Parfum de Peau par Montana
Féminin 1986
Accords principaux
Description
Parfum de Peau de Montana est une fragrance de la famille olfactive Cuir, destinée aux femmes. Lancée en 1986, elle a été créée par le nez Edouard Fléchier. Les notes de tête incluent la calendula, le poivre, les groseilles noires, la framboise, le gingembre et la fleur d'oranger ; les notes de cœur sont composées de patchouli, de rose, de…
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La pyramide olfactive
Un guide sur l'ouverture, le cœur et le sillage durable du parfum.
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Profil de parfum
À propos de Parfum de Peau
Parfum de Peau de Montana est une fragrance de la famille olfactive Cuir, destinée aux femmes. Lancée en 1986, elle a été créée par le nez Edouard Fléchier. Les notes de tête incluent la calendula, le poivre, les groseilles noires, la framboise, le gingembre et la fleur d’oranger ; les notes de cœur sont composées de patchouli, de rose, de narcisse et de jasmin ; tandis que les notes de fond révèlent du cuir, de l’encens, de l’ambre et de la musque.
Fleurs Épices Fruits, légumes et fruits secs Fleurs blanches Musc, ambre et notes animales Bois et mousses
Cela peut vous rappeler
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How it wears
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Longévité
Leading answer Longue durée
432 votes
Sillage
Leading answer Fort
510 votes
Caractère
Leading answer Traditionnellement féminin
238 votes
Perception de la valeur
Leading answer Juste prix
185 votes
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Avis de la communauté
39 avis
Partagez vos impressions : notes de tête, évolution, sillage et occasions où ce parfum vous accompagne le mieux.
Je l’ai achetée pour l’odeur de la fiancée d’un cousin ; sur sa peau, elle laissait un épicé intéressant, sucré, aromatique et légèrement piquant, comme le curcuma. Elle était très présente, enivrante et séduisante. À l’achat, j’ai remarqué qu’elle était plus forte que je ne me le rappelais et qu’il lui manquait cet épicé. Un jour, je l’ai mélangée avec Flor de Laranjeira de Natura (pour le jasmin) et cela est devenu magnifique : plus floral, avec une base crémeuse et douce. Mais avec l’automne, les nuances épicées sont revenues et m’ont envoûté. Je ne savais pas que la chaleur la transformait autant. Maintenant, elle sent plus sec, le départ moins saturé (avant, la caléndula végétale ne me plaisait pas tant). Ce que j’aime, c’est le cuir, l’encens, le narcisse et la rose. J’adore plus avec le froid, cela reste terne et ses particularités ressortent.
CLAUDE MONTANA, le roi des épaulettes, fils d’un père espagnol et d’une mère allemande. Son éducation dure se voyait dans ses designs en cuir noir et coupe gilet, des modèles qui ressemblaient à des sculptures punk, techno et house. Il obligeait ses mannequins à ne pas sourire et à marcher avec un pas martial. Il fut le premier à transformer ses défilés en spectacle, entouré de sa cour des miracles vêtus de noir et de cuir, qui l’accompagnaient dans les Paris chaotiques des années 80 et 90 pour visiter des discothèques comme Le Palace et Les Bains Douches. Avec Mugler et Gaultier, il forma le triumvirat de la mode parisienne des années 80. Il s’est marié avec sa muse, Wallis Franken, en 1993 juste pour faire chier, mais ensuite vint la débâcle avec les drogues et l’alcool, qui ont abouti au suicide d’elle et à la faillite de sa maison. PARFUM DE PEAU fut sa première fragrance et la plus fidèle à l’essence des années 80. Je la placerais dans la famille olfactive Cuir Floral Chypre. Son début est une explosion aldéhydique ; même s’ils ne figurent pas dans la fiche, ils forment l’ossature de la fragrance comme les épaulettes encadraient ses blousons. Ils ont tant de force qu’on les sent tout le temps. Ensuite, on passe à une phase que je ne sais pas si elle est florale-cuir ou cuir-florale, où les fleurs ont des pétaux de cuir et le cuir des teintures florales. Je distingue géranium, clous de girofle (non déclarés), narcisse et rose, rien de sucré, très animal. Ce ne sont pas ces effluves florifécaux qui me donnent la nausée, mais des fleurs benzoïques et terpéniques de puissance et de rotundité, ne se portant qu’en marchant à coups de talons. Sa base est un cuir musqué avec des résidus de ces fleurs contundentes. C’est comme YOUTH DEW de LAUDER et OPIUM 1977. Je ne trouve pas de meilleurs références ! Je voudrais vraiment être l’un de ces grands parfumeurs ! PARFUM DE PEAU est une fragrance de synthèse ; son arôme n’existe pas dans la nature et cette artificialité est son secret de beauté.
