de Haba Tonka. C’est pourquoi je recommande de la prudence avec Minotaure. Almirac a ensuite créé le Sculpture pour Nikos avec une ouverture similaire au Minotaure, mais en focalisant davantage l’attention sur les agrumes et l’oranger, reléguant les bois, avec une Haba Tonka moins “sale”. Il y a quelque chose qui me rappelle aussi le Dreamer de Versace, mais dans une moindre mesure. Je l’adore énormément, c’est un parfum défiant, pas pour tout le monde. Je ne connais pas la version actuelle, ma critique est basée sur la première formule. Projection haute/moyenne et tenue impeccable.

  • Edu Lezana

    Lors de sa sortie, ce parfum a été assez révolutionnaire car il était sucré et huileux, différent de ce qui se faisait en parfumerie masculine. Il avait de la sensualité et une évolution. Aujourd’hui, il survit malgré les douceurs des nouvelles fragrances masculines qui apparaissent. Mais Minotaure a une douceur douce et légèrement ambrée, pas étouffante. Il a perdu en puissance et peut passer pour un EDT de caractère méditerranéen et lumineux. Il est passé du nocturne au diurne, où il se distingue par une odeur de vanille et de cèdre accompagnée de notes fruitées où je perçois une touche d’orange et de prune (perception personnelle). Le flacon semble indiquer un parfum puissant (il l’était à l’époque), mais ce n’est pas le cas. C’est une fragrance douce qui ne donne pas de coups de poing olfactifs mais invite à l’approche. C’est bien sûr une fragrance tout-terrain et pour tous les âges ; elle reste facilement reconnaissable et parfaite pour être la signature olfactive de celui qui la porte. Personnellement, je ne l’aimais pas quand il est sorti ; je le trouvais trop adulte. Mais aujourd’hui, il s’est fait plus jeune, chargé de notes fruitées, vanille, musc blanc et cèdre. Pour ceux qui aiment un parfum classique et d’inspiration méditerranéenne. Il peut parfaitement passer pour un parfum italien ou espagnol tout en étant français. Un parfum charismatique.

  • Une fragrance différente. Dans sa douceur, il y a une sorte de saleté étrange, probablement du tabac : rude mais très agréable. Puissant, gentleman et évolutif. Je la considère comme polyvalente, ce n’est pas du tout une bombe. Une projection très contenue, mais un parfum délicieux.

  • Animalique et sauvage. Je l’ai racheté en 2020, une surprise pour moi par rapport à celui de 2000 (20 ans, rien du tout). Il n’a pas la même tenue : il projette bien les deux premières heures, mais après, vers la troisième ou quatrième heure, il disparaît ; c’est très faible, il faut se réappliquer. Mais sans aucun doute, c’est un parfum pour se faire remarquer. Si vous n’êtes pas fan des parfums forts et animaliques, ce n’est pas pour vous ; sinon, il vous faut absolument l’avoir.

  • VampireLuv93

    Si je devais décrire ce parfum en un seul mot, ce serait : “amour”. Et non pas un amour kitsch, mais ce moment où vous savez que vous êtes avec la bonne personne, ou quand votre mère vous donne un câlin et que vous vous sentez en sécurité, ou quand vous vous réveillez pour la première fois avec l’amour de votre vie. Pour moi, c’est cela qu’il évoque : quelque chose de poétique, presque mystique, une véritable œuvre d’art comme celles de Picasso. Je l’ai acheté à l’aveugle et dès que je l’ai senti, j’ai eu un effet de déjà vu, ça me rappelle quelque chose ou quelqu’un, mais je ne sais pas exactement à qui ou à quoi. C’est un parfum plutôt agréable. La sortie est un peu pétillante, tiraillée entre quelque chose de doux et une touche amère les premières minutes. Cette note acide animalique me plaît énormément, mais toute son évolution est comme si chaque note vous récitait un poème, un poème intitulé “Minotaure”. C’est vrai qu’il est doux, mais pas comme les actuels qui ont tendance à être écœurants. Ce parfum est précis, il a la dose exacte de douceur et de fraîcheur, une véritable joyau avec une signature très propre. Le seul défaut qu’il a et je pense que la plupart sont d’accord, c’est sa faible tenue. Si ce parfum avait la tenue qu’on dit qu’il avait au début, il serait totalement parfait. Mais honnêtement, ça ne me dérange pas, il a justement cette touche intimiste ; je le trouve idéal pour un voyage de noces, quand tout est parfait et que vous avez l’impression que rien n’existe, sauf vous, votre partenaire et ce parfum addictif (Minotaure). P.S. Une chose très curieuse : que se passe-t-il avec ce parfum et l’EDP pour femme ? Actuellement, les deux pourraient parfaitement être unisexes. Minotaure a cette touche douce, sucrée et balsamique que beaucoup de femmes adorent, et Paloma Picasso EDP est un parfum assez complexe, sombre, intrigant, dur et d’une forte personnalité, un homme pourrait aussi l’utiliser. Mais tout comme pour les femmes qui l’utilisent, il demande beaucoup de confiance pour porter quelque chose d’une telle ampleur. Les deux sont des œuvres d’art qui méritent de rester d’actualité pour toujours.