Je suis totalement d’accord avec les deux avis précédents. Ce parfum de Montana était porté par mes amies dans les années 80 et 90 et semblait toujours être un ‘parfumone’. C’est un chypre-cuir très sec, fumé, avec une rose épicée et une poivre très riche et personnelle. Il a une touche distinctive, incisive et mordante, ce qui le rend difficile à porter. Très nocturne, il va bien avec des femmes motardes, en jean et veste en cuir, avec une allure de rébellion et de détermination. Un parfum de pubs et discothèques pour séduire, avec un cigare à la main, prenant l’initiative. De plus, il survit aujourd’hui et a une clientèle très fidèle. Celui qui le porte, rarement il le quitte. Chef-d’œuvre de Montana.
Voyons les Montana, une maison que je ne connaissais pas et qui me donne de agréables surprises grâce à la générosité de Bofifa. Pour le moment, je trouve une entrée très piquante de fruits d’hiver doux et mûrs : des groseilles et des prunes dansent sur mon nez avec du gingembre et du poivre qui me font des chatouilles. Bientôt, les choses deviennent sérieuses : une magnifique rose rouge intrigante, encore avec des restes piquants, à laquelle s’ajoute un géranium éclatant (caléndula) et un narcisse empoussiéré, rien de sucré. Ils la font s’assombrir jusqu’à la rendre grenade et or, comme disait ce pasodoble. L’encens et le patchouli la rendent fumée, terreuse et mûre. Ce n’est pas une rose innocente, mais pleine d’expérience, de sagesse et de sensualité tantrique. Une note d’ambre chaud combinée à des notes animales d’un encens sale et un velours doux lui donnent un caractère de velours tremblant et vibrant. Un floral doucement talqué. Fascinant et lascif. Un parfum de femme qui se parfume pour elle-même mais qui rend fou un homme sans le vouloir. S’abstenir pour les peaux vierges. Un parfum riche et dense. Très français, courageux et rebelle ; cette femme ne cache pas sa sensualité ni ne perd de temps. Voluptueux et très persistant. Pour l’automne et l’hiver, nuits étoilées et draps de soie. Unisexe par l’obscurité de ses fleurs. Un classique souverain avec la puissance des années 80. Bien que ce soit pour toute femme
Oh les Montana, une maison que je ne connaissais pas et qui me réserve des surprises agréables et suggestives que je dois remercier la générosité de Bofifa, camarade. Pour l’instant, je rencontre une entrée très épicée de fruits d’hiver doux et mûrs, des groseilles et des prunes dansent sur mon nez en jouant avec du gingembre et du poivre qui me font des chatouilles et m’amusent. Bientôt, les choses deviennent sérieuses : une rose rouge exquis et intrigante, encore avec des relents épicés, à laquelle s’ajoute une fleur de souci éclatante (calendula) et un narcisse poudré, rien de sucré ni de collant, la fait s’assombrir jusqu’à devenir grenade et or comme le chantait ce pasodoble et olé. Encens et patchouli, la rendent fumée, terreuse et mûre. Ce n’est pas une rose innocente et juvénile entre mes mains. Cette rose est remplie d’expérience, de sagesse et de sensualité tantrique. Une note d’ambre chaud combinée judicieusement avec des notes animales d’un musc sale et d’un cuir très doux lui donnent un caractère de velours tremblant et vibrant. Un floral blindé doucement talqué. Fascinant et lascif. Un parfum de femme qui se parfume pour elle-même mais qui rend fou un homme, sans même s’en rendre compte. S’abstenir pour les peaux vierges et laiteuses qui essaient de se cacher. Un parfum riche et dense. Très français, courageux et rebelle, cette femme ne cache pas sa sensualité ni ne perd son temps avec des bêtises. Voluptueux et très persistant. Pour l’automne et l’hiver. Pour les nuits étoilées et les draps de soie. Unisexe par l’obscurité de ses fleurs. Un classique souverain et d’une grande beauté avec la puissance des années 80. Bien que fait pour toute femme, si je pouvais choisir la peau de ce parfum, ce ne serait pas la peau blafarde et correcte d’une jeune fille, douce et innocente. C’est la peau d’une femme bronzée, qui se laisse caresser par le soleil. Il n’y a pas de marques blanches sur son corps. Je m’imagine le modèle sculptural des années 80, Grace Jones. Étoile androgyne du Studio 54, elle a fait ses premiers pas en chanteuse disco et actrice, petite Bond girl, elle a traité Schwarzenegger comme elle l’a voulu dans Conan le Destructeur. À cette époque, elle faisait de la photo de nus (il n’y a pas moyen de remercier assez mes amis pour la corvée que je leur ai donnée, bien qu’ils se soient inscrits à un bombardement) et était fascinée par la peau de cette femme. Dire que je n’aime pas ses poses agressives, je ne trouve pas la sensualité dans l’agressivité, mais elle avait une peau parfaite. Bronzée avec des reflets dorés, je m’imagine en un nu de dos, assise devant mon Olympus OM-10, avec une vue de sa tête rasée jusqu’à ses fesses. Et une goutte de ce parfum sur sa nuque qui coule lentement sur chaque muscle, chaque pore dressé de sa peau, glissant le long de sa colonne vertébrale jusqu’à disparaître dans son coccyx. Avec la sensualité et l’élégance d’une panthère noire musclée et tonifiée. Sa bouteille ne me convient pas avec l’odeur de son intérieur. D’un côté, elle ressemble au dessin hélicoïdal de l’ADN. De face, elle forme la figure d’une femme aux formes anguleuses, comme Jones, et de profil, elle me semble une femme enceinte, une interprétation contemporaine de ces Vénus paléolithiques qui rendaient culte à la fertilité. Pure fascination dans une bouteille…
Intoxicated by pure 80s narcosis. Parfum de Peau features that classic floral-chypre structure of the era but adds a twist with ginger, pepper, and musk that is brilliantly executed. The ginger is very prominent in the heart, followed by rose, then leather and a musk that starts strong before calming down. The fruits and amber make it warm and juicy. I know it’s leather, but the note is so transformed by the others that it’s a very special leather scent. This review is for an EDT from 10 years ago; I haven’t tested the vintage. It was one of my first encounters with 80s fragrances; I couldn’t stop smelling it and found it fascinating and narcotic. Of course, it’s not easy to wear daily—it’s for a rebellious night and requires leather attire.
The 80s were an era of perfumery excesses with techno, punk, leather, and ripped jeans. Smelly beasts full of power were born so you could smell stronger and look better. Parfum de Peau is one of those 80s beasts: a floral leather with lots of calendula, rose, and animalic jasmine. The jasmine has a spiced, smoky counterpoint from potent incense accompanying it. A classic, deep, rich, and opulent evolution with a chromatism superior to the rainbow flag. It reminds me of Bandit by Piguet or Rumba by Balenciaga but is less astringent and camphoraceous. I feel nostalgia, longing, and sadness that wrap around the scent, giving me a pleasant sense of well-being. It’s outdated and retro but powerful, exquisite, and with extraordinary strength. Absolutely sensational. Rating: 9.3
Sensual, angular, baroque, and assertive, this fragrance draws the main lines of 80s perfume: a child of its time but charismatic, invasive, and pleasant like mirrors facing each other in a sea of contradictions. The woman who would wear it today would be cultured, a reader of 19th-century penny dreadfuls, a writer of hidden verses, a consumer of classic cinema, refined, very feminine, a smoker, and passionate about red wine. Could a man wear it? Yes, a geek like me who wears it occasionally because it’s hardly enjoyable in daily life. The opening is openly feminine with white flowers and berries, but there are so many overlapping notes, with special prominence given to sweet leather, very dirty musk, and swampy, earthy patchouli like a Delta blues at an etiquette party. The cloud is dense, almost toxic, sharp as a knife, and unbearable if you’re not used to it; if you’re a lover of the style, you won’t believe it—the projection is radioactive and the longevity is eternal. There are two ways to see it: as a caricature of American Psycho or as the melodic accent of a beautiful decade. Note: 10/10
Bofifa and Spartacus… but you write so well… (I was about to swear). I love your reviews.
Quelle belle critique de Bofifa. Un autre adepte de Parfum de Peau, passé et présent. Je me souviens d’être tout petit et l’utiliser en cachette, sans que personne ne sache que j’adorais une fragrance féminine… Dans mon innocence (j’avais dix ou onze ans, la même âge où je volais des touches de La Nuit de Rabanne à la mère d’un ami), je savais seulement que j’en étaivivement emballé, enivré et incapable de penser autre chose que « putain, c’est un parfum d’homme »… Plus tard, j’ai compris que des parfums comme Parfum de Peau, Aromatics Elixir, La Nuit de Rabanne, Cabochard (un autre cuir) n’ont aucun genre, des formules d’une gravité narcotique et atavique, animales et brûlantes.